L’histoire se déroule de 1995 à nos jours, principalement en Espagne. Beni est agent pour footballeur, toujours à la recherche d’un champion. Sa passion pour le football va lui coûter son mariage et sa fille. Sans trop spoiler, il va découvrir un champion mais un terrible accident brisera sa carrière. C’est ce qui nous assure le bond dans le temps, le passage de 1995 à 2022. On retrouve Beni en mauvaise posture, toujours persuadé qu’il va se refaire, quand tout le monde l’invite à prendre sa retraite. Beni va tenter un dernier coup, mais pas forcément celui de trouver le meilleur joueur du championnat d’Espagne, celui de la rédemption.
Un dernier tour de terrain nous présente le monde du football, côté argent même si on comprend que ce n’est pas ce que cherche Beni. Beni c’est l’agent à l’ancienne, la relation de confiance, la proximité, la passion pour le football. Dans cette bande dessinée, ce qui est mis principalement en avant, c’est l’amitié plus que les coulisses du foot qui font quand même un cadre travaillé. Une jolie histoire pour un dessin tout rond comme un ballon.
À Paris, la fille du grand rabbin se fait tuer dans un attentat le jour de son mariage. Assez rapidement, on trouve un lien avec les milieux d’extrême droite. C’est une policière qui va s’intéresser à l’enquête, alors qu’elle n’en a pas le droit. En effet, la jeune femme, avec un tempérament assez vif a envoyé à l’hôpital un homme qui lui faisait des avances un peu trop poussées. Pour une raison qu’elle ignore elle-même, elle se sent comme une mission de mener l’enquête. Assez rapidement, des membres de l’extrême droite meurent dans des conditions mystérieuses. Ce n’est pas spoiler que de dire que le rabbin pour venger sa fille a utilisé un golem pour tuer ses agresseurs. Je vous renvoie vers la page Wikipédia sur le golem, les origines très anciennes notamment. Le golem est en gros, une statue d’argile dans laquelle on met des mots de pouvoir à l’intérieur, il aurait été utilisé pour protéger les communautés juives. C’est un « personnage » qu’on voit assez régulièrement en bande dessinée et en littérature, l’originalité ici, c’est de le placer dans le monde moderne.
Le golem de Paris est un one shot qui ne fait pas dans la dentelle, c’est vraiment une histoire taillée à la hache. Tout est dans l’exagération, tout est manichéen. Par exemple, dans les personnages du parti d’extrême droite, on a le sosie de Marine Le Pen. Le personnage principal, l’inspecteur Adamova est une caricature. Indisciplinée, elle fonce dans le tas, que dire de ses relations avec son conjoint dans une, je t’aime moi non plus absolument pas crédible. Il faut donc considérer le golem de Paris comme ce qu’il est, un divertissement de série B qui remplit son contrat : divertir.



Jean-Luc Istin s’est imposé dans les dernières années comme le maître incontournable de la fantasy française. Avec ses séries Elfes, nains, orcs et bien d’autres, on compte au moment où j’écris ces lignes une centaine de tomes. C’est dire la production, au point qu’Arleston et son monde de Troy sont petits joueurs à côté. Il signe une nouvelle série chez Oxymore Editions, la nouvelle maison d’édition de l’ancien patron de Soleil. Imaginez l’Amérique façon far-west, les cowboys et les Indiens. Remplacez maintenant les Indiens par les elfes, le croque mort est un gobelin, les truands sont des orcs, des nains bien sûr au milieu et on a West fantasy.
J’ai lu les deux premiers tomes et je n’irais pas plus loin, car je m’en voudrais de cautionner le système Istin. Bientôt les elfes dans l’espace ? Les orcs font du ski ou pourquoi pas les gobelins à Marseille. Il y aura un public pour cette série, je n’en doute pas parce que ça tient la route. Les codes du western sont respectés, le dessin est classique pour ce type de série et l’intégration de la fantasy dans cet univers est plutôt remarquable. Ce n’est pas suffisant pour faire de la bande dessinée, en tout cas de la bande dessinée qui sort du lot. Si on prend la première histoire par exemple, un nain réveille un nécromancien et c’est l’affrontement. Le nain fait penser à Redwin et l’histoire du nécromancien n’est pas sans faire penser à toute la première partie d’elfes. Je pense qu’il y a suffisamment d’offre aujourd’hui pour ne pas s’investir West fantasy et ainsi montrer qu’il faut passer à autre chose, explorer d’autres univers.
