Cela fait quelque temps que je lorgne sur une nouvelle tour. Un changement que je fais par plaisir et pas par nécessité, car de temps en temps, il faut savoir se faire plaisir !
Mauvaise période pour l’occasion dans l’absolu
Comme je l’ai écrit sur mon article sur la problématique de la réparation qui coûte plus cher que le neuf, mauvaise période pour l’occasion. Les prix du neuf sont en train de baisser, l’occasion, paradoxalement ou pas, s’envole. Paradoxalement pas vraiment si l’on analyse un peu. Des gens ont payé leur PC au prix très fort, ils essaient de le revendre pour racheter une nouvelle machine, ils ont donc tendance à vendre cher. C’est comme pour l’immobilier, les gens attachent une valeur sentimentale ou au prix qu’ils ont payé sans se référer au marché.
Ainsi, les PC gamer d’il y a un an ou deux sont d’entrée de jeu plus cher que le neuf. Ces machines sont vendues par des particuliers, leboncoin est donc à fuir en ce moment.
Les machines que j’achète par ebay, souvent à des brokers allemands, ce n’est pas très intéressant. J’ai vu un modèle séduisant, le Lenovo Thinkcentre S510. Il s’agit d’une tour globalement équivalente à la mienne, avec un facteur de forme qui va bien, une carte mère sans connecteur particulier. Je passerai d’un i5-4460 à un i5-6500. Le changement de génération induit surtout le passage à la DDR4 plus performante. Aux environs de 80 € pour une tour, c’est pas cher. Seulement quelques problèmes.
Je compte rajouter une carte vidéo que je viens d’acheter une GTX 1650 pour remplacer ma 1030. La carte proposée par Palit n’est alimentée que par le port PCI express. L’alimentation de la tour est aux environs de 250 W, peut être trop court. Je rajoute à cela 8 Go de RAM seulement potentiellement en DDR3 et je suis forcé de rajouter de l’argent. Soit une configuration qui sortirait aux environs de 150 € sans compter la carte vidéo.
Mauvaise période pour l’occasion dans le relatif
150 € pour un gain relativement faible en fin de compte. Si l’on monte un peu en gamme de produit, on arrive à des choses qui coûtent assez cher. J’ai pris Electrodepot comme mauvais exemple. En effet, sur le principe, il s’agit d’une tour reconditionnée, voici ce que l’on peut trouver pour environ 300 €. Le prix n’est pas anodin, je ne fais pas durer le suspense, j’ai acheté ma tour pour 320 €.


C’est pour ma part une honte. La machine au moment où j’écris ces lignes est vendue aux environs de 150€ sur ebay avec un SSD de 512 Go. Rien ne justifie de doubler le prix de l’appareil. Il s’agit de profiter de la méconnaissance du consommateur. La sensation d’acheter écolo, la sécurité de prendre chez Electrodepot. Je serais curieux de savoir si les machines ont été nettoyées, la pâte thermique changée. C’est le cas chez les brokers allemands. On nage ainsi en plein délire. Plus cher que le neuf, pour une machine datée d’il y a plus de sept ans et que l’on trouve 50% moins cher facilement ailleurs.
Un changement pour un mini PC.
Les miniPC en fin de compte quand on voit l’explosion du prix des PC classiques sont franchement tentants. Je rappelle que l’idée derrière le changement de configuration, c’est de jouer un peu. Les processeurs Ryzen sont pour ma part une véritable révolution quand on voit les performances dans les jeux. Nombreux sont les Youtubeurs à faire des tests de ce type d’appareil. On y voit par exemple un joueur utiliser son miniPC pour faire tourner l’avant-dernier God Of War en 1080p avec un nombre d’images par seconde tout à fait convenable.
J’ai failli me lancer sur une de ces solutions et puis j’ai fait machine arrière sur quelques commentaires. Les commentaires de plusieurs joueurs qui expliquent que durant le jeu, la machine chauffe et devient instable. Le compromis pour avoir ce type de prix, c’est l’origine un peu trop chinoise de ces machines. Beaucoup de no-name ou de marques peu connues, on gagne de l’argent sur la dissipation avec des boîtiers un peu trop plastiques.
Avoir un processeur puissant pour ne pas pouvoir l’utiliser, je passe.

