L’information est un vaste sujet et il faut comprendre que c’est bien plus compliqué que d’allumer son poste de télévision.

C’était mieux avant

J’ai la chance d’être né en 1975 et d’avoir vu l’évolution de l’information pour le meilleur et pour le pire. S’il fallait faire une synthèse on pourrait dire :

  • Avant : des journaux qu’on achète dans des kiosques à journaux ou des abonnements qu’on reçoit à la maison. La presse écrite est payante.
  • Avec l’apparition de la télévision, l’information gratuite est accessible à tout le monde. Néanmoins, comme les premières chaînes de télévision sont des chaînes d’état, on peut s’interroger sur la liberté de la télévision. Cette dernière a souvent caché de grands scandales politiques.
  • Dans le début des années 2000, c’est la révolution dans la presse écrite. On voit l’apparition de journaux gratuits distribués à la sortie du métro (Métro) ou 20 minutes qui existe encore aujourd’hui. Le modèle économique est différent puisqu’il est basé sur la publicité et non plus les abonnements. C’est aussi une guerre qui démarre, la presse écrite traditionnelle dénonce une information bas de gamme.
  • Une période de flou jusqu’à nos jours. C’est l’explosion de l’internet, les journaux traditionnels sont dans l’obligation d’être en ligne et créent des antennes spécialisées. De cette façon le contenu papier diffère du contenu en ligne. Une cassure apparaît entre journaliste de presse écrite et pour internet. Le problème principal, c’est que faire payer pour de l’internet n’est pas concevable à cette époque. Dans l’internet tel que nous le vivons depuis le début tout est gratuit y compris l’information. Les gens lisent de moins en moins de journaux papiers, ils ne payent donc plus pour les journaux. En effet, ils s’informent davantage sur internet. Il faut donc des infrastructures de plus en plus importantes pour supporter les nombreux lecteurs en ligne avec de moins en moins d’argent.

S’informer maintenant en payant ses journaux internet

Aujourd’hui, la situation s’est largement clarifiée, pour une information de « qualité », il faut désormais payer. En moins de deux ans la grande majorité des sites d’informations classiques ont mis en place le paywall (mur payant) ou des premiums. Vous pouvez lire une partie de l’article, mais si vous voulez lire l’intégralité, il faudra alors prendre un abonnement. Vous noterez que j’ai mis de qualité entre guillemets. Si par exemple je prends les abonnements payants de l’indépendant, du midi libre ou des journaux de mon secteur, les articles payants sont souvent ceux qui concernent les événements locaux qui pourraient m’intéresser. Il faut toutefois se rappeler qu’il s’agit de correspondants locaux qui vont se déplacer sur un événement précis comme une assemblée générale d’une association par exemple. On n’est donc pas dans du journalisme d’investigation, dans de l’enquête comme ça pourrait être le cas avec Mediapart ou le Monde. Et quand on voit le prix des abonnements de l’indépendant ou de midi libre, c’est cher payé.

La presse écrite n’a pas su négocier le virage du numérique. Nombreux sont les journaux qui ont déposé le bilan. Un besoin d’information de qualité est arrivé face aux journaux dits mainstream comme BFMTV. Une information grand public, où l’information est martelée, superficielle et pas toujours vérifiée. Les grandes affaires de fake news touchant les réseaux sociaux ont contribué à alimenter ce besoin. Dernier point et pas des moindres, le modèle économique de l’abonnement est désormais rentré dans les habitudes du public. On s’abonne à Netflix ou Disney+ pour la vidéo, Spotify ou Deezer pour la musique. Pourquoi ne pas imaginer s’abonner à un service d’informations en ligne.

Le problème évident de l’abonnement c’est le coût qui est plus difficilement comparable à celui des offres de l’industrie du divertissement :

100 € l’année c’est environ 8 € par mois mais c’est pour un simple journal qui ne traite que de l’actualité. À titre de comparaison, Netflix permet de voir des dessins animés, des films, des séries, des documentaires. On pourrait imaginer pour compléter l’offre du monde s’abonner à une revue scientifique, d’histoire ou informatique, une addition qui finirait par devenir particulièrement salée. De plus, un journal va traiter l’actualité avec sa sensibilité, c’est ici pour moi le principal problème de fond. Les documentalistes insistent souvent que pour l’information, il est nécessaire de croiser les sources, les opinions, dès lors si on est abonné à un seul journal, comment dégager un esprit critique.