On a dans la bande dessinée une thématique assez récurrente sur la prison et notamment l’aberration du système carcérale. La Ballade des dangereuses dénote sur plusieurs points par rapport à ce qu’on peut lire. Il s’agit d’une femme avec un parcours atypique. Nous ne sommes pas dans le grand banditisme mais avec une ancienne professeure de français qui vole pour payer sa drogue. Habituée des prisons, elle en est à sa huitième incarcération, elle n’arrive pas à casser le cycle infernal du vol pour payer sa consommation. La description de la prison est aussi différente, oui de la violence, oui un gardien difficile mais dans l’ensemble des conditions de détention respectueuses. Il s’agit de la véritable histoire de Valérie Zézé qu’on voit en photo dans l’épilogue. En fin de compte, il ne s’agit pas de quelque chose d’extraordinaire, mais du parcours « classique » de quelqu’un qui tourne mal. J’ai trouvé cet album intéressant, pas moralisateur, il ne glorifie rien, il montre juste une vie cassée de quelqu’un qui essaie de s’en sortir.




Amélie est mariée à Hans un commerçant hollandais milieu du XVIème siècle. Amélie est une catholique fervente qui accepte sa vie faite de corvées et de devoir conjugal. Pour elle, tout n’est qu’obligation. Ses seuls moments de plaisir sont la littérature, ses recherches scientifiques. Elle considère que les hommes ont conquis la terre, la mer, elle essaie de comprendre comment les oiseaux font pour voler. Un jour son mari part dans un long voyage et elle vit sa plus belle vie. Si elle continue de participer aux corvées domestiques, elle échappe aux assauts de son mari, elle a du temps pour elle et pour ses expériences. Alors qu’elle l’espère mort, il revient avec une femme asiatique, sa maîtresse. Ces deux femmes que tout oppose vont finir par se rapprocher.
Étonnant ouvrage de 362 pages qu’on lit d’une traite. Un dessin particulièrement réussi, avec un character design assez intéressant. La plupart du temps, les personnages finissent par tous se ressembler, ici, c’est différent. Corpulences, postures, chaque protagoniste a son identité. Le manga interroge sur la notion d’esclavage et de la condition féminine d’autre part. Qui de la maîtresse de maison ou de la maîtresse du mari est réellement esclave ? Le ciel pour conquête est une excellente bd à lire.
Rose (une rose seule) est une femme dépressive qui a perdu sa mère, sa grand-mère, malheureuse en amour et qui apprend le décès d’un père qu’elle n’a pas connu. Elle se rend au Japon à Kyoto pour le testament. Elle est accueillie par Paul, l’homme qui gérait les affaires de son père, son ami. Le père de Rose était un vendeur d’art réputé. À une semaine de la lecture du testament, le père de Rose a prévu une espèce de visite imposée qu’elle va partager avec Paul. Des temples, des bars, des saveurs et des plantes. On se doute que ce voyage initiatique va la rapprocher de Paul.
Kan Takahama est une mangaka qui adapte ici un roman d’une autrice française Muriel Barbery et c’est assez intéressant comme mélange des genres. En effet, une Française raconte un voyage au Japon, voyage repris par une dessinatrice japonaise. Cela se ressent dans la bande dessinée puisqu’on a un trait manga, mais colorisé. L’atmosphère lente qui s’étale sur plus de 200 pages m’a fait penser à l’amant de Marguerite Duras. C’est une bande dessinée dans laquelle on prend son temps. Les magnifiques décors avec ses temples, ses paysages japonais aident largement à profiter du changement qui va s’opérer chez Rose.