Changement pour une machine neuve, Agando et les autres
Comme pour ebay, il semblerait que les Allemands ne soient pas mauvais pour vendre du PC et pour l’occasion, et pour le neuf. Je suis un grand fan de Dealabs et de sa communauté d’acheteurs, Agando revient de façon particulièrement récurrente dans les bons coups. J’ai hésité avec une machine proposée par Agando pour finalement opter pour une configuration chez CSL.

Bien évidemment, comme tout choix, il est discutable, mais c’est mon choix, donc il ne se discutera pas 🙂 . La machine Agando était avec un processeur un peu plus puissant, mais ne proposait que 8 Go de RAM. J’ai pris une alimentation de 500 W au lieu des 250 W prévus pour assurer un peu de marge. Avec un bon de réduction de 15€, les frais de port, on arrive à une machine vendue à 320€ TTC. Forcément, le comparatif avec ce qui précède montre que l’on n’est plus du tout sur les mêmes ratios financiers et hardware qu’il faut tout de même nuancer.
Voici le comparatif des processeurs que j’ai regardés :

À l’extrême droite, mon processeur. Au départ j’optais pour le processeur de gauche. On voit que pour CPU Mark ce n’est pas fou fou, mais le comparatif ne tient pas compte d’un passage de la DDR3 à la DDR4. Les deux processeurs Ryzen, à gauche la machine que je prends, à droite la machine Agando. Effectivement, l’écart est conséquent, mais pour ma part, je me contente de me dire que je multiplie par trois la puissance de mon processeur.
J’écrivais plus haut qu’il ne fallait pas se limiter à un simple ratio argent et performance hardware. En effet, la finition d’un boîtier Lenovo n’a rien à voir avec une tour en métal standard. Je ne supportais plus ce type de PC principalement à cause du bruit. Une des raisons de mon passage aux machines pros. Il y aura ici nécessairement une perte. De la même manière, une tour ou un ordinateur portable professionnels ont une durée de vie assez importante. Je ne suis pas sûr de la qualité des composants à l’intérieur. Si de plus, je joue un peu, la température plus élevée aura certainement des répercussions plus importantes.
Déballage
Nous avons déjà une configuration gamer à la maison. Mon fils l’an dernier s’est payé une configuration à 1300 €. Pour rappel, ma configuration, c’est 320 € + 70 € d’une GTX 1650 que j’ai acheté la semaine dernière d’occasion sur le Facebook Market. Une vente plutôt sympa et cohérente. La cohérence, c’est d’avoir une carte vidéo « modérée » dans le sens où elle consomme peu, chauffe peu. Comme on peut le voir, l’alimentation se fait uniquement par le port PCI Express. Je rappelle que l’idée, c’est d’avoir une configuration pour jouer correctement à des jeux en 1080p. Elle remplace une 1030 totalement passive qui a fait ce que j’attendais d’elle dans ces trois dernières années.

On verra que ce choix de carte vidéo « légère » a réellement du sens par rapport au matériel. L’emballage est assez sommaire. Un grand carton dans lequel on a un petit carton. La tour est maintenue par les classiques polystyrènes d’usage. J’ai reçu suite à ma demande le numéro de suivi de colis, le lendemain, je recevais ma tour depuis l’Allemagne. Le service client est réactif. Il a fallu environ dix jours pour recevoir ma commande. Il est à noter que face à la faiblesse de l’emballage, le colis aurait été livré par Mondial Relay, la tour aurait été désintégrée. On mise donc à la fois sur la chance et la compétence du transporteur. Aucune protection interne dans la tour avec notamment des emballages qui prennent la forme des composants comme on peut le voir chez d’autres revendeurs.

