Je propose souvent des solutions informatiques. Je pense qu’il est important de faire un retour pour faire le point. Ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne plus, ce qui risque aussi de ne plus fonctionner. Voici ma stratégie informatique en ce mois d’octobre 2024.

Dans l’attente de la fibre optique

La fibre optique sera certainement déterminante et explique ma stratégie informatique d’octobre 2024. En effet, on verra dans le paragraphe d’après que je suis en dual boot avec mon ordinateur. Avec la fibre optique, je pourrais envisager des services de streaming pour le jeu vidéo. Je n’ai pas étudié la question et il apparaîtra peut-être qu’il faudra du Windows impérativement. Mais comme je n’ai pas la fibre… De la même manière, les limitations pour le serveur domestique, l’utilisation de l’ADSL étant particulièrement frustrante.

Pour la petite histoire, les problèmes de la liaison fibre avec ma copropriété dure depuis 2020. Tout est prêt, il n’y a plus qu’à. Cela fait donc quatre ans que nous attendons le raccordement. Orange renvoie vers la société Sotranasa qui renvoie vers la mairie. Il s’agirait d’un poteau manquant pour faire le raccordement de notre secteur. Nous avons largement relancé notre syndic, en vain, nous avons changé de syndic et nous sommes désormais raccordables sur demande d’après la carte de l’ARCEP … quand on sait que la demande date de 2020, je reste songeur. ARCEP qui en passant n’a jamais répondu aux mails et aux demandes faites sur leur site.

L’affaire est loin d’être finie. En effet, je pense que les histoires de poteau manquant ne sont qu’un prétexte par rapport à la liaison aérienne. Mon fil téléphonique actuellement entre au niveau 1 de ma maison et c’est le cas pour tous les copropriétaires. Ça veut dire l’usage d’une nacelle pour une installation complexe. J’attends de voir avec grande impatience le gars qui va venir poser la fibre chez nous. À suivre.

Une liaison aérienne

Un ordinateur qui reste en dual boot.

Voici ce que me raconte la commande. Je suis donc sous Linux Mint depuis plus d’un an avec un dual boot sous Windows 11. Si pendant des années, j’ai été joueur console, j’arrive à stabilité avec le PC. Je trouve que pour les jeux, c’est plus économique si bien sûr, on évite les triples A qui nécessitent de grosses configurations. Avec les jeux du moment, j’ai envie de dire que ça va.

Pour l’instant la distribution Linux Mint est satisfaisante. Pas de bricolage, pas de difficulté particulière, l’ensemble des logiciels est disponible entre le système et les flatpak. Ce qui est plus préoccupant, c’est Windows 11 voué à disparaître au profit de Windows 12. Même si cela peut paraître tôt de se préoccuper de la fin de 11 quand 12 n’est pas terminé, il y a quelques raisons à réfléchir à cette anticipation. 11 est un échec, 12 arrivera donc certainement plus vite, et 12 sonne bon l’intelligence artificielle. Il y a donc un impératif commercial derrière tout ceci. On peut éventuellement espérer que Valve fasse encore mieux pour les jeux de demain qu’actuellement pour en finir avec Windows.

Le secteur du jeu vidéo va mal et c’est bien fait pour lui.

On sait que le secteur du jeu vidéo est en crise et ça peut se comprendre assez facilement. Le prix des jeux, le prix des consoles, le prix des services. L’aspect financier fait largement partie de l’équation, on n’y échappe pas sur PC avec le prix du matériel. Des cartes graphiques d’entrée de gamme à 200 € pour à peine jouer en 1080p en faible qualité. L’argent n’est pas tout, le nombre de jeux, la qualité, l’originalité, c’est plutôt mauvais. Comme dans de nombreux secteurs, il faudra arriver à une rationalisation. Pas sûr dans ce cas qu’elle aille dans le bon sens. Entre un nouveau Call of ou le dernier Fifa, et une nouveauté osée, il y a de fortes chances que les studios restent dans leur zone de confort. Difficile de les blâmer, car ce sont aussi les attentes des joueurs.