Dans les années 90 en Espagne, on suit un groupe d’adolescents qui rêve de grandir. Ils en sont encore à l’étape de taper le ballon pendant des heures. Eux rêvent de pouvoir passer à l’étape supérieure, les filles, les boîtes de nuit. Dans leur cité, ils font ce qu’ils appellent des triangulaires, des matchs de foot qui nécessitent cinq joueurs. Ils ne sont que quatre. Pour pouvoir jouer, ils vont recruter Bebeto (on l’appelait). Bebeto un jeune intemporel, dont la maman se met à chanter entièrement nue à son balcon. Cette même mère qui continue d’habiller Bebeto malgré son âge. Seulement Bebeto a une cousine plutôt jolie qui pourrait permettre de passer à l’étape supérieure, Bebeto raconte des histoires sur le foot, comme s’il avait été toujours là et intrigue. Excellente bande dessinée sur le passage de l’enfance à l’adolescence, c’est extrêmement bien écrit et bien pensé.



D’après Wikipédia, la version la plus ancienne de la belle et la bête remonterait au IIᵉ siècle. Il s’agit en effet d’un conte universel qui apparaît dans de très nombreuses cultures. Nous connaissons principalement la version proposée par Disney en dessin animé puis en version « live ». Il s’agit d’une jeune femme qui se sacrifie pour sauver son père en allant vivre chez la bête. Comme dans l’histoire originale, le père de Belle perd toute sa fortune. Un homme riche propose de l’argent en échange de sa fille, ce que le père refuse. Un bateau arrive avec des monstres à l’intérieur qui font penser à des zombis, ils sont à la recherche de mauvaises âmes. Belle qui est une âme pure se sacrifie à la place de ses sœurs. La bête emporte belle sur son bateau volant jusqu’à son château.
Dans cette version, la femme de la bête est retenue par une malédiction, s’il veut la maintenir en vie, il est dans l’obligation d’apporter du « jus » d’âmes noire. Il espère qu’en présentant l’âme si pure de Belle, la malédiction disparaisse. Histoire en deux tomes avec un dessin très réussi, une version revisitée assez intéressante. On retrouvera la scène de la danse sauf que ce sont des zombis qui jouent de la musique et Belle n’a pas sorti sa plus belle robe !
Le pacte de la mer est un manga de 1990 qui se présente en un seul tome chez Pika editions en 2017. Dans un village portuaire du Japon, la légende raconte que les hommes auraient fait un pacte avec les sirènes. En effet, ces dernières amènent le poisson en abondance au village, en contrepartie, on s’occupe d’un œuf, un œuf de sirène. L’objet existe bien et c’est le petit-fils de la famille qui a conclu le pacte qui change l’eau dans un petit temple chaque semaine. Seulement ce n’est qu’une légende et la réalité finit par rattraper le village. Certains trouvent qu’il n’y a rien, que les jeunes finissent par partir. Le père finit par lancer un projet de station balnéaire qui va bien sûr radicalement changer la côte. Le promoteur, un homme ambitieux et déterminé, commence à s’intéresser à cet œuf qui serait bel est bien d’origine fantastique.
Malgré une réalisation dans les années 90 la bande dessinée reste actuelle. Conflit de génération entre les gens qui veulent que rien ne change. Conflit entre les parents, les enfants et les grands-parents sur le respect des traditions. Le pacte de la mer illustre la volonté de chacun pour un meilleur lendemain. Techniquement, le manga en « a sous la pédale ». Si la grande majorité des scènes restent classiques avec des dialogues, des personnages, et de jolis paysages, lorsque la nature se réveille, on a des scènes spectaculaires. Le seul reproche qu’on peut faire à cet album, c’est son classicisme, il n’est pas difficile d’imaginer la fin magnifiquement illustrée du manga.
