La terrasse ou disons l’avancée pour recevoir la baie vitrée m’aura vraiment sorti par les yeux. Dans l’épisode précédent, on se rappellera que nous avons coulé à l’arrache de façon à éviter la période de trêve estivale qui nous interdit les travaux lourds. BigMat m’avait trop livré, mais m’avait dit qu’il n’y a pas de problème pour me reprendre l’excédent. Comme précisé, nous avons coulé à l’arrache si bien que nous avons des écarts de 1 à 2 cm sur certains endroits. Nous avons prévu de rattraper avec un ragréage qui ne nécessite pas de bétonnière, ce qui fait qu’on limite les bruits. C’est le problème de bosser dans l’urgence, on fait mal. En moins de deux semaines
- Le mercredi, recevoir 2,7 tonnes. Déplacer au fond du jardin.
- Le samedi, faire la bétonnière et par la même occasion ramener une tonne restante à l’avant de la maison.
- Le mardi, déplacer la tonne pour la mettre sur le parking.
- Le dimanche, charger 250 kilos de ragréage dans la Clio, les mettre dans la maison.
En image le poids du monde sur mes épaules, sachant que seul, j’ai dû déplacer deux tonnes.





Le ragréage ne pose pas de problème particulier. Comme vous pouvez le voir en bleu, c’est le primaire d’accroche, puis on jette le produit au fur et à mesure. Il s’agit d’un produit autonivelant et autolissant si bien que sur le principe ça coule tout seul. Il est nécessaire tout de même d’accompagner un peu à la taloche pour faciliter la propagation du produit. On peut marcher dessus au-dessus de six heures, nous avons rattrapé environ 2 cm. Le 13 juillet, j’ai l’artisan qui se déplace pour faire la mesure


Toute l’eau est reliée et les évacuations sont finies, j’en profite pour nettoyer régulièrement la maison afin de faire disparaître au plus la poussière. La poussière sur le carrelage revient de façon régulière, je n’ai pas fini de nettoyer. Du fait d’avoir mis sous eau, je contrôle désormais l’évacuation. Vous connaissez mon obsession pour l’évacuation, il vaut mieux le faire maintenant que lorsque la maison va être sous tension. Durant l’été, nous serons à minima quatre à domicile. J’ai constaté une remontée de l’ancien regard. Pas bien méchant. Sur l’ancien regard, j’étais chagriné par la plaque qui refermait. Il s’agissait d’une plaque de métal avec une trappe étroite pas du tout hermétique. Il faut dire qu’ils n’étaient pas gênés par les odeurs du fait que le regard était enterré sous des dalles… Ils n’étaient pas gênés non plus avec une canalisation cassée, d’où la nécessité d’être vigilant.
On a donc retiré cette fameuse trappe de métal pour mettre une trappe en polypropylène. Il ne s’agit pas de faire le radin sur les matériaux, mais bien de se rappeler que l’ensemble sera sous une terrasse bois. Quand il faudra retirer la trappe qui sera peut-être à 15 ou 20 cm sous la terrasse, on peut difficilement faire le malin avec un couvercle béton. Le polypropylène est donc adapté même si l’étanchéité est moins bonne. Après si on ne constate rien d’anormal, on peut mettre un silicone autour qu’on pourra retirer s’il y a un problème. En effet, on n’est pas censé regarder ses canalisations tous les matins !
De gauche à droite, la plaque indésirable. Le regard sans la plaque indésirable. Dans la photo numéro trois, on voit qu’on met les canalisations dans un lit de sable avant de recouvrir. Je me permets d’ailleurs de signaler que BigMat quand on est venu nous récupérer l’excès nous a gracieusement livré les sacs de sable. Comme j’aime à le rappeler, les négoces, c’est un peu plus cher, mais le service n’as pas de prix. Sur la dernière image, le résultat presque final. Il faudra tasser avec de la terre. La terrasse en bois ce sera pour la rentrée prochaine, on aura donc deux mois pour voir comment ça circule et éventuellement faire le nécessaire avant de couvrir. Le principal toutefois, c’est d’avoir facilement accès à des trappes légères. La solution ultime aurait été de tout exploser mais avec la problématique de s’attaquer à la canalisation collective. Mauvaise idée, en conséquence.




