J’ai lu l’Assassin royal, il y a très longtemps et je dois dire que je me suis forcé plus ou moins à arriver jusqu’au bout. C’est long, ce n’est pas toujours passionnant, mais il faut reconnaître que l’univers d’Hobb est solide, qu’elle a une capacité à créer des personnages attachants. L’idée de transposer en bande dessinée est bonne, car c’est une manière d’aborder l’œuvre de façon plus synthétique et de la rendre moins pénible.
Nous sommes dans un univers de fantasy avec ses codes assez particuliers, exit ici les nains, les elfes et le bestiaire de Tolkien. On trouve deux sortes de magie dans cet univers, l’art et le vif. Le vif, c’est une disposition de communiquer avec les animaux, c’est reconnu comme un pêché, un avilissement, tout un chacun peut avoir le vif. L’art, quant à lui, est une forme de magie qui est réservée à la noblesse, elle permet de communiquer par l’esprit, mais aussi de soumettre à sa volonté. L’histoire commence avec un jeune garçon, Fitz, reconnu comme le bâtard de Chevalerie, l’un des trois fils du roi. Chevalerie est mort, et tout le monde s’étonne de voir cet enfant arriver. Du fait de son illégitimité, il va être mis au service du roi, son grand-père donc et ses deux oncles. Il va devenir l’Assassin royal qui doit accomplir les basses besognes.
Le monde de Castelcerf est troublé, on retrouve des gens « forgisés » par les pirates rouges. En gros, c’est un peu comme s’ils avaient été transformés en zombi. Royal le plus jeune des deux frères restants intrigue. Très laxiste vis-à-vis des pirates, il drogue son père le roi Subtil et affaiblit ainsi le pouvoir de son frère, Vérité, qui gère les affaires du royaume. C’est un peu du Game of Thrones avant l’heure. On va donc suivre les aventures, de Fitz entre les missions et les complots, l’amour et la recherche des anciens qui pourraient sauver le royaume.
Curieusement, je ne suis pas convaincu. Changement de scénariste, changement de dessinateur, le résultat technique n’est pas formidable au niveau du dessin. Au niveau de l’histoire, on retrouve bien la trame, mais je ne suis pas certain que quelqu’un qui n’ait pas lu les livres puisse totalement comprendre l’histoire. En fin de compte ce fameux résumé providentiel ne rend pas hommage à l’œuvre d’Hobb. Je vous recommande de lire les livres.


Alix est une jeune femme active, elle est la patronne d’une entreprise de couture qui fonctionne bien. Maman attentionnée, femme aimante et aimée, le grand point noir de sa vie, c’est sa mère. Sa mère est une femme toxique qui passe son temps à dénigrer ses deux filles, à envoyer des piques de façon systématique. Alix durant l’album raconte son enfance, sa vie de manière générale, et elle finit par de plus en plus pointer du doigt la toxicité de sa mère. Le choix de la représentation maternelle est assez intéressant puisqu’il s’agit d’une simple ombre.
Chère Maman, les mères aussi peuvent être toxiques est une bande dessinée assez intéressante qui ne tombe pas dans toutes les facilités. On explore le passé d’une femme au foyer délaissée par son mari, le papa vénéré par Alix qui pourtant aura été un époux médiocre. De la même manière cette femme tyrannique s’avère être une grand-mère attentionnée et bienveillante. Il aurait été en effet facile de laisser ce personnage en simple méchante. Un ouvrage intéressant qui fait aussi réfléchir sur sa propre posture de parent. Est-ce que nous ne cochons pas certaines cases de la toxicité pour nos enfants de manière involontaire ?

