DIY plus ou moins Yourself. Une maison en 2026, ep 10

Je vais vous expliquer comment quelque chose de simple peut devenir rapidement compliqué. C’est le problème de la rénovation.

On avait hésité à mettre un faux plafond ici, mais on ne l’a pas fait pour deux raisons. La première, c’est qu’on n’en avait pas la nécessité sinon esthétique pour avoir un plafond bien propre. En effet, nous n’avons pas d’électricité qui doit passer par le plafond comme on l’a fait pour la salle de bain et le couloir si bien qu’il n’y a rien à cacher. La seconde, c’est qu’on a bien dégusté pour monter les plaques malgré le lève plaque et qu’entre refaire une infinité de bandes de joints et peindre les poutres, on a préféré peindre les poutres.

Il faut donc prendre en considération ces poutres pour la pose du placard en se rappelant qu’une porte de placard est à 2.47 m, les centimètres faisant réellement la différence. La poutre fait 15 cm de haut, ce qui veut dire qu’on est à 2.45 sous la poutre et à 2.60 sous plafond ce qui pose un premier problème que j’avais vu, le suivant, je l’ai complètement zappé. C’est aussi ça le problème d’être trop dans le guidon, on finit par rater des évidences. Il s’agit de portes de placard avec miroir et nous n’avons pas le matériel pour faire la découpe. L’idéal aurait été de couper les portes et de fixer sous la poutre. Dans le dernier épisode j’expliquais qu’on nous avait livré une porte qui était fendue uniquement dans le transport, il y a donc des choses avec lesquelles on ne joue pas.

Le plafond étant à 2.60, le rail a une hauteur de 4 cm ce qui veut dire qu’on est à 2.56 pour des portes à 2.47, il est alors nécessaire de combler le vide. Je reviendrai plus bas sur les stratégies et la solution. Il y a par contre quelque chose que j’ai complètement raté, c’est le fait que la poutre court le long du mur. En effet, l’idée, c’est que la porte de placard vienne se fermer sur le mur, sauf qu’avec une poutre de 7 cm, ça n’est pas possible.

Il a fallu donc y aller joyeusement avec la disqueuse et le ciseau à bois, façon sculpteur sur bois. De cette manière, on peut rentrer facilement le rail jusqu’au mur. Le second problème, c’est de trouver le système qui permet de compenser le décalage entre le plafond et le rail. Ce système existe, cela s’appelle une imposte et c’est vendu par notre ami Brico Dépôt à moins de 22 € le kit. Vous remarquerez la seconde capture, on trouve parfois des prix étonnants chez certains magasins sachant qu’on tourne effectivement autour d’une vingtaine d’euros pour un kit qui a l’air identique dans tous les magasins. Il y a quelques bricoles que vous devez savoir sur ce kit. La première chose, c’est que pour deux portes, il vous faut trois kits soit environ 65 €. La seconde, c’est que vous n’avez pas les fixations pour le rail, seulement sur le plafond. En gros si vous regardez la photo numéro 1, vous avez un pied vers le haut qui se met au plafond, un vers le bas qui se met dans le rail. Il faut donc visser à travers le métal et le plastique ce qui pour ma part n’est pas terrible, y compris esthétiquement puisqu’on va avoir des bouts qui vont dépasser.

Et la dernière chose, mais pas des moindres, c’est que le kit démarre à 13 cm. La barre qui relie les deux pieds peut être sciée, mais la taille incompressible, c’est 13 cm qui correspond à la hauteur des deux pieds. Reprenons donc depuis le début. 260 cm du plafond, on retire 13 cm, on arrive à 247 cm ce qui correspond précisément à la hauteur de la porte. Si vous rajoutez le rail du bas et un peu de hauteur de roues, on ne passe pas. La solution que j’avais envisagée dès le départ, mais que je ne trouvais pas folle, c’était de mettre une poutre sur la poutre, ce que j’ai fait en image trois. Ce qui me posait un problème, c’était le poids potentiel à faire supporter à l’autre poutre et l’aspect esthétique.

