Conrad Knapp arrive dans le village de Trougnac, un village qui aspire à posséder… une pharmacie. Trougnac est donc un petit village de province comme les autres dans lequel il fait bon vivre. Nous sommes dans les années 50, 60, il n’y a quasiment pas de télévision dans les foyers, c’est l’âge d’or du cinéma. Conrad Knapp se présente comme quelqu’un qui fait du repérage pour les films. Il dit qu’il est à la recherche d’un village dans lequel se tournerait le prochain film de Gabin et de Bardot. Et pour étayer son propos, il a une photo assez édifiante dans laquelle on voit les fesses de Brigitte Bardot dans une scène coupée au montage. C’est ainsi que les villageois vont tout mettre en œuvre pour Trougnac soit le choix de Conrad Knapp qu’on essaie de corrompre. Les fesses à Bardot est un hommage au cinéma, Bardot, Gabin, comme évoqué, mais aussi Frankenstein ou encore Don Camillo. Gaël SÉJOURNÉ offre un dessin très réussi qui fait ressortir une France d’une autre époque dans laquelle il fait bon vivre. L’histoire est pour le moins classique, l’ensemble est assez prévisible, mais on se laisse embarquer dans cette histoire joyeuse avec de bons mots.
En 2020, Fred est au chômage, il travaille à l’origine dans la publicité. La mort de Samuel Paty, la crise COVID, il cherche un métier qui a du sens. Il découvre qu’il peut devenir professeur d’art plastique dans les écoles primaires. Il faut savoir que c’est un cas propre à la région parisienne, à savoir qu’en province, on peut faire appel à des intervenants, en région parisienne ce sont de vrais postes. Fred Leclerc raconte ainsi son récit dans journal d’un prof à la gomme, son point de vue. On n’échappera pas aux poncifs sur l’école, les libellés que personne ne comprend, l’abandon, pas de formation, la difficulté avec les enfants, la complexité du métier et j’en passe. J’ai envie de dire que c’est normal. Chacun raconte son histoire, et il apparaît qu’en fin de compte, chacun vit la même histoire. Et c’est certainement ceci qui devrait interpeller le ministère. Soit c’est une hallucination collective, soit chacun a le même ressenti. Fred Leclerc raconte son histoire sans aucun compromis. Ses difficultés, ses échecs, ses victoires. Ce que je trouve d’intéressant et de différent sur ce qu’on peut lire sur ces gens qui deviennent enseignants, c’est sa place. En effet, il s’interroge sur sa place en tant que prof, à savoir s’il est fait pour le métier. Il note l’épuisement la souffrance psychologique, mais aussi l’irritabilité qui fait que parfois, nous sommes imbuvables dans la vie privée.
Certaines scènes pourraient passer comme caricaturales comme la présence des élèves d’ULIS. J’ai déjà travaillé avec des élèves issus d’ULIS, c’est compliqué effectivement, tout comme les AVS dépassés, sans formation pour 800 € par mois, c’est aussi ça la précarisation par l’état. Un prof n’apprendra donc pas plus, il sera malheureusement conforté dans ce qu’il vit dans son quotidien. On retiendra peut-être, pour les enseignants, l’interrogation quant au stop ou encore. Une question pour laquelle pas mal d’enseignants ont répondu en démissionnant. Fred Leclerc a donné une interview sur BFM, c’est découpé avec de l’actualité, il faut donc accélérer un peu.



Jim avec les années est devenu l’auteur incontournable de la bande dessinée sociale. Les amis, l’amour, le travail, tout y passe. Nous avons vu ici Détox par exemple, sur un cadre qui fait une crise cardiaque. Les histoires sont très souvent à l’origine d’une idée et l’auteur brode autour. Dans l’invitation par exemple, il s’interrogeait sur l’amitié. Si un ami vous appelle à quatre heures du matin pour vous dire qu’il est coincé sur la route et qu’il n’y a que vous pour le dépanner, vous y allez ou non ? Avec un petit livre oublié sur un banc, l’auteur comme souvent dans sa préface explique. L’idée lui vient effectivement d’une personne qui laisse les livres sur les bancs afin que d’autres en profitent. Camélia, dans la bd, trouve un livre. Mais c’est qui fait le sel de l’histoire, une invitation pour qu’on le prenne et des mots entourés, une énigme.
