Restez-curieux approche de ses cinq ans. Je faisais remarquer dans les commentaires que c’est un record de survie pour l’un de mes sites. La volonté de départ était d’adopter un ton neutre et par le fait d’essayer d’être un peu sérieux, de respecter les codes. J’ai échoué.
Le SEO une contrainte qui ne sert à rien
« L’affaire » o2switch, remue un peu. En effet, j’ai eu tendance à faire quelques bricoles. Supprimer l’ensemble de mes contenus sur le Nextcloud offert. Regarder ce que j’utilise pour savoir si je peux réduire la voilure et voir si je peux aller ailleurs (spoiler alert : non). Et puis vérifier l’opinion collective. En effet, j’avais tout de même la curiosité de vérifier si j’étais le seul à râler. En quarante-huit heures, j’ai vu très peu d’articles et plutôt médiocres. Du billet sponsorisé qui essaie de faire croire que c’est la meilleure nouvelle du monde au billet qui fait des captures d’écran de Twitter et qui donne de fausses informations.
À la réflexion, je trouvais mon billet plutôt pas trop mal, écrit de plus avant les autres. Alors pourquoi n’apparaissait-il pas dans Google ? Il n’est pas le seul comme l’indique l’outil des webmasters Google Search Console.

La maladie dont souffre le site d’après les spécialistes, c’est un mauvais contenu. Le lien pointe vers le premier site qui référence « Explorée, actuellement non indexée », je suppose que s’ils sont en premier, c’est qu’ils maîtrisent les outils. Google va donc analyser la page, la juger mauvaise et ne pas l’indexer. Paradoxalement mon article sur o2switch, en le poussant, est référencé. Cela veut dire que naturellement l’article est mauvais, mais en donnant un coup de pouce, ça passe.
Objectivement, pourquoi l’article n’est pas si mauvais que cela ? Il est conforme aux attentes de Yoast SEO, plugin de référence pour WordPress, comme tous les articles du site. Je trouve que le contenu est pertinent. Il rappelle en effet l’évolution de la situation, le rachat de la société et propose un comparatif pour une conclusion engagée. Et quand bien même tout aussi « objectivement », quand on voit des articles de qualité catastrophique, inintéressants, qui sont référencés par Google, j’ai envie de dire que le mien avait sa place.
Je pense donc que le SEO pour moi, ne sert à rien.
Ou presque.
L’écriture SEO est une écriture de contrainte. En effet, elle chasse le naturel. Je sais que je fais des phrases à rallonge, d’énormes paragraphes, le SEO vous rappelle à l’ordre. Et c’est ici ce que j’ai envie de retenir. L’écriture SEO vous fait prendre conscience d’une partie de vos « tics » d’écriture. Pas tous, et encore heureux, puisque écrire c’est plus qu’une façon de faire, c’est une manière d’être. Il s’agit ainsi du premier texte que j’écris sans filet depuis quelques années et la marque de Yoast SEO, de ses indicateurs orange ou rouge pour me dire quand tout va mal, sont en moi (presque).

En pesant la liberté d’écriture contre un cadre bien ficelé qui rend l’écriture trop lisse, commune, sans âme. En y rajoutant une inefficacité prouvée, le choix est fait. Je retourne à l’ancienne, ça fera plaisir à Benjamin pour qui je devais repasser régulièrement derrière, à raison. En effet, quand on est blogueur histoire, on a tendance à parler au passé, un critère discriminant pour les outils SEO.
En 2025, il faut être connu pour être connu ou buzzer à mort sur les réseaux
On a tout de même ici un problème de fond. Ce n’est pas la première fois que je fais ce constat, mais je pense qu’il est important de le souligner. Ce n’est pas parce que ça sort en premier sur Google que c’est nécessairement vrai, bon, pertinent. Je ne rejette en rien le self made man ou woman, des gens qui partis de rien arrivent au sommet. Je me permets de faire simplement remarquer que si tu as une bonne place dans les internets, que tu sais manipuler les outils, ou si tu payes pour être correctement référencé, tu peux mettre la recette des crêpes dans un sujet super technique et être dans les premiers.