Un père et le petit frère par Jean-Louis Tripp
On connaît Jean-Louis Tripp pour sa participation avec Régis Loisel à la bande dessinée magasin général, cette bande dessinée si particulière à quatre mains. Je n’avais rien lu d’autre et j’ai démarré par un père, je dois reconnaître que c’est assez saisissant, la sensation d’avoir du Larcenet. En effet, Tripp propose un ouvrage intimiste dans lequel il raconte sa vie, si on pourrait y voir une prétention, force est de reconnaître que c’est parfois la banalité qui a le plus de force dans le récit. L’homme raconte son père et s’interroge en fin de compte sur la connaissance de l’homme, de manière générale des autres. Est-ce qu’on connaît réellement son père ?
Enfant d’instituteurs communistes, Tripp nous raconte son enfance dans les années 70, les vacances, sa relation avec son père jusqu’à son décès. Il raconte aussi les engueulades du couple qui lui ont donné envie de quitter la maison. L’auteur ne fait pas dans la dentelle et dévoile les failles de tous, les siennes aussi. Je trouve que la bande dessinée est courageuse et qu’il n’est pas difficile de s’y reconnaître. En explorant l’intégralité de la vie de son père aujourd’hui décédé, l’auteur fait une sorte d’enquête sur un homme qu’il n’était pas si sûr de bien connaître.
J’ai découvert le petit frère, car le décès du jeune frère de la famille est évoqué dans un père. Tripp explore cette histoire en détail et le deuil en particulier. Si chaque deuil reste quelque chose de personnel, pour l’avoir vécu avec un jeune, on retrouve de nombreuses similitudes. Les regrets bien sûr, ici, c’est Tripp qui n’a pas pu sauver son frère, les paroles convenues, les enterrements, les convenances, mais aussi la vie qui continue malgré cette cicatrice profonde qui ne disparaîtra jamais. La bande dessinée sonne très juste.
On comprend en lisant ces deux albums d’où vient la sensibilité de magasin général qu’on ne trouve pas dans l’œuvre de Loisel. J’ai peut-être totalement tort, mais en lisant ces deux albums, j’ai envie de penser qu’on tient l’auteur.


Alain Ayroles scénariste bien connu de Garulfo et de de cape et de crocs est un auteur assez rare et il tranche complètement dans ce one shot avec ses œuvres précédentes. Le personnage principal présenté ci-dessous c’est Richard, un noble déchu, bossu et particulièrement aigri qui joue les gardes du corps pour un évêque qui veut remettre un peu d’église au cœur du Groenland. Les deux hommes débarquent dans cette vaste étendue de glace et découvrent non seulement la difficulté du lieu, mais aussi une confusion entre la religion catholique et le paganisme. Richard, homme d’armes aguerri, voit dans ce pays un royaume et l’opportunité de devenir son roi. L’homme va manœuvrer pour arriver à ses fins. La terre verte est un long album de plus de 200 pages, la bande dessinée n’en reste pas moins passionnante. Le personnage de Richard prêt à tout, manipulateur, capable de tous les complots, de meurtres intrigue. Figure de l’anti-héros avec ses difformités, totalement fou, participe à ce récit hors normes où l’on voit se dessiner la catastrophe.
David est en cinquième, il est dans une phase de sa vie dans laquelle il quitte l’enfance pour passer à l’adolescence. John McNaught dans un style minimaliste réussit à parfaitement montrer ce passage dans des petits riens du quotidien. David, donc, élève de cinquième interprète Aslan le lion du monde de Narnia. On le voit sur et hors scène. Hors scène, c’est un garçon de plus en plus taciturne, il apprécie de moins en moins les jeux avec Josh son meilleur ami. Les filles l’intéressent de plus en plus, son père lui fait la remarque que l’historique du navigateur est rempli de sites pornos. Autant de petits détails ponctués durant toute la bande dessinée qui montrent son changement. C’est typiquement le genre de bande dessinée que je trouve très réussi, avec ce dessin enfantin, ce rythme faible et pourtant une grande richesse.