La jeune femme se pique au jeu et essaie de trouver qui est l’auteur du livre. On comprend assez rapidement que ce n’est pas un auteur qu’elle cherche, mais le grand amour. Moins emballé par ce double album que par des récits comme une nuit à Rome ou Héléna, et j’y vois deux raisons. La première, c’est le dessin. Jim n’est pas le dessinateur et il faut reconnaître que le trait adulte et travaillé qu’il apporte diffère ici de celui de Mig. L’identification à l’histoire peut difficilement se faire. Et c’est d’ailleurs mon sentiment global sur la bande dessinée. Dans les autres albums, on peut s’identifier à ces hommes d’un certain âge, nostalgiques de leur jeunesse ou à un homme qui travaille trop, ici, j’ai plus de mal à rentrer dans l’histoire. Si ce n’est pas passionnant, c’est plaisant, on passe un agréable moment de lecture.
À l’instar de ce qu’on a pu lire avec Goldorak, Capitaine Flam: L’Empereur Eternel est une proposition par des auteurs français d’une aventure du Capitaine Flam. Ce qui était intéressant dans Goldorak c’était de trouver un Actarus fatigué par ses années de guerre. Les auteurs s’étaient appropriés le personnage pour offrir quelque chose de différent par rapport à la série originale. Une version que n’aurait d’ailleurs jamais exploré l’auteur. Ici, nous sommes dans une aventure très classique du Capitaine Flam. Un dessin coloré, plutôt réussi dans lequel on retrouve l’intégralité des protagonistes avec la première mission réalisée avec Joan.
Le Capitain Flam est appelé sur la planète Megara pour enquêter sur les différentes métamorphoses que subissent les habitants. Les gens rétrogradent pour devenir des espèces d’hommes singes. Sur cette même planète apparaît un personnage du nom de l’empereur éternel qui vise à renverser les humains au profit des habitants d’origine. On comprend que la « rétrogradation » des hommes est en lien avec ce mystérieux personnage. J’ai regardé les aventures du Capitaine Flam quand j’étais gamin et je pense que je suis le cœur de la cible. Comprenez que le personnage tel qu’il est présenté ne répond pas aux critères actuels du héros bad boy. La bande dessinée joue donc de façon évidente sur un public nostalgique de son enfance. Il serait mentir de dire que cela ne fonctionne pas. On retrouve avec plaisir Crag, Mala, le professeur et le capitaine bien sûr. Je trouve toutefois dommage de s’être livré à un simple copier-coller sans aucune prise de risque.



Dans un monde qui tient davantage à l’uchronie steampunk qu’au futur, l’air est devenu tellement pollué qu’il en est devenu irrespirable. Les gens meurent au bout de quelques secondes. Une vague d’attentat a lieu contre les appareils du gouvernement qui pourraient éradiquer la pollution. On explique que c’est le réseau, une association criminelle et dissidente qui s’oppose au pouvoir en place. Il faut dire que le rationnement de l’air fait bien les affaires du gouvernement, contrôler l’air, c’est contrôler la population. Un homme va tenter d’infiltrer le réseau, et de se faire passer pour le terroriste, cela tombe bien, il est convaincu que la cheffe est à l’origine de la mort de sa femme et de son fils. La bande dessinée Air est un diptyque qui fonctionne plutôt bien même s’il n’invente rien. En effet, un gouvernement qui n’est pas sans rappeler les nazis, un monde pollué, des rebelles, l’ensemble est en fin de compte plutôt cliché. Le dessin est agréable, je trouve que le méchant est un bon méchant pour une bande dessinée qui fait le job.