À noter qu’au moment où j’écris ces lignes, Halls of Torment vendu à 4.99€ a franchi le cap du million de ventes. Preuve qu’on peut jouer à ce prix. Bon, on est d’accord, ce n’est pas Elden ring.

Trop de services en ligne, tuent les services en ligne

Cela fait depuis le mois de juillet que je n’ai plus de réseaux sociaux. Je n’ai pas l’impression de rater grand-chose. J’ai l’impression de moins passer de temps à regarder des vidéos idiotes ou de perdre du temps avec des gens dont je me contente de suivre la vie de loin.

Si malheureusement il n’y avait que les réseaux sociaux pour se disperser, il y a malheureusement tout le reste. Rien que pour le travail, à savoir le ministère de l’Agriculture, j’ai deux mails. Le ministère de l’Agriculture avec les mails educagri est totalement paranoïaque et croit que nos informations sont confidentielles. Il faut changer le mot de passe chaque année, il est nécessaire de se connecter directement au webmail, car l’imap n’est pas autorisé. Le premier point face à la masse de services de l’enseignement agricole, c’est de cloisonner complètement le privé du professionnel. Cela peut paraître évident, mais quand je vois certains collègues, pas tant que ça. Par exemple, on a la formule entreprise de Office365, on pourrait se laisser rapidement tenter par les services. J’utilise onedrive pour la synchronisation de mes fichiers de cours et l’agenda professionnel quand cela ne concerne que moi.

Arrêter de vouloir libérer tout le monde

Lorsqu’on est libriste, on a tendance à vouloir faire utiliser ses solutions à tout le monde. Appliquer des solutions à tout le monde qui ne peuvent être maintenues que par vous-même, c’est ignorer votre mortalité. Avec le service Nextcloud Lite d’o2switch, on pourrait être tenté de basculer l’intégralité du calendrier familial, les contacts, les fichiers. Je ne le fais pas. Il faut toujours se projeter en cas de décès. Cela peut sembler sordide, mais c’est une bonne ligne de conduite. Si je décède demain, cela va poser des problèmes pour rappeler qu’il est nécessaire de renouveler l’abonnement et les NDD. Je suis déjà dans la problématique puisque nous utilisons des adresses mails en lien avec un NDD dont je suis le propriétaire. Il y aura certainement une réflexion à faire plus loin.

J’ai fait le choix du compte Google que nous sommes bien « obligés » d’avoir pour nos smartphones pour le calendrier familial, c’est un problème de moins. On pourrait d’ailleurs noter le côté paradoxal de la chose. En fin de compte, l’adresse mail en lien avec le NDD existera tant que je serais en vie pour le gérer et en état de le faire. Il n’y a aucune certitude que demain Google ne vous demande pas de payer pour les services d’un Gmail. L’idéal est donc d’être plusieurs à être capable de réagir, une communauté serrée de gens de confiance qui savent faire.

En ce qui concerne les ordinateurs familiaux, j’ai arrêté de faire du prosélytisme pour des postes sous Linux, même si ça pourra se discuter avec Windows 12.

En cas de décès, c’est lui qui vient vous dépanner. Ou pas.

Nouvelle stratégie informatique en ce mois d’octobre 2024 : Nextcloud à la place de Syncthing

On me rapprochera d’anticiper trop vite, mais cette annonce m’a posé un problème : Discontinuing syncthing-android. Syncthing est un logiciel de synchronisation extraordinaire qui fonctionne sur Windows, Linux, Android et Mac. La mise en place quand on n’a jamais utilisé et un peu laborieuse, quand on a compris, en moins de dix minutes, c’est paramétré sur cinq appareils. Syncthing a l’énorme intérêt de fonctionner sans serveur, si bien qu’on peut réaliser des possibilités assez intéressantes.