S’informer maintenant sans payer sur les sites internet

Dans tout ce qui précède, je n’ai abordé qu’une information payante. Il est tout à fait possible de s’informer sans payer, comme quand vous regardez BFM TV. L’exemple n’est pas anodin et nous renvoie au modèle de fonctionnement de BFM ou d’un site qui ne fait pas payer. J’ouvre tout de même une parenthèse pour faire remarquer que restez-curieux est gratuit, n’a aucun modèle économique si ce n’est le « de ma poche ». Et ce qui me permet de rebondir aussi sur le fait que de nombreux sites, vidéastes, utilisent désormais des systèmes comme Tipeee ou Patreon pour échapper à la publicité.

La publicité est le modèle économique choisi par la majorité des sites gratuits ou des chaînes de télévision. Dépendre de la publicité est problématique pour de nombreuses raisons inhérentes à ce modèle. Un site pour qu’il soit intéressant pour des publicitaires doit être vu. Pour qu’il soit vu, il faut produire de nombreux articles. Cette production importante va se traduire nécessairement par une baisse de qualité et par des tentatives de buzz c’est le principe du clickbait ou piège à clic.

Prenons le titre de Hitek et imaginons qu’on ait plutôt écrit : Boba Fett sera de retour dans une nouvelle série Star Wars : The Book of Boba Fett. Dans ce titre, j’ai donné l’intégralité de l’information. Seuls ceux qui sont vraiment intéressés par le personnage et par l’annonce iront cliquer. Dans la version originale, on laisse planer une forme de suspense. Est-ce qu’il s’agit d’un retour dans le Mandalorian ou autre chose, je vais donc cliquer pour le savoir. Et c’est ici qu’intervient la notion de piège à clics. À la lecture de l’article, je me rends compte que le contenu est particulièrement pauvre. Il aurait pu effectivement tenir dans le titre que j’ai proposé. Le site a gagné son clic, il gagne en visibilité.

La compromission de ce type de site ne s’arrête pas là. Les articles sponsorisés par exemple. Lorsque o2switch a augmenté ses tarifs, on a vu une batterie de sites et de blogs un peu connus proposer des articles partenaires pour expliquer qu’o2switch était formidable. On couvrait ainsi le bruit des usagers qui se sont exprimés sur des petits sites ou sur les réseaux sociaux. Forcément, la crédibilité en prend un grand coup, et c’est dommage. Numerama est par exemple capable de faire de bons articles, avec une véritable analyse. Seulement leur modèle « payant » ne doit pas fonctionner et ils sont forcés de faire des articles particulièrement bas de gamme.

Vous remarquerez que je n’ai pas écrit fake news et IA, mais à partir du moment où l’on a ouvert la boîte de Pandore de la rentabilité à tout prix, tout est possible. Si vous voulez une excellente synthèse de la situation, je vous invite à regarder cet épisode de la chaîne un drop dans la mare. Ce qui est assez épatant c’est que la vidéo est de 2015 et les réalisateurs avaient parfaitement anticipé la situation.

S’informer par les réseaux sociaux ou par Google Actu : bulle de filtres, fake news, infobésité

On pourrait considérer que Google Actu et les réseaux sociaux sont deux choses différentes et pourtant la mécanique est la même, les algorithmes. Si je fais le choix de payer mon abonnement au Monde ou me rendre au quotidien sur Numerama, je suis dans une démarche active. Dans YouTube, j’ai regardé pas mal de vidéos sur les Souls. J’ai été inondé de vidéos sur les Souls. On pourrait se dire que c’est plutôt anodin et que fan de ce type de jeux, je devrais me satisfaire qu’on me propose des contenus qui me plaisent.

Transposons désormais ceci à la dépression, à des vidéos sur le nazisme ou d’autres. La mécanique est exactement la même. Les problèmes inhérents sont bien connus, une jeune femme qui regarde un contenu sur le régime pour perdre quelques kilos va être arrosée de posts sur l’anorexie. On sait que ces réseaux sont responsables des problèmes de santé mentale chez les jeunes en les enfermant dans des contenus toxiques. On voit donc un piège qui se referme, mais parfois il s’agit d’un confort pour l’utilisateur. Un platiste qui regarde des vidéos de platistes, qui fréquente des platistes sur les réseaux sociaux restera dans un cadre dans lequel il est maintenu dans son opinion. En effet, l’algorithme ne lui proposera pas d’opinion contraire. C’est le principe de la bulle de filtres. Je vous renvoie vers la vidéo de David Douyère, professeur de sciences de l’information et de la communication à l’Université de Tours explique comment il en est arrivé à quitter Facebook.