Le profil de Jean Melville est original à plus d’un titre. Le premier, c’est qu’il s’agit d’une bande dessinée libre au sens du logiciel libre. Cela veut dire que vous pouvez télécharger la bande dessinée gratuitement et la modifier à votre gré. La bande dessinée reste bien sûr vendue en commerce. Cette dernière est parue en avant-première chez Mediapart ce qui laisse supposer le ton de la bande dessinée et le message quant à la big data dont il est question ici. La bd est parue en 2017 et c’est particulièrement troublant d’anticipation. La société Jimini est un leader du big data. Elle fait appel à une équipe de détective pour enquêter sur des câbles de fibre optique sous-marins sabotés. La société Jimini propose aux détectives, son prochain appareil, des lunettes connectées avec une intelligence artificielle qui propose à chacun des conseils, des renseignements, une meilleure vie en quelque sorte. Tout ceci est possible grâce à l’accumulation de la data réalisée par Jimini et ses partenaires. Gary Prudent, enquêteur tenace et à l’ancienne, va se rendre compte que la société Jimini n’est pas claire et qu’elle pourrait être à l’origine du sabotage de son prestataire.
Imaginez tout de même. Robert Cousin en 2017, parle d’IA, d’appareils connectés, de big data et d’une société qui s’appellerait Jimini quand l’intelligence artificielle de Google s’appelle Gemini. C’est assez bien trouvé, tout comme la vision de ce monde qui n’est pas si loin de celui que nous vivons actuellement où les appareils connectés sont au service de la performance. Contrairement à d’autres ouvrages très orientés, la big data est un cadre et pas forcément une fin en soi. En effet, il y a du policier puisque c’est un travail d’enquête. Il y a aussi cette histoire d’amitié étrange qui lie Gary Prudent et Jean Melville qui correspond à l’archétype du hacker qui se rebelle contre les GAFAM.



J’avais déjà évoqué Philippe Valette avec le très étonnant Jean Doux et le mystère de la disquette molle totalement déjanté et particulièrement geek. Il faut reconnaître que les œuvres de l’homme surprennent. D’un point de vue purement technique, dans l’héritage fossile, on a un mélange de dessin classique avec de la 3D réalisée sous blender ce qui donne des images assez bluffantes. En ce qui concerne l’histoire, un père et sa fille sont sur une planète déserte, ils recherchent des modules d’un vaisseau spatial qui s’est écrasé. L’homme raconte son histoire, comment avec trois autres astronautes, ils sont partis à la recherche d’une planète pour reconstruire une civilisation. Malheureusement dans le vol, les choses ne se passent pas comme prévu. Durant les périodes de stase permettant le ralentissement du vieillissement durant des siècles, ils observent une calcification de leurs membres. Et donc les questions lourdes de sens sachant qu’il n’y a pas de retour possible. Leur précieuse marchandise sont des embryons avec un matériel génétique qui leur permettrait de survivre, mais en contrepartie, ils tuent les futurs colons. Une bande dessinée choc qui pose la question du héros, de la détermination et des choix que nous faisons.
L’histoire se déroule dans un village dans le sud de l’Italie, c’est l’été, il ne se passe pas grand-chose. De façon générale, il ne se passe rien dans ce village. Un projet immobilier en construction, des sabotages dont on cherche l’auteur, les lycéens attendent la rentrée sans grand espoir pour un avenir qui s’annonce sombre. Pourtant, un événement va se produire pour Mimmo et ses amis. Un grand concours de musique passe par le village. Mimmo est fou de rock et il espère échapper à sa misère en remportant le télécrochet.J’ai beaucoup aimé Maltempo qui sous ses allures de bande dessinée très classique cache beaucoup de surprises et de rebondissements. La bande dessinée peut paraître un peu cliché avec la mafia, le groupe de jeunes qui rêve de partir. Pourtant, derrière chaque personnage se cache un secret qui donne une saveur totalement différente à la bande dessinée qui devient alors bien plus profonde. À lire.