Avec Syncthing, mon téléphone se synchronisait avec mon PC fixe si bien que toutes les photos prises se déchargeaient automatiquement sur mon fixe et réciproquement tous les nouveaux documents allaient sur mon téléphone. De cette façon, je pense à trier les photos et j’externalise mes sauvegardes. Il s’agit en effet d’un raisonnement que je pense pertinent. Ma maison brûle, mes documents sont toujours avec moi sur mon téléphone. Toujours avec Syncthing, je synchronise les documents de mon épouse pour stocker un backup sur mon PC. La liste est longue et non exhaustive.

L’abandon du développeur qui gérait l’application Android m’interpelle. En effet, dans le Github pour Synchting, c’est pas moins de 315 contributeurs, pour l’application Android c’est 92. Dans les faits, l’application a l’air d’être maintenue par une seule personne puisque personne ne prend la relève. Malgré le nombre impressionnant de contributeurs, Syncthing nous montre une des réalités du libre, la difficulté pour les « petits » projets. Avec les années on réalise que la diversité du libre existe, on peut le voir dans les distributions, mais la réalité c’est que les gros projets perdurent. Firefox, LibreOffice, WordPress, ou encore Nextcloud qui devient l’usine à tout faire du cloud.

Deux Nextcloud sinon rien

Comme vous l’avez compris, je vais utiliser le fameux Nextcloud Lite de o2switch pour externaliser ma sauvegarde. J’insiste sur le lite car il n’est pas anodin. Comme je l’expliquais ici, on est limité par ce qu’on peut faire. Toutefois, 150 Go de données, ce n’est pas anodin et il serait idiot de ne pas s’en servir. On en revient malheureusement au problème de fibre optique cité plus haut. Il m’a fallu quasiment 17 heures pour uploader 6 Go. Le Nextcloud qui m’est donc « offert » a l’avantage d’être en ligne en permanence, avec un accès rapide et avec des administrateurs systèmes qui le gèrent.

J’ai fait le choix de monter un second Nextcloud, interne au domicile. Je n’ai pour l’instant pas d’intérêt de mettre cette machine sur le web. La première raison, c’est pour quoi faire ? En effet, avec l’instance lite j’ai les fichiers dont je pourrais avoir besoin de partout. La seconde raison c’est qu’avec un débit catastrophique, l’usage serait particulièrement limité et frustrant. Enfin, j’ai installé mon Nextcloud en une ligne de commande sur une simple Ubuntu Server. Quid de la sécurisation ? Je ne suis pas administrateur système.

Cette machine fait donc office de serveur domestique. C’est elle qui va permettre de faire les backups avec une synchronisation simple depuis les clients disponibles sur toutes les plateformes.

On rajoutera aussi la puissance de Nextcloud qui permet de rajouter de très nombreux modules comme le mail, la synchronisation des podcasts (oPodSync est décevant).

En conclusion

  • La fibre optique va rebattre les cartes de ma façon de faire.
  • Je me focalise sur les grandes solutions de l’informatique libre pour moi et pour les autres s’ils sont capables de les maintenir.
  • Il va falloir impérativement que je forme mon épouse et ma fille sur des choses simples comme le cpanel.
  • Il faut que j’accentue la baisse du nombre de services et de matériel. Ce qui est mal engagé avec deux Nextcloud 🙂

One Comment

  1. « C’est elle qui va permettre de faire les backups »
    Pour le principe, rappel de précaution : un cloud n’EST PAS une sauvegarde. Par définition, les bourdes sont propagées. (Sauf à être très très rapide pour couper les connexions…)

    Je vais supposer que c’est un raccourci de rédaction et qu’il y a en fait une véritable application de sauvegarde derrière (genre borg & cie)

    « On me rapprochera d’anticiper trop vite ». Bah, comme d’hab , le Borne converge vers la bonne solution quelques années après l’avoir fusillée en place publique…
    Borne for ever 😉

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