La différence entre une machine à 390 € et à 1300 €
Mon fils avait en 2022 payé sa configuration sur le site Top Achat. La configuration, c’est : AMD Ryzen 5 5600 Hexa Core (3.5 GHz) – 16 Go DDR4 – SSD NVMe 500 Go – 1 To – GeForce RTX 3060 – WiFi. Si on doit faire un comparatif en termes de benchmark pur et dur, on a ceci :


On peut constater que le processeur est approximativement 30% plus puissant. Pour la carte vidéo, elle est plus de deux fois plus puissante. La question que l’on peut se poser c’est de savoir si les 800 € d’écart entre les machines se justifie. Ça dépend. Premier point à prendre en considération, il a acheté sa machine au cœur de la crise. Les cartes vidéos ont commencé à baisser dans le courant de l’année même si l’on est loin de la situation avant COVID.
Tout ne se résume pas à la puissance machine, il faut aussi tenir compte de la qualité du boîtier. De ce côté, on ne va pas se mentir, nous sommes sur un boîtier métallique bas de gamme, une alimentation non modulaire, une ventilation catastrophique. J’avais évoqué dans mon précédent billet la problématique du bruit. Sans tomber dans la caricature de dire que j’ai un hélicoptère à mes pieds, la différence avec un boîtier professionnel de chez Lenovo est très nette. Je savais à quoi m’attendre.
Le « ça dépend », nous ramène à la cohérence dans l’utilisation. 90% de mon usage informatique s’oriente autour de la bureautique et du travail. De plus, pour jouer en 1080p, difficile de justifier un achat aussi important. Les tests en jeux seront l’objet d’un autre billet.
En ce qui concerne l’assemblage de la tour en elle-même, les colliers sont tellement serrés qu’il faut que je coupe pour rajouter un SSD supplémentaire. Compte tenu de la taille du boitier, cela peut s’entendre. Un fil d’alimentation a vite fait de se retrouver dans un ventilateur. Ci-dessous, les câbles bien serrés, le collier coupé avec le SSD et la carte vidéo. Enfin le boîtier bien cheap avec sa lumière rouge.



Installer Windows en premier
Même si tout est possible, l’installation de Windows après Linux va écraser grub. Restaurer grub devient plus sportif. Au niveau de l’installation du fait d’utiliser Ventoy, j’ai dû modifier les paramètres de secure boot par défaut. Il faut en effet supprimer les clés de sécurité déjà écrites. Par défaut, dans le BIOS, le choix du système d’exploitation est positionné sur Windows. Preuve qu’une fois de plus, installer sa propre machine nécessite des compétences.
La seule difficulté rencontrée et pas des moindres, c’est l’adaptateur Wifi non reconnu et l’impossibilité de trouver le driver. Du fait d’être équipé, j’ai pu changer le dongle. Il est tout de même fou de se dire que l’intégralité du matériel est reconnu sous Linux, mais pas sous Windows.
Pour activer Windows 10, j’ai récupéré le numéro de licence que je n’avais pas utilisé, c’était un Windows 7 pro avec encore l’étiquette sur le boîtier. C’est passé tout seul. Windows reste Windows, le temps des mises à jour est conséquent.
La nouvelle configuration sous Linux Mint
Linux Mint c’est la distribution qui attire les foules et pendant des années, j’ai eu du mal à comprendre. Il m’a fallu utiliser l’environnement Cinnamon sous Fedora pour avoir envie de quitter Xfce que j’ai utilisé durant des années. Pour moi l’une des problématiques principales dans l’utilisation de Linux Mint, c’était la fraîcheur de certains paquets dont LibreOffice. Le problème se corrige avec l’utilisation du PPA, j’ai récupéré la méthode sur le site Numetopia.
sudo add-apt-repository ppa:libreoffice/ppa
sudo apt update
sudo apt install libreoffice libreoffice-l10n-fr libreoffice-gnome
sudo apt install libreoffice-help-frLa distribution Fedora pose deux problèmes actuellement. Une actualité houleuse autour de Red Hat, qui risque d’avoir un effet de bord sur Fedora dont elle est le sponsor. Une distribution qui reste quand même complexe sur certains points. Le dernier en date, le logiciel Transmission, un client Torrent est installé par défaut dans Fedora. Il apparaît que pour que le logiciel fonctionne, il faut ouvrir les ports dans le pare-feu. J’ai rencontré quelques anomalies de ce type. Rien d’insurmontable mais un peu pénible.
Mint présente ainsi de nombreux avantages :
- C’est facile,
- Avec Mint, on retrouve l’univers du deb bien connu,
- La distribution s’appuie sur flatpak et sur deb, pas sur snap,
- La source de Cinnamon dont j’aurai du mal à me passer,
- Une large communauté pour une distribution communautaire.
Pas d’écueil à l’installation, sachant qu’en plus, je sais faire, ce qui aide quand même beaucoup. Je note toutefois que dans certains cas, le copier-coller des répertoires « cachés » de configuration n’a pas été suffisant. Pour Firefox et Thunderbird, j’ai dû modifier les fichiers de profils à la main.
Dans l’ensemble, la configuration est bien moins lourde à réaliser, je pense par exemple à la configuration de mini-dlna pour qui c’était la croix et la bannière ou encore les pilotes Nvidia.

