La thématique du jour : arranger sa PS4, réparer de trop vieux PC, un anime sur la guerre de 39-45, une vidéo sur Pétain, une réflexion sur le jeu vidéo, une sur la génération Z, L’effet Dunning-Kruger et sa courbe qui ne veut rien dire. Enfin encore et toujours la bande originale d’expédition 33.

TUTO DÉMONTER NETTOYER SA PS4 ET CHANGER LA PÂTE THERMIQUE !

J’ai acheté une PS4 pour une soixantaine d’euros frais de port compris. À attendre un Bloodborne qui ne viendra jamais, j’ai trouvé que c’était une bonne idée. Sachant qu’en plus, les exploits sont en train d’arriver avec la possibilité d’installer un HEN. Pour l’instant, l’exploit passe par des jeux japonais bizarres, mais la console est certainement sur le point d’être ouverte, sous peu. Même si les portages pour PC ont été nombreux, il reste quelques exclusivités séduisantes. La console durant Bloodborne faisait un bruit d’hélicoptère. Les consoles qu’on achète ne sont que rarement nettoyées.

S’il y a 10 ans quand j’avais acheté le bundle pour Noël avec la PS4, une manette et Bloodborne inclus pour 350€ je ne me serais pas amusé à ouvrir la console, à 60 € je me lance. Le tutoriel ci-dessus est extrêmement clair et on réalise que la console est quand même particulièrement mal faite en termes d’accessibilité. Il faut démonter de nombreuses parties avant d’atteindre la carte mère. Ci-dessous les images de la console, deux points très caractéristiques, l’encrassement du ventilateur et la pâte thermique. Cette dernière avait totalement durci et s’est retirée en grattant à peine.

Le résultat est bluffant, la console ne fait plus du tout de bruit, au point de se demander si on n’a pas oublié de remettre le ventilateur ! Attention à un point précis ce qui vous évitera la même mésaventure que moi. A deux endroits, vous avez des espèces de tampons noirs qui sont collés sur la partie métallique ou sur la carte mère et qui tombent. Il s’agit de dissipateurs pour des composants qui sont indispensables, veillez bien à ne pas les perdre et à ce qu’ils soient bien sur les composants.

Reconditionner des vieux PC portables, bonne Idée ?

Le BENGE est la chaîne secondaire de Millomaker qu’on ne présente plus. C’est assez amusant puisque cela correspond plus ou moins à ce que j’expliquais dans mon billet conseil d’achat sur les ordinateurs. La vidéo est pertinente, mais elle est mal faite, explications. L’approche qui consiste à ne pas regarder ce qu’on a en processeur est mauvaise, c’est par là qu’il faut commencer. Comme je le dis assez régulièrement, nous sommes dans une évolution hardware et logiciel. On sait par exemple que si un Linux peut se lancer plus ou moins rapidement, lancer un navigateur, consulter un gros site ou même regarder une vidéo, la machine ne suit plus même si on a un SSD.

Il arrive un moment où faire du maintien de vieilles machines c’est de l’acharnement thérapeutique. Je trouve qu’il n’est pas forcément positif d’expliquer qu’on peut tout réparer, qu’on doit tout réparer tout utiliser. C’est une leçon de vie que j’ai reçue il y a quelques années quand j’essayais de donner des P IV avec des Linux légers dessus. La personne de l’association m’a dit que c’était tellement lent que c’était inutilisable et qu’il fallait se demander si moi-même j’utiliserais ce type de machine. Depuis ce moment, mon rapport au don a fortement changé. J’utilise le boncoin ou donnons.org, si des gens sont intéressés, c’est qu’ils sont prêts à le faire. Dans le cas contraire, ça part à la recyclerie.

Le reproche principal pour cette vidéo, c’est de ne pas se poser la question de l’intérêt de la réparabilité. Ici, il n’y en a aucun à part pour le côté didactique de la chose. On notera qu’il achète des barrettes de RAM neuves ainsi que des SSD neufs. Ici encore, c’est contestable quand on connaît l’âge de la machine.

Les grandes, grandes vacances

Les grandes grandes vacances aborde la seconde guerre mondiale sous un angle qu’il ne me semble pas avoir vu jusqu’à maintenant. Des dessins animés de 26 minutes avec au centre des enfants. Ernest et Colette, des petits parisiens, vont chez leurs grands-parents en 1939 en Normandie. Le père part à la guerre la fleur au fusil, pour la ligne Maginot, la maman malade se soigne à la capitale.  Le choix fait par les auteurs, c’est de ne pas faire dans la dentelle, à la limite de la caricature. Le grand-père a fait la guerre de 14-18, il est le témoin de l’ancienne guerre mondiale. Il est ici pour rappeler que la guerre n’est pas une partie de plaisir. Le père quant à lui symbolise la France confiante dans la stratégie. La ligne Maginot est entrée dans notre histoire comme symbole de notre mauvaise stratégie. En effet, la ligne fortifiée par les Français s’est faite simplement contournée par les Allemands.