Dans une ville dans laquelle règne d’habitude une température caniculaire, il neige. Les comportements sont un peu exacerbés, on parle de fin du monde. Un homme de ménage vient voir la femme d’un détective privé parti avec une jeunette il y a quelques années pour lui raconter une étrange histoire. Il a vu un entrepôt ouvert, un grand carré noir, impossible de sonder l’intérieur et s’est approché. On lui a tiré dessus et il est blessé à la tête. La police n’a rien trouvé et il insiste pour confier à cette femme l’enquête. L’histoire est assez banale avec quelques coups de théâtre particulièrement prévisibles, mais l’écriture des personnages est assez remarquable comme les dialogues. Castilla drive, c’est drôle, on ne sait pas vraiment comment ça va finir, les protagonistes sont attachants, un excellent one shot.



Le président de Total est kidnappé par un activiste écologiste, il explique qu’il réclame 20 milliards pour sa libération sinon il sera exécuté. L’homme explique qu’il rendra les 20 milliards par tranche de cinq milliards si Total accède à certaines demandes qui vont dans le sens de l’écologie. Je vais devoir vous spoiler une partie de la bande dessinée pour vous faire comprendre l’esprit, le président de Total va être exécuté. Impact – Green War fait l’apologie du terrorisme écologique. En effet, la manière de procéder, le personnage fait que ses idées gagnent la faveur de l’opinion publique. Sur la couverture, vous pouvez avoir le masque du panda qui est utilisé en signe de reconnaissance. On voit dans la bande dessinée se multiplier les actions contre les grandes sociétés qui polluent.
La bande dessinée est très bien documentée, que ce soit dans les dialogues ou les revendications, mais aussi dans les pages qui entrecoupent l’histoire principale dans lesquelles on présente des catastrophes naturelles. Si la bd n’invente rien du fait des arguments proposés, la mise en avant d’une solution violente et sa caution est suffisamment rare pour être remarquée et soulève de vraies questions. Face à des gens qui tuent de manière « indirecte » des millions de personnes pour le profit, ne faudrait-il pas franchir une étape pour se faire entendre tant le sujet est grave. Tuer un grand patron pollueur serait-il un acte de légitime défense ?
L’histoire de Gloria Victis démarre en Espagne, un enfant voit son père mourir durant une course. Ruiné, orphelin, il finit esclave. Par le fruit du hasard, il va sauver une patricienne dont le cheval s’est emballé. La maîtrise du cheval séduit son époux qui l’affranchit et lui donne la gestion de ses chevaux. Alors qu’Aelio s’était juré de ne pas suivre les traces de son père, il va à son tour embrasser la carrière d’aurige. Bande dessinée en quatre tomes particulièrement réussie, avec une ambiance formule 1. La rivalité des hommes, les destins brisés, un dessin haut en couleur. Le véritable regret de cette bd c’est l’épilogue. Même si on a une fin, on sent une volonté délibérée d’en finir. Il aurait fallu un cinquième tome pour finir correctement, on suppose que c’est la dure loi de l’édition qui est passée par là. On notera un passage par Narbonne, c’est dire l’importance de la ville à l’époque Romaine.
Dans un Paris plus ou moins futuriste, des anomalies se produisent. Il s’agit de regroupements d’objets qui prennent plus ou moins vie. Par exemple, un surfer, façon surfer d’argent sillonne la capitale. Ces événements s’accélèrent avec l’arrivée d’un ancien soldat qui entre en résonance avec les phénomènes. La ville réserve en effet bien des secrets. Sous Paris une caverne avec une énergie mystérieuse ainsi qu’une armure de superhéros, lorsque notre soldat s’en approche la symbiose se fait automatiquement. Mais qui dit super gentil dit nécessairement super méchant, en fusionnant avec l’armure, il déclenche l’apparition de mutations dans la ville et la croissance des anomalies. Masqué est une bande dessinée en quatre tomes que je trouve particulièrement mystique. Ici, on imagine que Paris, la ville, a une puissance, une forme d’âme, et qu’elle régulerait elle-même les exactions quand elles ne seraient plus supportables. La bande dessinée malgré son côté étrange qui vous entraînera vers une relecture reste une valeur sûre pour les amateurs du genre. On notera des références comme les armures de Stark ou même une apparition de Superman.



