DIY plus ou moins Yourself. Une maison en 2026, ep 13

Comme vous pouvez le constater le blog est en vacances. Il en a de la chance. Ceci est le dernier épisode de la saison 1 dans laquelle je vous rappelle la conclusion, il a vendu sa maison, il a réussi à s’installer dans l’autre. Ce billet est le résumé de cette période horrible dans laquelle j’ai fait huit heures par jour, sept jours sur sept avec parfois des prolongations jusqu’à une heure du matin soir. On y verra la fin des travaux nécessaires pour habiter dans la maison ainsi que la signature pour la vente de l’autre et les adieux à une maison qui nous aura tout de même bien servi durant 13 ans.

Dans le dernier billet, je posais le vinyle. Le rendu est sympa, le résultat plutôt satisfaisant même s’il a fallu faire des choix dans les découpes pour aller à l’économie. Comprenez que le vinyle n’est pas un parquet classique, si vous coupez une lèvre qui permet de faire la fixation, eh bien, vous ne faites plus de fixation. La moralité, c’est que les découpes, c’est beaucoup de déchets et pour faire de jolies alternances, il faut un nombre de paquets considérables et le produit n’est pas gratuit.

J’en profite pour vous montrer la fin de la salle d’eau du haut. Ils ont été nombreux à me dire de mettre une cabine de douche et j’ai bien fait de ne pas écouter. J’ai actuellement ma fille et ma nièce à la maison, elles arrivent à pourrir un meuble de salle de bain à deux. Sachant que désormais, je vis en bas, je vais moins en haut, cela aurait été du travail supplémentaire à réaliser.

Qui dit vinyle, dit un centimètre de plus au sol. Moralité, il faut couper les portes et les remettre. J’avais évoqué aussi dans un épisode que les anciens propriétaires avaient mis des moulures de partout, on y reviendra plus loin, si bien que vous voyez le résultat sur l’image en bas à gauche. De la pâte à bois, de la peinture et on a résultat plutôt sympa de loin. Bien évidemment, imaginer qu’il suffit de couper un centimètre et que ça passe serait trop facile. Il aurait fallu raboter plusieurs fois les portes pour avoir un résultat satisfaisant. Paradoxalement alors que c’est le haut que nous avons attaqué en dernier, c’est la partie de la maison que nous aurons fini le plus rapidement.

Comme je devais certainement m’ennuyer, je me suis attaqué à l’escalier. L’idée, c’était de poncer les marche, peindre la partie métallique et avoir un résultat correct. Le problème, c’est que nos bons bourgeois avaient rajouté du contreplaqué tout le long de l’escalier et que le contreplaqué pour le poncer, ça ne le fait pas. Pour poncer les marches et retirer l’horrible peinture marron, du décapant en gel que vous appliquez au pinceau, la spatule puis la ponceuse. On voit bien sur les photos le résultat, on voit aussi que c’est particulièrement salissant. Ce qui est intéressant donc c’est la photo numéro 2 après une tentative de ponçage. J’ai fait remarquer à mon épouse que le rendu était particulièrement médiocre et que je n’y arriverai jamais. J’ai proposé ce que je fais de mieux, à savoir exploser l’escalier.

La crainte en fait pour l’idée de tout casser c’est de ne pas avoir de garde corps derrière le contreplaqué. J’étais quasiment certain qu’il y en a un parce que dans les autres maisons que j’ai pu visiter, il y avait un garde corps. J’ai parfois des gamins qui viennent à la maison et un matin, je risque de me retrouver grand-père, il est impératif d’avoir une sécurité. En passant la main à un endroit derrière l’escalier, il manquait une planche de contreplaqué, j’ai senti les gardes corps, j’ai tout cassé.

En cassant tout, il apparaît une couleur blanche derrière l’escalier, en décapant le métal aussi. On avait décidé de mettre du blanc sur la partie métallique, nous avons donc reproduit à l’identique l’original, le même esprit qu’il y a plus de cinquante ans. C’est assez intéressant de voir que même la déco, c’est cyclique ou on a des goûts de vieux de la même génération que nos parents. J’ai passé environ cinq jours sur l’escalier, tout casser, tout poncer, tout peindre. Le rendu final est plutôt sympa et beaucoup plus lumineux comme on peut le voir aux photos numéros quatre et cinq. Dans la foulée, j’en ai profité pour rattraper le mur derrière l’escalier complètement défoncé et qui bien sûr était inaccessible.