Les druides racontent l’histoire des derniers druides. Le catholicisme s’est imposé de partout, les druides ont pour ainsi dire disparus. Ils font désormais partis d’un ancien monde, rejetés pour pratiques païennes. Et pourtant, c’est l’un d’entre eux qui va venir en aide à un moine. Il apparaît que des moines ont été retrouvés décapités et empalés. Sur le pieu, des oghams, l’écriture des druides. Gwenc’hlan et son apprenti Taran vont mener l’enquête. On aura du mal à ne pas penser au nom de la rose surtout au départ, par la suite la bande dessinée devient plus politique. À regret.
Si la bande dessinée dans le cadre de son enquête arbore un aspect cartésien, le fantastique n’est jamais loin. Tout comme pour les contes du Korrigan, on a de nombreuses références au petit peuple, mais aussi aux légendes celtiques. De nombreuses planches nous racontent des batailles passées, des histoires de dieux et de déesses. Bande dessinée plutôt réussie même si je la trouve plutôt longue. En effet, les dialogues sont riches, parfois trop, entre les éléments d’enquête et les discours sur la disparition des druides. On ne va vraiment pas à l’essentiel. Le dessin de Lamontagne est assez réussi même si certaines planches, notamment sur les corps sont ratées. On terminera l’ouvrage pour connaître le dénouement.


Les Bretons dans l’univers de la bande dessinée franco-belge sont une communauté assez importante chez les scénaristes et les dessinateurs. On trouve ainsi de nombreux ouvrages influencés par le folklore local. Avec les contes du Korrigan, les auteurs sont allés encore plus loin dans la démarche puisqu’il s’agit sur dix tomes d’une compilation d’histoires. Elles s’articulent autour du peuple des fées, les Korrigans et les relations qu’ils entretiennent avec les humains, bonnes ou mauvaises. En effet, les Korrigans sont des individus qui sont joueurs, mais qui savent parfois récompenser les justes. Capable de protéger une famille sur sept générations, tout comme ils sont capables d’en punir d’autres en leur faisant de mauvais tours. Par exemple, deux frères bossus jouant d’un instrument, le premier parce qu’il a animé une fête des Korrigans se voit retirer sa bosse. Le second jaloux du premier se voit hériter de la bosse de son jumeau.
À chaque histoire tout de même sa morale. On se rend compte que les individus qui ont été généreux sont protégés par les Korrigans. Souvent celui qui a été mauvais, apprend la rédemption et quand ce n’est pas le cas, il est puni. Dix tomes avec pour narrateur Koc’h. Il est le fil conducteur de l’histoire. Chaque tome représente en effet une région ou une thématique. Dans le tome deux, toutes les histoires sont en lien avec le diable, comment les Korrigans le font échouer à prendre l’âme des hommes. Un tome dédié aux sirènes puis par la suite Koc’h par en voyage jusqu’en Irlande ou en Écosse pour un nouveau folklore. On retrouvera parfois d’un tome à l’autre des protagonistes, mais dans l’ensemble les histoires sont individuelles. La multiplication des scénaristes et des dessinateurs ne pose pas de problème de cohérence. Le rythme, avec ses histoires courtes, est rapide, la lecture agréable. Une bonne occasion de découvrir le folklore breton.
Le pitch de sortilèges n’est pas forcément à faire, même si on serait tenté d’écrire, il était une fois dans un royaume lointain. L’histoire commence dans un royaume lointain avec la mort d’un roi, un bon roi. On comprend que le roi a été assassiné par son épouse qui souhaite faire monter son fils bossu sur le trône. Seulement le roi, avant de mourir, en dernière volonté, fait monter sa fille. Et c’est ici qu’on sort du cadre des légendes classiques. En effet, il y a deux royaumes, le royaume d’en haut et le royaume d’en bas, équivalent au royaume des enfers.