Dès le deuxième épisode, on commence à montrer les problèmes qui se posent. Le manque de sucre de l’épicier qui a tous les clichés de celui qui va en profiter. Le personnage de Fernand, jeune Alsacien à l’accent fort qui rapidement devient la cible des méfiances, assimilé à un « boche ». Les grandes, grandes vacances est un animé qui fait le choix de s’attacher à la réalité malgré l’aspect romancé. Les enfants et leurs grand-parents quittent le village, ils se font attaquer par les avions allemands qui tirent sur les civils, Colette échappe de justesse aux balles. Les morts sont bien présents dans l’histoire, rien n’est caché. Le contraste entre l’enfance et la gravité de la situation fonctionne bien.

À la fin de chaque épisode, on a le témoignage des enfants, les vrais, des gens âgés aujourd’hui. Ils racontent de vive voix les souvenirs de guerre. Il est à noter que la technique change, ce n’est plus un dessin animé traditionnel. Les animations font davantage penser à des dessins de bandes dessinées franco-belges qu’on aurait animés. On passe aussi à la pâte à modeler. Je crois que c’est un choix pour casser entre la fiction et la réalité. Colette raconte par exemple la faim et comment elle a gagné une tombola avec une lapine pleine qui leur a permis de manger convenablement durant une période.

Un témoignage très intéressant qui peut être présenté facilement à des élèves de tous les âges. En effet, le dessin animé est suffisamment complet et réaliste pour être montré notamment à des collèges. La seconde guerre mondiale est en effet au programme du DNB. L’intégralité de la série se trouve sur le site de France Télévision.

Les personnages principaux des grandes grandes vacances

Pour aller plus loin : le Régime de Vichy

C’est une vidéo proposée par Benjamin, idéale pour les troisièmes et les terminales par la chaîne, l’histoire en cinq minutes. De 1940 à 1944, la France vit au rythme d’un nouveau régime politique : le régime de Vichy, incarné par la figure du Maréchal Pétain. Le maréchal est souvent la cible des railleries des enfants dans le dessin animé.

Ce nouveau régime se place en rupture vis-à-vis de la IIIᵉ République qui existait auparavant. Dans cette vidéo, on va donc s’intéresser à comment il se met en place, comment il veut modifier la société et comment il se positionne dans la Seconde Guerre mondiale.

Pourquoi on n’arrive plus à Jouer ? (C’est un problème)

Je suis tombé sur cette vidéo par proposition des algorithmes (comme quoi) et cela correspondait parfaitement à ce que j’exprimais dans mon billet sur les stratégies. L’auteur souligne pas mal de choses que je ressens : sentiment de lassitude, sentiment d’inutilité, trop d’offre. Dans la seconde partie de la vidéo il accentue sur le fait que les jeux solos, longs, on n’a plus la patience de les faire car notre cerveau est sollicité en permanence. Effectivement, on a des temps d’ennui dans ces jeux qui parfois tiennent du film. Je ne peux que rejoindre le propos, si je suis enfermé dans les Souls, c’est parce que c’est direct, pas de cinématique à rallonge, on joue en permanence, le niveau d’adrénaline est soutenu. Je ne supporte plus les jeux avec un prologue de deux heures, avec des cinématiques, avec des quêtes annexes qui ne servent à rien. L’auteur de la vidéo remet en question notre capacité à nous ennuyer, et c’est ici que je suis partiellement d’accord. Oui la sollicitation permanente fait certainement du tort sur nos compétences de concentration, mais on peut aussi s’interroger sur la qualité des jeux.

En vieillissant et donc avec une accentuation des problèmes de concentration, de temps, de tout ce qu’on veut, je trouve qu’on s’éloigne des mécaniques simples. Parfois, on a l’impression que pour jouer, il faut avoir fait une thèse. Dès lors, je ne m’étonne pas du succès des jeux mobiles qui sont particulièrement addictifs ou des Vampire Survivors like pour lesquels on ne fait que déplacer le personnage. Que dire de l’intérêt du retrogaming, qui si on joue sur la nostalgie des vieux joueurs renvoie aussi à une époque où les jeux vidéos étaient construits sur des gameplays plus simple.

Si l’industrie du jeu vidéo se porte mal à coup de dizaines de milliers de licenciements à travers le monde, c’est qu’il devrait peut-être lui aussi se remettre en question.

GEN Z : La génération « ANTI-TRAVAIL » qui inquiète

Une vidéo très complète qui ne parle pas que de la relation de la GEN Z face au travail, mais qui parle de la relation de tout le monde au travail. La GEN Z serait la génération entre 1980 et 2000, des gens qui ont donc moins de 40 ans, pourtant, nous sommes nombreux à vivre la même chose. Avec les années, je travaille moins qu’avant. Je suis un gros travailleur, ce n’est pas de la prétention, mais une réalité, et je ne rechigne pas à la tâche. Dans la vidéo, il est dit que la GEN Z a vécu avec les valeurs parentales du travail, mais qu’elle a pu confronter l’échec de ces valeurs face à la réalité de ce même monde du travail. Cette promotion que papa n’a jamais eue, maman qui s’épuise au travail pour un salaire qui reste largement inférieur au collègue de travail masculin. Quand nos enfants ont pu voir une certaine forme d’inefficacité de notre engagement, ma génération le vit au quotidien. C’est un phénomène que j’observe dans mon entourage, une radicalisation face aux heures supplémentaires, au bénévolat puisque c’est de cela dont il s’agit. C’est un problème de fond parce qu’on s’attend à une société qui travaille davantage alors qu’elle n’est pas récompensée pour le travail déjà accompli.