La dernière étape que vous voyez à la photo numéro six, c’est la fin. La vitrification des marches en trois couches, pas compliqué, mais j’avais un problème de temps. Dans la journée du samedi 8 on a passé la première couche à 14 heures, une couche toutes les quatre heures. Afin d’optimiser, j’ai fini dans la nuit de samedi à dimanche à minuit et demi, j’ai fait les trois couches pour me lever à 5 h 15, car j’ai ma nièce qui travaille cet été à la boulangerie. Je ne la laisse pas avant six heures seule dans les rues du village avec les gens ivres qui rentrent de boîtes. C’est un aspect que je n’ai pas évoqué, mais imaginez le petit bonus avec des semaines de plus de soixante heures de travaux. La course contre-la-montre, au bout de 24 heures, on peut marcher en chaussette, au bout de 48 heures poser des meubles donc marcher dessus en chaussure propre. Le produit est sec au bout d’une semaine.

Dans les travaux qui me chagrinaient, il y avait les portes pour séparer la chambre du salon. Petit rappel. On a monté une séparation en placo mais on a oublié de renforcer par des tasseaux de bois à l’intérieur de l’armature métallique. C’est un peu le problème de faire de gros travaux, on ne pense pas à tout. Sur le principe, un placo ça peut tenir du poids, mais peut-être pas deux portes de 32 kilos. La première partie, c’était de faire tenir l’armature métallique dans le placo sachant qu’il était impossible de fixer les énormes vis béton qui étaient fournies. Le problème, c’est que la barre n’est pas collée au mur, il y a un bout de plastique qui maintient la barre à bonne distance pour faire passer la roue. Avec une Molly M6, on n’arrive pas à rentrer dans la seconde partie de la vis, c’est trop court. Voici comment on a procédé. On a pris la Molly pour la faire expanser à l’intérieur, puis on a passé une tige filetée. Un écrou, couper au bon endroit et le problème est réglé. (Photos 1 et 2)

Pour régler le problème de la suspension, j’ai acheté des petites roulettes qu’on a fixé au bas de la porte. L’idée, c’est que le rail du haut sert de guide et que les roues portent la porte. Les petites roues ont une capacité de 8 kilos par roue, 6 roues, soit 48 kilos ça passe. Sur le principe, c’est formidable sauf qu’on n’a pas calculé un truc. Dans un des épisodes j’ai expliqué que le gars qui a fait le carrelage n’a pas fait le ragréage qu’on attendait de lui et a fait des plots de col. Le sol n’est absolument pas droit et c’est le drame que vous pouvez voir en photo 5. Vous voyez le jour monumental qui apparaît à la tentative de la fermeture des portes. Rajoutons à ça que les petites roues se prennent dans le joint carrelage et c’est encore plus le drame, ça roule mal.

J’ai payé 300 € les portes, au moment où je les pose, je suis à huit jours du déménagement, il faut prendre des décisions. Je suis très fort à ce jeu. On est parti à bricodepot, on a acheté des portes de 14 kilos soit moins de la moitié pour chaque porte et on est parti pour un système suspendu. Au lieu de tenter la chance en perçant aux endroits théoriques, on a posé les portes sur des cales pour les mettre au mieux et puis on a percé. Voici le résultat.

Les plus observateurs d’entre vous auront remarqué qu’il s’agit du même blanc cassé qui a déjà servi pour l’escalier. Forcément, je suis vert d’avoir perdu autant d’argent, de temps pour des portes, mais avec des travaux qui arrivent gentiment à 50 000 €, inutile de se poser trop de questions.

De la maison actuelle, je récupère pas mal de choses. On a acheté quelques meubles, mais pas tant que ça. Il faut dire aussi que c’est la même équipe qu’il y a treize ans si bien qu’on a tendance à refaire plus ou moins les choses. Notre chambre par exemple est quasiment identique à dans la nouvelle et dans l’ancienne maison. En récupérant certains meubles qui sont fixés, on laisse forcément pas mal de trous. Je passe pas mal de temps à reboucher, à remettre ici ou là des coups de peinture histoire de ne pas laisser un taudis aux futurs propriétaires. J’y vois une question de respect.