Il faut savoir qu’on s’est retrouvé le samedi matin à se retrouver avec la solution des impostes qui ne fonctionne pas et que j’ai été dépanné par mon Big Mat à qui j’offre un backlink. On avait besoin d’une poutre de 2 mètres, elles sont vendues par 5 mètres. J’ai passé un coup de téléphone, j’ai payé 25 € la poutre de 5 mètres, on me l’a sciée sur place. Il faut savoir que chez Bricoman c’est 30 € pour 4 mètres et que je n’aurais pas eu le service qui va avec. J’adopte de plus en plus la solution Big Mat qui est à huit minutes de chez moi alors que Brico Dépot il faut plutôt compter la demi-heure. Entre l’économie d’essence et de temps, le fait de faire travailler local, c’est très positif. Je commence en plus à être reconnu et j’ai droit à mon tarif négoce.

On a donc fixé la poutre avec des vis à bois de 15 cm soit 8 cm pour la nouvelle poutre et 7 cm dans la poutre originale. Il apparaît que le bois n’est pas si lourd et d’un point de vue esthétique si vous regardez bien sur la dernière photo, on a plaqué. Pour le dressing, à l’époque, j’avais acheté des éléments à monter par soi-même. Je n’avais pas gardé en mémoire un tarif exorbitant. Et pourtant le moindre caisson, c’est désormais 100 € sans aucun élément. On va donc monter assez rapidement à 500 € d’aménagement de placard pour un résultat qui reste discutable. En fin de compte, j’ai opté pour les arrivages de façon quasi-systématique. Ces produits qui sont des appels d’offre permettent de financièrement s’y retrouver. J’en ai fait de même pour les meubles de salle de bain. Avec les années, on se rend compte que rien n’est éternel et que changer un intérieur de placard ce n’est pas le bout du monde.

Le rendu est plutôt sympathique avec les portes miroirs qui vont avec. Bien évidemment j’ai dû recouper les tringles à la disqueuse et scier deux planches pour rendre le meuble compatible. Initialement ce n’était pas prévu pour, mais en regardant les plans, j’ai vu qu’il n’y avait pas de difficultés particulières pour le faire.

Dans la foulée, j’ai acheté la cuisine. Il y a treize ans pour la précédente cuisine, on avait pris de l’Ikea. J’ai lu pas mal de commentaires qui disaient que la qualité avait fortement baissé chez Ikea. Je ne sais pas. J’ai envie de dire que je verrai sur le long terme. J’étais content de la précédente cuisine, alors pourquoi changer. Je trouve tout de même leur site bien fait avec toutes les mesures possibles, les plans en ligne. Comprenez que lorsque vous regardez pour acheter quelque chose en ligne chez Leroy Merlin, Casto et les autres, c’est différent. D’une part, je pense que Brico Dépot est la dernière enseigne de bricolage à ne proposer que ses produits. Tous les autres sont devenus des marketplace, il faut donc systématiquement faire le tri entre vendu par l’enseigne et les autres. Ensuite, à titre de comparaison, j’ai regardé chez Brico Dépot, c’est largement plus cher pour certains produits, sans avoir la garantie de la qualité à la sortie. Comme dit, on verra. Après, on ne peut pas dire qu’on se soit ruiné, 1500 € frais de port compris. Nous n’avons pas pris de meuble haut, et finalement pas tant de meubles bas que cela.

Ce qui pour ma part fait la différence entre Ikea et les autres, ce sont certainement les « systèmes » utilisés pour assembler les pièces. Pour l’assemblage des tiroirs, j’ai fini sur YouTube pour se rendre compte que pour un casserolier, selon la position du tiroir, il y a une partie qui ne se visse pas de la même façon. L’optimisation est assez surprenante, il faut vraiment lire les plans de manière attentive. Une fois qu’on a compris certaines subtilités, ça va tout seul. En tout cas respect aux ingénieurs qui ont inventé ces systèmes, c’est bien fait. Paradoxalement alors que pour certaines parties tout se clipse, s’emboite aisément, pour d’autres, il est nécessaire de percer les trous par soi-même avec des gabarits.

