Je n’avais pas écrit d’article sur la bande dessinée de ce type depuis novembre 2023. L’explication est simple, elle s’appelle Dragon Ball. Ainsi, pour ce BD février 2024 nous aurons : Dragon Ball, obscurcia, Jojo’s Bizarre adventure.

Dragon Ball

Je ne ferai pas l’affront et même le supplice pour vous et pour moi de vous faire un résumé complet de l’œuvre. C’est d’autant plus compliqué que je n’ai fait « que » le manga papier, l’anime rajoute aussi sa couche personnelle. Et si ce n’était que ça, on a de l’officiel, du non officiel, des versions refaites. Si j’ai tout compris, actuellement vous pouvez vous procurer Dragon Ball SD. Il s’agit de l’histoire originale remaniée en la rendant plus acceptable aujourd’hui. J’expliquais dans un long billet sur GTO, la problématique de la perversion à la japonaise. Ici le personnage de « Tortue Géniale » est l’illustration de ce pervers japonais. Certaines plaisanteries ne passent plus.

À l’époque, j’ai décroché de Dragon Ball avec le personnage de Boo. On sortait de la bataille contre les cyborgs et on partait particulièrement loin. Il s’agit de la problématique principale de Dragon Ball, toujours plus. Plus fort, plus de transformations, on s’interroge sur le fait de taper dans le plafond. Boo est un personnage absurde, j’ai peiné à rentrer dans l’aventure. Dragon Ball s’est officiellement arrêté en 1995 et c’est en 2015 soit 20 ans plus tard que les héros sont revenus dans Dragon Ball Super. D’après Wikipédia, on comprend que les autres travaux d’Akira Toriyama n’ont pas remporté le succès escompté. Dire que Toriyama sera l’homme de Dragon Ball jusqu’à la fin de vie est un pas que j’ose largement franchir.

Dragon Ball Super toujours plus

Comme on le sait, notre héros Son Goku est un extra-terrestre, cet élément a permis d’introduire le personnage de Freezer et les Nameks. On avait trouvé les limites sur terre et même dans l’univers, Toriyama ne fait pas semblant et impose douze univers avec des personnages tout aussi fort les uns que les autres. Végéta va prendre une place de plus en plus importante dans la bande dessinée et je trouve que Toriyama fait très fort dans l’évolution de ses personnages. Chaque univers est géré par un Dieu de la destruction et un ange, Végéta deviendra l’élève du premier quand Son Goku sera l’élève du second. La rivalité est encore bien présente, mais nous n’avons plus un Végéta qui cherche à rattraper Goku.

Je suis impressionné sur deux points par l’œuvre de Toriyama. Le premier point, c’est cette capacité à créer des personnages et les entretenir. On réalise malgré les milliers de pages qu’on n’oublie personne. Le second point, c’est de réussir à nous tenir encore malgré les années et la répétition. Comme je l’ai dit, le fameux plafond, on continue de chercher. On continue ainsi de nous sortir des ennemis improbables, toujours plus forts.

Mais stop pour ma part

Après un combat contre le guerrier le plus fort de l’univers qui a utilisé les Dragon Ball pour le devenir, on revient sur terre. Goten et Trunks ont grandi et jouent les apprentis super héros. Comme écrit plus haut, Toriyama n’oublie personne. C’est ainsi qu’on ne s’étonnera pas de voir le retour de l’armée du ruban rouge et le petit-fils du docteur Géro. Nous voilà donc repartis sur un arc cyborg avec un super Cell en préparation. Pendant ce temps-là, de l’autre côté de l’univers, Freezer s’est trouvé une salle du temps pour s’entraîner durant dix ans et devenir Black Freezer.

L’essoufflement est bien présent du côté de la bande dessinée, mais aussi du lecteur que je suis, j’en reste ici pour les aventures des Supers Saiyan.

Obscurcia

Alex est un jeune garçon particulièrement protecteur et inquiet. En effet, Nina sa petite sœur, s’enfonce de plus en plus dans la dépression. Leur maman est internée, et la petite fille va de plus en plus mal. Un soir, un phénomène fantastique se produit, Alex voit sa sœur être absorbée dans un monde parallèle. Il se retrouve dans un pays étrange où résident les souvenirs des doudous. Des doudous qui ont été perdus par leur propriétaire, des doudous qui ont été maltraités. On n’est donc pas vraiment au pays des Bisounours, mais dans le monde de l’horreur. Alex au milieu de cette horreur est une anomalie, il n’aura d’autre but que de retrouver sa sœur et de tuer des tas de doudous devenus fous.

Excellente bande dessinée en trois tomes, avec un dessin qui ose. C’est violent, c’est puissant et c’est souvent glauque. Si l’idée du voyage initiatique au pays des rêves ou des cauchemars n’est pas une nouveauté, elle est particulièrement bien menée.

Jojo’s Bizarre adventure phantom blood

Comme vous avez pu le comprendre avec Dragon Ball ou GTO, je suis dans une phase manga. Je lis des choses que j’avais commencées, mais jamais finies, ou des grands classiques. Jojo’s Bizarre adventure fait en effet partie des mangas réputés, des choses à lire. Pour ne pas mourir idiot, j’ai démarré la lecture de la première partie phantom blood. Jonathan Joestar dit Jojo (grosse crédibilité) est le seul enfant issu d’une famille riche. Sa mère est morte dans un accident. Le père et le fils ont été sauvés par le père de DIo qui se présente à leur porte. Le père de Dio vient de mourir, le père de Jojo un homme généreux va l’élever comme son fils.

Dio est un individu malfaisant qui veut s’emparer des biens de la famille Joestar. Les deux jeunes se détestent, Dio ira jusqu’à brûler le chien de Jojo ou embrasser de force sa petite amie. Alors que la bande dessinée est « normale » durant des centaines de pages, intervient un masque Aztèque qui est au centre de la bande dessinée. Dio va porter ce masque et se transformer en vampire. C’est ici que tout dérape dans un énorme délire.

Comme vous pouvez le voir, le dessin est vieillot puisque la série a démarré en 1986. On pense à Ken le survivant, mais ce n’est pas le même auteur. C’est quand même une autre époque avec un travail colossal sur les décors et les personnages. L’histoire devient complètement folle et même grotesque quand Jojo rencontre Zeppeli qui va devenir son maître. Ce dernier lui explique comment maîtriser sa respiration et les ondes de son sang. Pour la suite c’est du combat contre les vampires avec des dialogues improbables.

Même si je reconnais à la bande dessinée des qualités, je ne poursuis pas, je trouve que c’est trop laborieux. Les autres cycles sont avec les descendants de Jojo. Pour info, j’ai vérifié si Joestar avait été une inspiration pour le pseudo de JoeyStarr, pas du tout.