Si on peut se dire qu’un site d’actualité va faire l’effort de vérifier son information, même si on sait que ce n’est plus les cas car le buzz implique la précipitation et donc le manque de vérification, sur les réseaux, c’est la liberté de pouvoir raconter absolument n’importe quoi sans aucun contrôle. S’informer sur les réseaux sociaux c’est donc difficile. Faire le choix de suivre des comptes comme le Monde, l’Humanité ou des sites d’actualité au travers de ces réseaux pourrait être considéré comme une manière réfléchie et choisie de s’informer. Sauf que l’algorithme finira par proposer lui aussi de nouvelles recommandations, on va commencer à scroller de façon infinie et se retrouver tôt ou tard à dévier, ou en tout cas rester trop longtemps dans l’application et consommer de grandes quantités : c’est l’infobésité.

Ci-dessus la proposition pour moi de Google Actu. De manière similaire, voici ce que je peux constater :

  • L’algorithme m’enferme dans ma bulle de filtres, vous noterez informatique, jeu vidéo et éducation, pas vraiment une surprise.
  • Il m’est possible de scroller de façon infinie ou presque dans l’application avec de nouveaux articles : infobésité
  • Les sites proposés ne sont pas forcément qualitatifs et on va tomber sur du clickbait avec parfois même de fausses infos. Google Actu ne contrôle pas vraiment ses sources, son but c’est de vous proposer un maximum de sources.
  • Les sites qui sont référencés vous emmènent régulièrement vers un article payant, le fameux paywall décrit dans les premiers paragraphes. J’ai envie de dire que si je prends Google Actu c’est pour éviter ce style de sites. On peut supposer toutefois qu’il y a un partenariat et que si un visiteur s’abonne en étant passé par Google Actu, Google a une compensation financière.
  • Enfin, si je fais le choix de m’intéresser à un article sur la guerre en Ukraine, à l’instar des réseaux sociaux, l’application va me proposer tous les articles qui viennent de paraître sur le sujet. Selon le thème choisi, la guerre en Ukraine est un bon exemple, on peut rapidement souffrir de contenus anxiogènes.

S’informer autrement avec les flux RSS

On comprend que si on utilise les outils usuels pour rester dans la gratuité, c’est la perte de contrôle totale dans sa manière de s’informer, c’est aussi se faire du mal. Il faut reprendre les choses en main, pour cela, le flux RSS. Si vous voulez toute l’histoire du RSS je vous renvoie vers Wikipédia et l’un de ses créateurs Aaron Swartz, un garçon qui a beaucoup contribué pour le libre et dont le destin est tragique.

Voici le principe du flux RSS. Si on suit mon raisonnement et que je veux rester maître de mon information et ne pas la subir, cela signifie que je vais directement sur les sites internet que je fréquente. Seulement, combien de fois dois-je me rendre sur le site pour avoir les nouveaux contenus ? On pourrait se dire que dans une démarche de ralentissement, cela n’a pas beaucoup d’importance et que je peux prendre le temps de passer tous les trois jours. Toutefois, si j’ai cinquante sites à voir, c’est une perte de temps.

Imaginez un système pour lequel à chaque fois que votre site préféré se met à jour, vous recevez l’article dans votre boîte mail. C’est le principe du flux RSS. Pour étayer un peu ma démarche quant à la perversité des GAFAM, il faut savoir qu’initialement, le flux RSS était présent dans Facebook, celui-ci a été retiré. Pourquoi ? Tout simplement parce que si vous captez le message en dehors de l’application, dans votre fameuse boîte mail à nouvelles de sites, eh bien vous n’êtes plus dans l’application et vous ne nourrissez plus le monstre de vos données. Il faut savoir que des sociétés se sont montées pour faire la passerelle de sites comme Facebook ou Instagram et proposer un flux RSS. Jusqu’à 83 dollars pour mois !

Concrètement voici comment cela se passe. Vous cherchez le flux RSS sur votre site préféré, la plupart du temps il est symbolisé par ce logo :

Si vous ne voulez pas vous casser la tête pour retrouver le flux RSS, de nombreuses extensions sont disponibles pour récupérer le flux directement. L’extension LiveMarks par exemple.

Une fois que vous avez copié le lien qui va ressembler à ça par exemple : https://restez-curieux.ovh/feed ou xml à la place de feed, il faut le copier dans un agrégateur RSS. Pour ceux qui n’ont pas de possibilité de s’auto-héberger, il est possible d’utiliser des applications comme inoreader ou feedly. Il s’agit de modèles premium c’est-à-dire que si vous prenez un abonnement payant vous pouvez agréger un nombre illimité de sites ou suivre des comptes Facebook par exemple.