Moralité pour qui a l’habitude de monter des meubles et du bricolage de manière générale, la réalisation d’une cuisine ce n’est pas bien sorcier.

Une fois le montage des meubles réalisé, il est temps de fixer. On pourrait imaginer qu’avec un carrelage refait à neuf et des murs de placo tout est droit, ce n’est pas le cas. Au niveau du carrelage, je ne m’étendrais pas trop là-dessus, mais si ç’avait été à refaire, je n’aurais pas pris l’artisan. En effet, le sol au départ était totalement défoncé, un sol à l’ancienne. Comme on ne voulait pas se casser la tête de faire le ragréage sur une aussi grande surface, on a pris quelqu’un. Il se trouve qu’il a fait le niveau à la colle. Et le problème, c’est qu’avec parfois de très grands écarts, il a laissé des trous, il a fait des plots de colle. On s’en est rendu compte quand on a cassé un carreau par inadvertance. On est donc avec un carrelage qui a des trous d’air, mais qui en plus n’est pas vraiment droit sur toute la surface. Nos placos suivent les murs qui n’étaient pas droits non plus.

Moralité, pour chaque meuble, il faut mettre au niveau et la découpe du grand plan de travail sous la fenêtre ne s’est pas fait en un seul coup. Pas de difficulté particulière, seulement de la rigueur. À la sortie, il y a tout de même la satisfaction de ne pas s’être trop raté dans les calculs. Il est toujours amusant de se dire qu’on est face à des populations de gamins qui vous expliquent que les maths ne servent à rien, pourtant on passe son temps à calculer. Alors effectivement, c’est du calcul de base et j’ai encore passé une journée sans utiliser le théorème de Pythagore ou de Thalès. Mais grâce à ce que je me suis bouffé en raisonnement, ça force nécessairement la logique.

Vous noterez sur la photo numéro 5 que j’ai un bipper (de mon beau-père) et pas un Némo plein à craquer de cartons. Ça ne se voit pas forcément sur les photos, notamment quand on regarde l’état des escaliers, mais ça devient de plus en plus propre.

Comme nous avions un ensemble un peu trop homogène, on a fait le choix d’une faïence rigolote avec des carreaux de toutes les couleurs. Quand on regarde la cuisine, vous voyez le câble électrique épais, c’est celui de l’alimentation de la cuisinière. C’est un choix de vie, jamais d’encastré. La moralité, c’est qu’on faïence vers le bas pour nettoyer facilement les projections. Dans mes calculs pour le positionnement des meubles, il aurait été impossible de mettre un meuble d’angle, c’est pour cela que vous voyez les pieds. La cuisinière va s’intercaler pour combler l’espace manquant, sous la prolongation du plan de travail, on mettra la poubelle et plus loin derrière, la poubelle de verre. En effet, ce n’est pas une poubelle qu’on utilise régulièrement si bien qu’on pourra tirer la poubelle de base, tirer celle pour le verre et remettre.

Dans le prochain épisode qui arrivera, je pense dans le courant du mois de juin, on devrait avoir signé le compromis de vente de la maison actuelle. Ce sera un peu l’occasion de discuter argent et du marché immobilier. Le temps file mine de rien, et on arrive à huit mois de travaux. L’AG de la copropriété arrive et il est nécessaire de faire les demandes de travaux. L’idée serait de transformer la partie terrasse ci-dessous en véranda afin de faire une pièce supplémentaire de 8 mètres carrés sans perte d’ensoleillement. Comme je l’ai dit, nous parlerons argent la prochaine fois, même si le projet ne se concrétise pas, il est important de soumettre les travaux à l’AG pour ne pas se retrouver bloqué un an. À une époque, j’aurais été dans l’obligation de faire des plans avec les moyens du bord. Ici l’opération de réalisation avec Gemini de chez, c’est deux minutes montre en main.

Sur Mastodon, je lis beaucoup de gens critiques sur les IA et cela peut s’entendre. Sans en faire une utilisation intensive, sans mettre mon cerveau de côté, il s’agit quand même d’un facilitateur extraordinaire, notamment dans la création des images.

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