Le prince des enfers va de temps en temps faire un tour dans le royaume d’en haut. C’est lors d’une de ses sorties qu’il s’éprend de la princesse, toute aussi noble et pure que son père. On retrouve avec sortilèges, le trait caractéristique de Munuera, un dessin qui fait penser à Disney. Sortilèges, malgré son histoire qui semble classique, est particulièrement originale. La bande dessinée détonne en effet par la panoplie de personnages tous en lien les uns avec les autres et des événements parfois saugrenus qui peuvent se produire. Par exemple, pendant que le prince d’en bas se promène en haut, sa petite sœur prend le pouvoir. Il s’agit d’une petite fille qui martyrise les démons. Des personnages amusants, souvent ridicules, empruntés aux contes. Une histoire qui nous entraîne on ne sait pas trop où. Un dessin magnifique, sortilèges est une bande dessinée… envoûtante !
En vrac
J’ai lu aussi grossir le ciel dont le pitch est trop difficile à faire. Un homme qui vit dans l’isolement à la campagne et dont la vie va basculer. C’est plutôt prenant avec une mise en page dans lesquels on a que du gris et du rouge… pour le sang. Hitomi, une histoire qui se déroule au Japon médiéval. Une jeune fille est à la recherche de l’assassin de sa famille, un homme au visage noir. Elle recherche ce samouraï à travers tout le pays et fini par retrouver cet homme déporté d’Afrique devenu Rônin. Elle finit par devenir son élève. Une bande dessinée plutôt réussie avec quelques « leçons de vie », surprenante pour une bande dessinée assez classique.
J’avais évoqué l’excellent gagner la guerre, j’ai lu Janua vera de Jean-Philippe Jaworski. Il s’agit d’un recueil de nouvelles dans l’univers du vieux royaume. Le narrateur de ces histoires est Benvenuto Gesufal le personnage principal de gagner la guerre. On y retrouve d’ailleurs sa rencontre avec Léonide Ducatore qui fait office de premier tome de la bande dessinée éponyme. C’est un livre qui est très étonnant de cohérence avec son histoire. J’entends par là que de nombreux personnages de gagner la guerre apparaissent dans Janua vera sans aucune fausse note. On sent quand même une véritable maîtrise de son univers. Je dois lire le chevalier aux épines qui apparaît aussi ici, j’ai presque hâte de vérifier si tout fonctionne.



Mémoires d’Alexandrie – Herophile semble être une série de bandes dessinées sur des personnages atypiques de la Grèce Antique. Herophile, même si le personnage est romancé d’après l’auteur aurait été le premier à se livrer à des autopsies pour comprendre le fonctionnement du corps humain. Quarante huit pages à peine pour ce personnage, on comprend que c’est assez rapide et qu’on n’a pas le temps de s’éterniser sur les détails. On comprendra comme on peut s’en douter, dans un monde polythéiste où le religieux est omniprésent, un homme qui joue avec des corps est particulièrement mal vu. Très joli dessin, album agréable mais qui n’apprend pas grand-chose.
Tout le bleu du ciel est l’adaptation en bande dessinée du roman éponyme de Mélissa Da Costa vendu à plus de 1.2 million d’exemplaires. C’est l’histoire d’un jeune homme atteint d’un Alzheimer précoce qui cherche quelqu’un pour faire un dernier voyage. Joanne, une jeune femme mélancolique se présente et c’est parti pour faire un tour de France en camping-car. Si la situation d’Émile paraît claire avec une dégénérescence tout au long de l’album, Joanne quant à elle cache un lourd secret. Il serait mentir de dire que la lecture de tout le bleu du ciel n’est pas agréable. L’ensemble est tout de même prévisible, vraiment fleur bleue (du ciel) et ne réinvente en rien le style de l’histoire d’amour sur fond de drama.
À la poursuite de Jack Gilet nous entraîne dans le far west sur les traces d’un bourreau qui s’est spécialisé dans la pendaison des animaux. Ce n’est pas la première fois qu’on voit le phénomène en bande dessinée du jugement d’animaux. Il y a d’ailleurs une référence à une truie qu’on veut pendre habillée en femme devant les autres truies et devant les femmes, pour montrer l’exemple. Comme on peut le voir sur la couverture, Jack Gilet va être confronté à la pendaison d’un éléphant. Bande dessinée classique qui illustre l’absurdité des hommes.