Isabellae fait partie des bandes dessinées plutôt étonnante. L’histoire commence au Japon médiéval où Isabellae une guerrière d’élite est à la recherche de sa sœur. La couleur de cheveux roux qu’on voit sur la couverture trouve son explication dans la complexité du récit. La mère, qu’on comprendra irlandaise, est venue s’exiler au Japon. Sorcière, elle éduque ses filles dans le but unique de retourner au pays et de vaincre l’oppresseur anglais. Isabellae suit pourtant la voie du père, samouraï de son état quand sa sœur emprunte la voie du mysticisme. On va donc commencer la quête de façon très classique pour basculer vers la moitié de la série finie en six tomes en Irlande. Druides, divinités oubliées vont se mêler à la fête pour en finir avec un combat contre les anges… Un dessin remarquable pour une histoire particulièrement originale même si je dois reconnaître que je préférais la partie se déroulant au Japon.
Eric est un gosse comme les autres qui joue au super héros avec son frère. Un jour, sa mère lui fait une véritable cape (the) de héros à laquelle il voue un culte total. Alors qu’il est dans l’arbre, Eric glisse et l’espace d’un instant, il vole. Seulement la cape se détache et il fait une chute terrible qui le laisse dans un état physique catastrophique. Pendant qu’il peine à construire sa vie entre des douleurs récurrentes et une mentalité de perdant, il se fait plaquer par sa copine. De retour dans la cave de sa mère, il retrouve la cape et… il vole ! Seulement quand on pourrait penser qu’Eric va enfiler sa cape pour jouer au justicier, c’est exactement le contraire qui se produit et il devient un super méchant. The cape est un délire fantastique complètement surréaliste et surtout rare. Cet ouvrage démontre de façon indéniable la force de la bande dessinée ou de la littérature sur les impératifs commerciaux du cinéma. Eric est un véritable psychopathe avec des superpouvoirs et pourtant, c’est bien lui le héros de l’ouvrage. Jamais une telle production ne serait passée au cinéma où il est trop difficile de casser les codes.
Les pirates de Barataria est une bande dessinée que je qualifierai de classique. Le paradoxe d’une bande dessinée classique écrite à l’ère moderne. L’action se déroule dans les années 1810 et sur 20 ans. Artémis une jeune femme, doit quitter sa France natale pour les Amériques. Un garde du corps la veille jour et nuit, un colosse prêt à tout pour assurer sa sécurité, jusqu’à tuer. On comprendra assez facilement, rapidement, qu’Artémis n’est autre que la fille cachée de Napoléon Bonaparte. Des espions anglais et prussiens la recherchent activement, on imagine le moyen de pression sur l’empereur si on prenait sa fille. Par le fruit de hasard, le navire de la jeune femme est capturé par des corsaires, qui tiennent plutôt du côté des pirates. Au lieu de jouer les princesses, elle va se former à la flibusterie. Le premier cycle nous raconte donc cette épopée américaine. Les personnages sont intéressants, les pirates bien sûr, mais aussi les poursuivants. Un Anglais qui a la classe, une Prussienne complètement folle et sadique qui tue tout le monde. Les bateaux sont magnifiques, de grandes et belles scènes de bataille, on se doute que les auteurs sont des passionnés.