Un peu plus tard

Je reprends l’écriture du billet après une bonne pause temporelle. Nous avons déménagé le mercredi 12 août pendant que la France s’extasiait devant l’éclipse. J’avais fait le gros du déménagement, il ne restait que le canapé, les matelas, la machine à laver. En fin de compte, on a peu jeté, tout ou presque a été réinvesti dans la nouvelle maison, le reste a été donné. Nous avons jeté notre ancien lit qui avait été défoncé par les chattes et l’arbre à chat qui lui-même avait fait son temps.

Sans honte, j’ai fait bosser Amazon à fond. Amazon, c’est le mal, on le sait, mais par contre ça dépanne. Il faut se rappeler que s’il me manque quelque chose en bricolage, c’est Bricodepot, une bonne heure pour le déplacement et le temps de trouver. Le problème quand vous faites de la rénovation, c’est qu’il vous manque toujours quelque chose. Le prime, c’est en 24 heures dans la boîte aux lettres. Au niveau des meubles, c’est pareil, But / Conforama, les autres sont aussi devenus des marketplace avec des prix plus chers et des descriptions pas folles. Vous voyez la photo numéro 4, la dernière, un meuble d’angle. J’aime beaucoup la phrase « encore un jour sans utiliser le théorème de Pythagore », je peux vous dire que je l’ai utilisé avant d’acheter. Amazon, c’est franchement bien foutu, je pense notamment à l’IA Rufus qui permet d’avoir de nombreuses informations complémentaires.

Il y a aussi des choses sur Amazon qu’on n’imagine pas, l’arbre à chat pulvérisé a été remplacé par un modèle identique payé une soixantaine d’euros quand j’aurai payé des fortunes en magasin. Vous noterez que l’arbre a été adopté particulièrement rapidement par les trois chattes. En photo trois le meuble pour litière. On pourrait penser que c’est un gadget, mais à l’entrée, c’est quand même plus sympa quand on rentre de voir un meuble propre plutôt qu’une litière. De plus mes chattes mettent des gravillons partout, cela évite de faire le grand ménage au quotidien. Enfin, vous pouvez voir que l’électricité ressemble davantage à quelque chose avec une goulotte GTL. J’ai acheté les compléments Schneider notamment l’épanouisseur Rési9 pour le haut de la colonne que je n’ai pas vu en magasin, il aurait fallu que j’aille dans une enseigne spécialisée.

Cela fait quelques jours que nous vivons dans la maison au moment où j’écris ces lignes, je n’ai pas vu de problèmes particuliers, peut-être un oubli de bandes de joint à certains endroits. On a tellement fait que parfois, on finit par perdre le fil. La maison est fonctionnelle, répond à nos attentes, c’est un peu comme toujours, il faut voir dans le temps pour les ratés.

Le vendredi 14 avec mon beau-père, nous avons nettoyé l’ancienne maison durant plus de trois heures. On se rend compte de la saleté dans laquelle on vit quand on a retiré les meubles. Vous remarquerez en photo numéro 2 la présence des chattes pendant que je démonte les meubles. Les chattes, ça aura été une problématique pour le déménagement, on les a enfermées toutes les trois dans une pièce. Le stress pour l’une du déménagement a engendré une conjonctivite. Chouquette ma chatte borgne met du temps à s’adapter, on le savait, pour l’instant, elle n’est pas allée à l’étage et vit un peu dans un placard. Pour les deux autres, elles sont chez elles en moins de 48 heures.

J’ai entendu du grand n’importe quoi quant aux maisons, il ne faut pas oublier que cela ne reste qu’une maison. Les gens parlent d’affect, quand le ménage a été fait, j’ai disjoncté, coupé l’eau, et fait la photo des compteurs. Une maison reste un objet, un objet précieux, mais un objet tout de même. Il n’y a pas de nostalgie quand on va vers un mieux vivre, sur le principe bien sûr.