Je côtoie pas mal de gens de la génération Z et je trouve qu’ils sont bons. Dentiste, pharmacien, kiné, courtier, des gens souvent apaisés par rapport au travail, des gens qui ont de vrais congés pour s’occuper de leurs enfants. Une collègue dont le père est médecin me disait qu’elle l’avait rencontré à la retraite tant il travaillait. Les jeunes qui ont récupéré le cabinet dentaire, c’est une bande de potes de l’université qui travaillent ensemble, ils ne prennent pas trop de monde, ils ont chacun un jour de libre. La secrétaire médicale est la maman de l’un d’entre eux, on sent une atmosphère de travail sans stress. Je trouve que ce sont des gens inspirants pour beaucoup et qui ont des choses à nous apprendre nous les quinquas pétris de certitudes.

La vidéo essaie d’être juste dans le sens où elle décrit la génération Z comme des personnes qui ont une relation plus saine face au travail, notamment par rapport aux générations précédentes. En parallèle, elle explique les abus, une certaine forme de paresse, une déconnexion face à la réalité. Ce qu’il manque en fait, c’est d’où vient cette « arrogance » de cette génération ? Je me permets d’apporter un élément de réponse. Plus jeune quand on partait de la maison, c’était pour de bon, il n’y avait de filet de sécurité. La génération Z c’est aussi la génération de l’enfant roi, une génération qui n’a pas de problème à claquer la porte car papa et maman sont encore là pour assurer derrière.

Ep36 L’effet Dunning-Kruger n’existe peut être pas

En 1995 aux États-Unis, McArthur Wheeler réalise deux braquages à visage découvert et se fait naturellement attraper. Il est le premier étonné. En effet, il s’était enduit le visage de jus de citron si bien qu’il pensait être invisible. C’est en transposant l’astuce de l’encre au jus de citron qu’il a pensé qu’il ne pourrait pas être vu. Deux psychologues se sont emparés du sujet, Dunning et Kruger pour des conclusions qui pourraient se schématiser de la façon suivante. Plus quelqu’un a des connaissances dans un sujet, plus il est humble vis-à-vis du sujet. Quelqu’un qui en outre n’a pas de connaissance ou superficielle, aura une espèce d’assurance sur le sujet. La conclusion serait donc que les gens qui osent sont des crétins et par le fait les gens à responsabilité sont des incompétents qui ont beaucoup osé.

Il y a de nombreux sujets sur le thème avec notamment une graphique qui revient de manière récurrente. En gros une montée qui correspond à l’apprentissage et donc la phase de conscience. Par la suite une chute brutale quand on confronte ses connaissances à la réalité, enfin une augmentation progressive et une stagnation correspondant à un plateau de connaissances. C’est un graphique qu’on trouve de manière similaire dans la tech avec les nouveautés. D’abord une forte augmentation en correspondance à la « bulle », l’éclatement de la bulle puis les usages qui arrivent après cette période.

Il apparaît que le schéma est totalement faux et c’est assez inquiétant, car il revient de façon majoritaire dans les différentes vidéos. Je dois reconnaître que c’est inquiétant pour moi, parce que j’avais déjà fait le même constat avec les épinards. Ce n’est pas parce qu’une idée est particulièrement répandue qu’elle est vraie. Il est ainsi nécessaire de fact checker nos connaissances régulièrement car ce qui est considéré comme véridique aujourd’hui ne l’est peut-être pas véritablement.

Alice Duport-Percier x Lorien Testard – Alicia | A COLORS SHOW

Je trouve toujours aussi bonne la bande originale du jeu et ce passage dans Colors qui est une chaîne que j’affectionne me ravit. C’est vraiment la preuve que ce jeu vidéo a franchi toutes les frontières. Déjà la frontière française dont le jeu est originaire, mais aussi celle de la culture. Colors est une chaîne suivie par huit millions de personnes et si on y voit défiler des « anonymes », on y voit aussi des gens comme Billie Eilish. Alice Duport-Percier entre dans la cour des grands de manière totalement improbable, un air d’opéra issu d’un jeu vidéo.

2 Comments

  1. J’ai le sentiment (je suis de 1992) que pour faire un travail aujourd’hui il doit y avoir du sens. C’est donc le rapport au travail qui a évolué. Après guerre on travaillait essentiellement pour survivre (quoique c’est d’actualité pour des millions de travailleurs pauvres..). Je m’interroge si aujourd’hui on ne travaillerait pas pour faire valoir un statut social (je travaille, je suis utile à la société, je suis un individu indépendant) plus que pour le seul fait de payer ses factures. Je n’inclus par les travailleurs indépendants mais des salariés ici.

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