Au niveau de l’histoire, je suis un petit peu plus perplexe même si de façon évidente la bd fait le job. En effet, le personnage d’Artémis est assez détestable et me fait penser à Angélique. À la fois forte, car elle manie les armes et la stratégie guerrière comme les plus grands soldats. Fragile, elle tombe dans les bras d’hommes séduisants. Les relations amoureuses sont donc surjouées, peu crédibles. Pourtant, on fait un effort de réalisme notamment dans les combats navals. On fait aussi un effort avec l’Histoire, avec un grand H. La guerre contre les Anglais pour l’indépendance, les pérégrinations de Napoléon en parallèle qui mène la campagne de Russie. La bande dessinée compte douze tomes. Les quatre premiers tomes, c’est l’Amérique. Pour le second cycle, l’Égypte, le troisième, c’est le retour aux États-Unis avec une tentative de libération de Bonaparte sur Saint-Hélène ! Voyez quand je disais qu’on pousse un peu loin le bouchon.



J’ai lu aussi
Anatomie d’un commissariat, c’est un journaliste qui fait une immersion dans le monde de la police. La bande dessinée est découpée selon les types d’enquête, les violences, les points de drogue, les interventions et j’en passe. La bande dessinée est un récit, elle ne porte pas de jugement et essaie d’apporter au plus des éléments factuels. Je trouve la posture du journaliste courageuse, car c’est précisément l’ouvrage qui ne va pas dans le sens du vent. La police est présentée comme au service des populations, on évoque les bavures, mais il ne s’agit pas d’une posture de dénonciation, plutôt d’évoquer un service public comme les autres, à bout de souffle.
Un tout petit bout d’elles est une bande dessinée sur l’excision avec un postulat assez original puisqu’il présente l’histoire d’amour entre un ouvrier chinois et une femme africaine. La bande dessinée va donc évoquer les mutilations faites aux femmes, mais aussi rappeler l’implantation de la Chine en Afrique. La bd ne révolutionne rien, elle permet de mettre en lumière cette horreur pratiquée par les femmes entre elles, souvent de la même famille.
Red Stone est un western plutôt classique qui fait le job. Dans une ville au bout du monde, la situation devient de plus en plus complexe. Toutes les caravanes qui doivent alimenter la ville sont attaquées par les indiens. La patronne de la seule boutique prend les choses en main et réalise que c’est l’un des candidats à la mairie qui a passé un accord avec une tribu pour étouffer la ville. La marchande va tout faire pour que la vérité éclate.



J’ai lu aussi Mr Crook une bande dessinée plutôt réussie dans son histoire et sa réalisation. Mr Crook est un escroc de haut vol, et il va réaliser un gros coup. Le plus grand diamant jamais trouvé doit être mis aux enchères, il se fait passer pour celui qui va réaliser la vente. On comprend qu’il est en fait ici pour récupérer la pierre. Le cadre américain dans les années cinquante avec des personnages caricaturaux, parfois, on aurait l’impression de lire un vieux mickey notamment dans le choix des couleurs. Bien écrit, des dialogues amusants, datés, un agréable divertissement.
Coral et le diable. Coral est une jeune fille malicieuse qui a la particularité d’être accompagnée par le diable. Il la suit partout et elle ne sait pas pourquoi. La seule chose qu’elle sait, c’est que si elle commet une mauvaise action, ce dernier sera libéré et pourra rentrer enfin aux enfers. L’histoire est assez intéressante, dans un contexte d’arrivée des nazis et du père de Coral, un rabbin exorciste, grand ennemi du diable. La bande dessinée est plaisante, je suis toutefois perplexe sur le côté sympathique du diable qu’on donne dans la bd, à l’encontre des valeurs des croyants.
Entre 1924 et 1925 la révolte des sardinières (le chœur) en Bretagne. Je vois dans cette bande dessinée principalement un caractère historique, une forme de Germinal, mais vu côté mer. On découvre des conditions de travail terrible avec des enfants qui travaillent dès l’âge de dix ans et on comprend que le patronat, c’était déjà compliqué à l’époque.



Si tu veux une autre facette de Trioo, tu peux lire son « Extases » en deux tomes mais attention, c’est très spécial 😇.
J’ai lu son « Petit frère » et ce qui touche aussi est la différence entre comment les gens font leur deuil, qui diffère d’une personne à l’autre.