N’y voyez pas de jalousie, au contraire. J’adresse tout mon respect à ces gens, pour la forme plus que pour le fond. Car si on est sur Internet depuis longtemps, c’est qu’on est endurant. On a su faire preuve d’abnégation pour continuer à produire du contenu, quelle que soit la qualité. Si on maîtrise les algorithmes, c’est qu’on se forme. C’est tout à l’honneur des gens qui sont capables de surmonter chaque jour les caprices de Google et des autres plateformes. Si on est prêt à payer pour son business, ici encore, c’est de l’audace. J’ai envie de dire bravo, je n’en suis pas capable.
Si on n’entre pas dans cette catégorie, il reste malheureusement peu d’options pour réussir à se faire connaître. On s’aperçoit que la qualité, le travail ne porte pas forcément, en tout cas sur du court terme. J’ai la conviction que le travail finit toujours par payer. Si, par contre, on veut connaître le fameux quart d’heure de gloire, l’étincelle, c’est celle qui consiste à mettre le feu aux poudres, les méthodes sont connues. La vulgarité, la confrontation, le troll bien sûr, sont autant de moyens pour réussir à faire parler de soi.
Si j’avais voulu faire connaître un tant soit peu mon article, il aurait fallu que j’ai un compte sur chaque réseau social qui évoque l’augmentation de tarif et que j’aille mettre le feu dans les commentaires en m’offrant un back link.
Et c’est ici, dans ce long paragraphe non conforme aux attentes d’une extension SEO que j’ai envie de dire, à quoi bon ? On écrit pour être lu, mais certainement pas pour vendre son âme. Je laisse donc le SEO aux experts, préférant travaillant mes « mauvais » contenus que de consacrer du temps à comprendre des artifices.
L’écriture SEO, c’est l’ancêtre de l’écriture avec ChatGPT.
De la merde : je lis du Cyrille Borne, pas du ChatGPT ou équivalent SEO.
Quand il y avait plus de blogs, on lisait ceux qui avaient « l’âme » du blogueur sinon zéro intérêt.
Argh, si j’avais su qu’il y avait ce genre d’outils, …je les aurai fui encore plus vite. L’avantage du statique, c’est qu’aucun plugin, aucune IA pour te dire que c’est bien ou mal. puisque le bon vieux texte brut. Comme dit Gilles, c’est de l’IA merdique au fond, ce genre de trucs.
En tout cas, bravo pour les 5 ans, même si le contenu a évolué aussi en 5 ans.
Je pense que je vais reprendre certains articles et réorganiser un peu les contenus.
Et puis – tu me l’as déjà dit – l’essentiel est de ce faire plaisir. 🙂
Je me demande, pour ma part, si le le web que j’ai/ nous avons connu n’est pas (presque mort) , celui du collectif, de li’déaisme, du partage, de la réflexion, du spontané, en somme, n’a pas fait place au marketing, au calculé et, bien sûr, à un algorithme ou le « non-rentable » est relégué dans les limbes.
Pour être vu, il faut désormais y aller dans la surenchère et je ne m’y reconnais tous simplement plus. (et je me sens dépassé (?) .
Faire simple, se faire plaisir et garder ses valeurs. What else ?
Avec les réseaux sociaux, le web tel qu’on l’a connu est terminé. Ce qui pour ma part est le plus problématique, c’est le manque de point d’ancrage. En fait, nous sommes de plus en plus seuls avec de plus en plus d’outils. Ce que je souligne est à la limite du factuel, jamais les gens ne se sont sentis aussi seuls d’après les études et encore plus les jeunes malgré des outils de communication omniprésents. C’est un peu comme je dis, il faut refaire le village, et force est de constater que pour le reconstruire, il faut refaire du lien. Une habitude que nous avons certainement perdue.
J’étais curieux de voir si je pouvais tomber sur ton article os2switch via une recherche Google. Et bien ton article est bel et bien indexé car j’ai pu le retrouver.
Parce que j’ai forcé Google je pense.
Un point agaçant est que le site ne fonctionne pas si JS désactivé.
Je ne sais pas à quel point cela impacte le SEO ou pas.
Est-ce que le commun des mortels désactivé JS ?
La question est plutôt de savoir si le robot Google comprend un site qui n’est pas lisible sans JS.
Bonjour, le robot Google, c’est très bien jouer les JS et depuis très longtemps. C’est une veille rumeur d’il y a 10-15 ans.