Il n’y a pas que des avantages, le fait que la résidence soit complexe et les livreurs un peu fainéants, on a réalisé qu’ils n’ont pas distribué le nouveau permis de mon épouse. Nous sommes un peu plus éloignés du centre, on verra les autres inconvénients. Pour l’heure, difficile de se plaindre de tout avoir en plus large, sur un seul niveau, d’avoir une place de parking privative. Le jardin, le silence, pour l’heure aucun regret.

Une opération financière qui n’est pas anecdotique.

Petite synthèse. La maison a été achetée à 270k à quoi on rajoute 30k de frais de notaires environs, 20k d’une enveloppe de travaux et 27k du garage qu’on a vendu. On a passé globalement 50k de travaux pour la saison 1, il y aura de l’argent supplémentaire à faire pour la saison 2 qui sera l’objet de nouveaux épisodes. Nous avons pris un prêt relai de 168k, j’avais fait un calcul pour une estimation de la vente de la maison à 240k. Nous nous sommes endettés sur 20 ans à taux de 3.20 pour le crédit qui va démarrer pour payer approximativement 950 € par mois. À la sortie l’opération sera de l’ordre de plus de 350k. Pas totalement délirant, c’est le prix auquel a été vendu deux maisons voisines qui avaient été refaites à neuf. J’ai envie de dire que ce n’est pas vraiment mon problème, la revente, on fait le calcul pour que ce soit la dernière maison. Au mieux c’est ma fille qui la vendra à notre décès, au pire, elle sera revendue pour payer l’EHPAD.

J’avais prévu un calcul comme écrit plus haut sur une vente à 240k ce qui n’était pas complètement délirant, la maison de ma voisine avait été vendue à ce tarif en mars 2024. J’ai bien fait de ne pas écouter les agences immobilières, première estimation de l’ordre de 275k, seconde estimation de 255k pour une vente qui s’est faite à 210k. On pourrait considérer que la maison s’est mal vendue, c’était pour ma part la tranche basse. Je comptais sur une vente à 230k mais le plus important, c’est que la maison se soit vendue. En effet, il aura fallu un an pour la vendre, j’entends entre le dépôt de l’annonce et la signature qui doit avoir lieu le mardi 18 aout. Le seul critère que j’avais demandé pour le crédit relais, c’était d’avoir deux ans, et j’ai bien fait, car cela aurait été beaucoup plus tendu. La maison s’est vendue au bon moment, on a fini les travaux intérieurs avec dix jours d’avance. C’est très peu, surtout avec une forte accélération vers la fin.

La mauvaise vente reste toutefois discutable. Je suivais sur internet, « se loger », « le bon coin », « bien ici », les maisons présentant des surfaces similaires aux nôtres dans un ordre de prix similaire. Elles sont toutes à vendre un an après. Ma voisine a finalement vendu sa maison au bon moment, nous sommes dans une véritable crise immobilière. Mon agent immobilier qui est devenu un « ami », il m’a fait acheter la maison actuelle et vendu l’ancienne me disait que la saison était catastrophique avec des refus de dossier y compris pour des petites sommes. Beaucoup de choses à acheter sur mon village, des maisons, des fonds de commerce, la saison a été mauvaise et ça se comprend. Qui a aujourd’hui envie de manger en terrasse quand il fait 40° dehors, qu’il faut éviter les incendies et que tout coûte cher. Nous sommes à un tournant touristique qu’il va falloir prendre.

Fin de la saison 1

J’avais prévu d’aller jusqu’à la signature pour cette fin de saison 1, mais le notaire n’a finalement que peu d’intérêt. J’ai réussi à me poser devant mon PC pour modifier le billet sur la fibre et écrire la fin de celui-ci. Je ne vais pas encore retrouver une vie normale, mais je vais devoir lever le pied si je veux survivre à la rentrée qui arrive dans deux semaines. C’est pour ma part quasiment dix mois non-stop, et pas mal de fatigue à récupérer. Néanmoins, il y a quelque chose dont j’ai la certitude et ça se résume à cet extrait de bref 2 :

Il faut savoir que si on ne fait pas les choses vites, on ne les fait pas. La saison 2 arrive donc sur vos écrans assez rapidement avec des extérieurs, une transformation de barbecue en cabanon, une avancée de baie vitrée et bien d’autres travaux encore. À très vite.

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