Voici une capture d’une agrégation sur la gauche avec le rajout du flux, sur la droite on peut voir les différentes catégories.

Il est intéressant ici de constater que c’est par un choix de sites qu’on compose ce qu’on veut voir, on ne subit rien, le jour où l’on ne veut plus suivre le site on le retire.

Plus loin dans l’autonomie avec FreshRSS

La notion de RSS est relativement complexe à comprendre pour qui n’a pas l’habitude de s’informer de cette façon. C’est pour cela que j’ai proposé en premier des services intuitifs, qui peuvent devenir payants et qui sont privateurs. Il existe de nombreuses applications sur téléphone ou sur ordinateur pour être indépendant. Readrops sur Android ou même Thunderbird sur PC peut faire office de client RSS. Vous noterez que mon analogie avec le mail est quand même particulièrement bien trouvée puisque Thunderbird est avant tout un client mail mais sa structure peut en faire sans aucun problème un agrégateur RSS.

La limite de l’application ou du programme installé au local, c’est que si vous utilisez plusieurs appareils, il n’y a pas de synchronisation possible. J’ai fait le choix pour ma part d’utiliser FreshRSS qui s’héberge parfaitement sur o2switch qui reste mon hébergeur. Voici la version PC

et la version smartphone puisque le site est responsive design

Attention, le flux RSS ne vous sauvera pas de vos … propres choix

J’attire tout de même votre attention pour dire que si on choisit effectivement ses sources, on n’est pas à l’abri de reproduire les mêmes problèmes qu’avec les réseaux sociaux ou Google Actu à savoir : bulle de filtre, infobésité, contenus anxiogènes. Durant pas mal de temps j’étais abonné à ce qu’on appelle une river de shaarlis. Un Shaarli c’est le logiciel que j’utilise pour les liens de restez-curieux. Il s’agit d’un site de micro-blog pour lequel chacun peut partager sa veille. Avec des gens qui partagent la même sensibilité que moi pour utiliser ce type d’outil, je me suis dit qu’il serait intéressant de prendre la river. Au lieu de vous abonner à un tas de shaarli de façon individuelle, vous prenez un gros shaarli qui partage les contenus des autres. Voici une capture d’écran qui symbolise tous les problèmes décrits.

De l’anti-Trump, de l’anti-RN, de l’anti-Israël, de l’anti-Musk et j’en passe. On est finalement rapidement enfermé dans une bulle très à gauche qui n’est pas nécessairement celle que je cherche. La quantité d’information est assez importante et l’ensemble devient rapidement toxique. Je suis le responsable de ma veille, ce n’est pas la dérive d’un algorithme, mais bien un choix personnel qui m’a conduit ici.

Bonus numéro 1 : archiver les articles avec Wallabag

Ceci sort du cadre de l’utilisation des flux RSS mais je trouve que c’est tout de même pertinent de le placer ici. Vous avez la possibilité de favoriser un article. Imaginez que vous avez trouvé un article qui vous parle, un article technique, et vous voulez le conserver. Le problème c’est que parfois le flux est tronqué si bien que l’article complet se trouve sur le site. Une parenthèse qui rappelle que tout n’est que calcul. Le flux de restez-curieux est complet si bien que je perds des visiteurs. En effet, si mon flux était tronqué, vous seriez dans l’obligation de venir sur le site pour lire la suite. Et donc lire ici une publicité, là une demande d’abonnement à une newsletter. Je sais donc que je perds de l’audience mais comme je n’ai rien à vendre, je vous évite le déplacement. Imaginez que le site disparaisse demain, l’article ne peut plus être récupéré. De la même manière vous surfez, vous voyez un article qui vous intéresse mais l’article est trop ancien pour être récupéré par le flux RSS. C’est ici qu’intervient Wallabag.

Wallabag est un système d’archivage d’articles en ligne. Il est possible de s’autohéberger comme je le fais, tout comme il est possible de payer 11€ par an ce qui n’est pas cher. Je vous montre deux captures d’écran pour vous montrer à quoi ça ressemble. On peut noter que la lecture fait abstraction du template et se présente en mode lecture

Bonus numéro 2 : faire sa veille avec Mastodon

Mastodon pose un problème totalement similaire à la river de shaarli. Comprenez que Mastodon est un réseau social très orienté à gauche, écolo, si bien que si je voulais faire du mauvais humour, le réseau est une bulle de filtres à lui tout seul. Néanmoins, Mastodon permet de faire des recherches sur des hashtags, de choisir des individus qui sont intéressants ou de faire un suivi au hasard du flux de votre serveur ou du serveur global.