Isaac est peintre, il vit d’amour et d’eau fraiche avec Alice, son amour d’enfance. Par le fruit du hasard, on lui propose de s’embarquer sur un navire. À sa grande surprise Isaac va tomber sur un groupe de pirates. Leur capitaine Jean n’a qu’une obsession, aller dans les pôles pour devenir un grand explorateur. Il veut qu’Isaac soit le témoin de ses découvertes, qu’il peigne tout. Isaac va vivre de grandes aventures, violentes pendant qu’Alice essaie de se débrouiller comme elle peut pour vivre. Elle se met au service d’un noble dont elle tombe amoureuse. Alors que la série était sur les rails, elle s’est arrêtée net au tome 5 en 2005. D’après la page de Wikipédia, l’auteur prévoit tout de même de finir sa série. Isaac le pirate est une excellente série qui mérite sa conclusion.
Avec Superworld le ton est donné dès les premières pages. Deux adolescents sont dans une chambre d’hôpital en train de jouer à la console, pendant qu’un vieil homme meurt. Dans son dernier souffle, il dit qu’un grand pouvoir amène de grandes responsabilités. Il s’agit de l’un des premiers superhéros qui meurt, la première génération. Dans Superworld, les seuls héros restants sont des ados qui ont grandi sans leurs parents. En effet, ces derniers en activant un bouclier de défense contre les aliens ont tous disparu. Afin de compenser ce sacrifice pour la planète, on a parqué tous les jeunes au pied de la tour Eiffel dans une résidence riche, mais très surveillée. Un ghetto pour superhéros. Il faut comprendre que ces ados qui ont grandi sans parents ont tendance à utiliser leurs pouvoirs n’importe comment.
Des événements inattendus vont se produire qui vont mettre en péril le bouclier de défense et donc la sécurité de la planète. Les parents vont faire leur retour et empêcher la fin du monde. Superworld apporte une vision particulièrement caustique du mythe et ne lésine pas sur les tripes à l’air. La série apporte de plus un aspect intéressant, ces enfants qui ont grandi seuls voient d’un mauvais œil revenir leurs parents. L’idée étant de montrer que même si on peut raser un continent en quelques minutes, on ne sait pas gérer la crise d’adolescence. Conclue en trois tomes, on aurait pu pousser plus, excellente bd, acide et grand spectacle.
Les mages de Bonaparte est un bon délire dans lequel on imagine que l’histoire est peuplée du bestiaire fantastique, de magie et autres nécromanciens. Difficile de ne pas penser à Bright le film avec Will Smith dans lequel il incarne un policier avec pour partenaire un orc. Il s’agit, je pense, d’un one shot qui fait plutôt bien le job. Typiquement le type de bande dessinée qui s’inscrit dans les séries B de la bande dessinée et qu’on lit le cerveau posé sur la commode. Au niveau de l’histoire, Napoléon trouve des parchemins dans les pyramides, ils sont volés, il met sur le coup deux mages et une tueuse.
Le Syndrome de Caïn ment sur son titre et dans son premier tome. L’histoire démarre à Oradour-sur-Glane, un enfant s’échappe du massacre perpétré par les nazis. Au moment où il se fait rattraper un homme s’interpose et prend une rafale de balles à sa place, il en sort totalement indemne. Cet homme a traversé les siècles, plus ou moins. Car celui qu’on aurait pu imaginer comme l’auteur du premier crime de sang, est un alchimiste qui a trouvé la vie éternelle. La bande dessinée est alors orientée non pas sur le personnage, mais sur les objets qui lui ont permis d’atteindre cet état d’immortalité. L’action se déroule en 2006 et des puissances se combattent pour détenir ce précieux savoir. Trop ésotérique avec de nombreuses documentations, la bande dessinée malgré son action omniprésente est lourde et fait penser à ces ouvrages qui cherchent à refaire le Da Vinci Code.