Rien de neuf sous le soleil
Même si mon fils me tanne pour que je fasse des essais avec Valorant son jeu du moment, pour l’heure, je fais propre. Le passage de Fedora à Linux Mint induit la réinstallation de mon ordinateur portable sous Mint. Pas de complexité particulière, j’ai découvert le logiciel Warpinator qui permet comme le faisait dukto R6 à son époque de faire des transferts entre les appareils en réseau local. Je l’ai utilisée pour faire passer le .mozilla et le .thunderbird afin de récupérer mes configurations à l’identique. L’application se trouve par défaut dans Mint ce que je trouve positif. Pour les fichiers, tout est géré par l’extraordinaire logiciel syncthing.
Le passage d’une distribution Linux à une autre se fait toujours de façon aussi transparente quand on sait faire. En fin de compte, s’il fallait donner une définition de Mint, je dirai que c’est l’Ubuntu des débuts. Une volonté de simplification de Debian, moins abrupte, plus conviviale.
Enfin, je dois préparer le « vieux » matériel pour la réutilisation. En effet, ma tour selon la tradition familiale remplace l’actuelle tour de mes beaux-parents. Ils passent d’un i3 à i5. Je profite aussi des vacances pour faire du tri dans le matériel et revendre, notamment ma GT 1030 qui est encore cotée à 70 € sur le bon coin. Je la propose à 50 € si le cœur vous en dit.
les modèles à base de Ryzen 5600G/5700G ou série 5000U/6000U sont préférables pour la partie graphique
J’attends avec impatience le nouveau billet sur le déballage de ta nouvelle machine 🙂
A pluche.
Mais c’est quoi ces sites ? Ils livrent de quel endroit ? d’Allemagne donc…Autant dire que pour la garantie, on se démerdera car le port sera rédhibitoire à ce prix.
Après, on voit que c’est comme en musique où la référence est devenue un gros site allemand et éventuellement un de ses concurrents mais qu’après, tout le monde rame pour tenir les prix avec en plus des fournisseurs américains qui ne jouent pas le jeu du petit commerce.
Dur dur de trouver du brocker ou de l’assembleur compétitif en France donc. Si au moins il y avait une qualité de service en France, au moins…
Pour les Allemands c’est pas d’aujourd’hui, il y a 20 ans, on achetait les CD sur https://www.nierle.com/