On est parfois amené au détour d’un post à des articles ou des sites qu’on ne connaît pas et qu’on pourra bien sûr agréger dans son application de flux RSS.

15 Comments

  1. Merci de cette belle synthèse. Je vais partager le lien mastodon en famille.
    C’est un plaisir de te lire (via RSS et Mastodon) depuis des années maintenant.

  2. Pareil, abonné au flux restez-curieux.ovh depuis l’agrégateur NetNewsWire 😉
    Pour ceux qui sont sur Windows 10+ je recommande l’app NewsFlow 🙂

  3. Bonjour et merci pour cet article. A toute fin utile j’ajouterai que l’on peut également suivre des chaînes youtube en RSS. Ceci permet de limiter un peu les effets de boîte de Skinner liés au contenu de la page de garde…

  4. Bonjour et merci pour cet article. J’éprouve beaucoup de difficultés à trouver l’adresse des flux RSS sur les site Web et sur les chaînes YouTube. As-tu des méthodes/outils à nous conseiller ?

      1. J’ai développé une extension Chrome (compatible aussi Edge, Vivaldi, Opera, … mais pas Firefox) nommée Get RSS Feed URL qui permet d’afficher les flux RSS existants (ou pas) sur le site visité.
        Les flux d’une chaîne YouTube, d’un dépôt Github, d’un subreddit, et bien d’autres sites sont aussi récupérés et disponibles à l’utilisateur en un clic 🙂

        Chrome Web Store : https://chromewebstore.google.com/detail/get-rss-feed-url/kfghpdldaipanmkhfpdcjglncmilendn

        Edge Store : https://microsoftedge.microsoft.com/addons/detail/get-rss-feed-url/pgbelohmepchkohpdldadopkblkgbjom

        Le code est dispo sur Github : https://github.com/shevabam/get-rss-feed-url-extension

        Vive les flux RSS 😀

        (si mon post n’est pas approprié, il peut être supprimé 😉 )

  5. Article très complet 👍

    Perso, j’ai lâché freshrss pour Commafeed, je le trouve bien plus clair et optimisé pour les mobiles.

    Shaarli me sert surtout pour organiser mes marque pages. Big. Up à sebsauvage qui avait été à l’initiative du projet et son propre shaarli est une mine d’or.

  6. Merci pour cet article bien détaillé sur l’évolution de l’information. Je suis vraiment surpris par le retour du flux RSS (aussi né avant 75 😉) mais je suis convaincu par ton argumentaire, en effet je pense que je dois reprendre la main sur l’information que je consomme et pas bêtement suivre ce que les algos me présentent. Ça m’avait tenté dans Mastodon aussi. Je vais m’inspirer de tes recommandations et installer une appli d’agrégation.

  7. Très bon article, je suis également convaincu qu’utiliser les flux RSS, même si c’est une vieille techno, reste la bonne solution pour se tenir informer et j’y vois un argument de plus, c’est l’usage éco-responsable de cela.
    Accédez à la page d’accueil de 10 sites pour lire quelques articles c’est le transfert assuré de plusieurs méga-octets liés à la publicité, aux traqueurs, etc. alors que l’accès aux 10 flux RSS de ces sites c’est quelques kilo-octets. Même si ensuite tu vas sur le site depuis le lecteur RSS pour lire un article (ce qui va charger des pubs et des traqueurs) en consommation globale cela sera bien moindre.
    Perso j’utilise un lecteur RSS en ligne (https://inforoom.fr) gratuit, très léger, sans pub, sans compte à créer et qui peut être installé (PWA) sur mobile ou ordinateur. C’est très simple d’utilisation et correspond à mes besoins.

  8. Depuis peu, l’application News refonctionne avec les versions recentes de Nextcloud.
    Je n’étais jamais repassé à FreshRss parce que je veux utiliser mon Nextcloud et autant que possible, j’essaye de ne pas me disperser sur d’autres apps.
    L’application a le bon goût de chercher automatiquement le flux depuis une URL principale.

    Aussi, j’ai enfin commencé à utiliser wallabag (j’avais pourtant assisté à sa génèse il y a plus de 10ans) mais… les billets de restez-curieux.ovh ne s’y enregistrent pas: bug ou prévention volontaire ?

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