J’avais déjà présenté le premier tome des inoubliables. Il s’agit d’un recueil d’histoires qui ont été déterminantes dans la vie d’anonymes, racontées en bandes dessinées. L’auteur revient avec cinq nouvelles histoires. Une femme qui pense qu’elle va mourir dans une avalanche, un chanteur qui devient animateur en EHPAD ou encore un récit assez glaçant d’un jeune homme qui part sur le front en Ukraine. Difficile de porter un jugement sur ces récits qui vont plus ou moins nous toucher, la lecture reste agréable.
Angor est un monde de castes dans lequel il est difficile ou impossible de s’élever. Trois jeunes vont essayer d’échapper à leur destin. Le premier veut devenir écuyer quand ses parents veulent qu’il reprenne la ferme. La seconde rêve de liberté quand on veut la marier, le dernier est un enfant orphelin maltraité par son frère ainé. Une opportunité se présente à eux avec un collier magique qui permet de changer d’âge. Comme on peut le voir sur la couverture ci-dessous, les enfants font le choix de l’âge adulte où tout semble plus facile.
Alors qu’ils pensent pouvoir faire leur vie tranquillement en prenant dix ans d’âge, il se trouve que le pendentif est l’objet de toutes les convoitises, même le roi le recherche. Une bande dessinée dynamique pour un public plutôt adolescent qui fonctionne bien.
Le premier tome de la geste des chevaliers dragons est paru en 1998. Il s’agit désormais d’une série composée de 30 tomes. Cette série est quelque part le pionner de la fantasy moderne. En effet, de nombreuses séries sont dorénavant produites avec différents auteurs en parallèle. C’est l’astuce qu’on a trouvé pour augmenter les cadences et pouvoir sortir des bd à intervalle court. À une époque, on pouvait patienter jusqu’à dix ans pour voir la suite selon la rapidité et les projets de l’auteur. Aujourd’hui, on a des albums qui sortent à six mois d’intervalle, parfois moins. On pense à l’ensemble des productions de Jean-Luc Istin et des terres d’Arran. La geste des chevaliers dragons a pour scénaristes uniques, le tandem Ange, mais va changer régulièrement de dessinateurs. Si certains reviennent quelquefois, c’est à caractère exceptionnel. Ainsi, sur une période de 20 ans environ, la méthode fonctionne plutôt bien avec 30 tomes.


Chaque tome raconte une histoire plus ou moins indépendante, il y a de temps en temps un lien entre les épisodes. Le postulat est le suivant. Lorsqu’un dragon apparaît, avec lui le veill, une espèce d’aura qui déforme les gens. Physiquement souvent et intellectuellement parfois, les gens deviennent des bêtes sanguinaires ou deviennent fous. Seules les vierges sont protégées de ce mal. C’est ainsi qu’on a créé l’ordre des chevaliers dragons, un bataillon de vierges qui ont pour mission de tuer les dragons.
Au premier abord, la bande dessinée peut paraître simpliste et à la limite caricaturale pour un univers fantasy. En effet, on va avoir à chaque album le passage obligatoire avec une fille sexy en tenue dénudée avec une grosse épée à la main. Pourtant, au fil des albums, la bande dessinée est bien plus profonde que cela. Le sexisme, le devoir, le pouvoir que représente l’ordre des dragons dans le monde. Les oppositions au sein même de l’ordre. L’ensemble est très intéressant avec des albums qui sont inégaux tant dans l’histoire que dans le dessin, avec du bon et du médiocre.
La page Wikipédia est vraiment complète à ce sujet, elle présente par exemple la chronologie à suivre dans les épisodes qui est non linéaire ce qui rajoute à mon sens une complexité à la compréhension.