J’évoque le nettoyage de la maison et je dois vous avouer que j’ai trouvé mon pire ennemi : le murier platane. J’ai trois muriers platanes qui sont plantés sur le terrain et ils ne sont pas stériles. S’ils ne sont pas stériles cela veut dire qu’ils font des fruits, beaucoup de fruits, des fruits qui tombent. Un murier platane pourtant, c’est bien, c’est un grand arbre qui fait de l’ombre et qui rafraîchit énormément. J’ai pris conscience que dans mon chez-moi actuel, cela fait des années que je n’ai pas mangé dehors sur la terrasse. Il fait tellement chaud dans le sud de la France depuis des années que c’est plus agréable de manger à la clim. Dans la nouvelle maison, avec les arbres, je pense que je vais pouvoir manger dehors à nouveau.
La moralité, c’est que si le murier, c’est pratique, ça fait énormément de fruits qu’on écrase et qu’on ramène dans la maison. J’ai fini par débiter l’arbre. Je profite de l’occasion pour vous montrer la face avant de la maison. Sous les bâches bleues, les lauriers qu’il faudra arracher, mais ce sera dans la saison 2. De la même manière, il faudra que je réfléchisse à remplacer les portillons qui ne sont bien sûr pas standard. Pas sûr que je puisse faire n’importe quoi et il faudra certainement demander à la copropriété. Je fais les choses dans les règles, pour l’avancée de la terrasse, j’ai fait une DP à la mairie et j’ai fait une demande au syndic. Je pense qu’il faudra que j’écrive à propos de la copropriété qui est un vrai folklore et pour laquelle je compte m’impliquer un peu. Comprenez que tout le monde a fait ce qu’il voulait sans demander d’autorisation, le jour où un vrai syndic carré reprend les commandes, ça risque de pleurer dans les chaumières.




Au moment où j’écris ces lignes, nous avons signé le compromis de vente, les dix jours sont écoulés, la vente de notre maison et donc la remise des clés doit être réalisée pour le 18 août. Il reste environ un gros mois avant le déménagement, il va falloir activer dans les travaux. L’année scolaire est désormais terminée ce qui fait que je peux davantage m’impliquer. Exit par contre des travaux toute la journée avec des températures qui avoisinent les 40 degrés. La maison reste avec une température agréable, en bas surtout, en haut, c’est plus compliqué. Concrètement, il faut aller travailler entre 6 heures du matin et 11 heures, peut-être en fin de soirée, même si après vingt heures, il fait encore très chaud.
La suite, c’est faire les finitions, il y a toujours quelque chose à finir, qu’on n’a pas vu ou malheureusement à refaire. En effet, on ne fait pas toujours dans la dentelle et parfois, on abime les choses. Par la suite, c’est le grand nettoyage de l’étage pour mettre le parquet et bien sûr un dernier coup de peinture. Une fois que le parquet est posé, on va pouvoir amorcer une partie du déménagement, notamment les choses inutiles. Mon épouse est professeur des écoles, elle possède une masse de livres assez impressionnante, c’est par là que je vais commencer. Il faut de plus se rappeler que les deux maisons sont séparées de 400 m si bien qu’il ne s’agit pas d’un déménagement avec camion et tout ce qui s’ensuit. C’est un avantage, on peut procéder par étape avec juste une remorque pour le canapé ou les lits.
Je n’avais pas montré les photos de la salle de bain et des toilettes qui sont presque finies. Le nettoyage prend un temps de dingue et la laitance revient de façon régulière, c’est un peu un jour sans fin. Le rendu reste satisfaisant.






Je continue l’écriture de ce billet puisque je n’ai pas encore franchi les 1500 mots, pour vous montrer les avancées avec le parquet qu’on a commencé à poser. Au départ, on pensait à faire un ragréage, finalement ça n’a pas été nécessaire. Ce n’est pas parfait, mais ça ne se sent pas vraiment quand on marche dessus. En outre, j’ai passé la première semaine de vacances à essayer de retirer le maximum de poussière et de bout d’enduit qui seraient collés au sol. Je vous montre quelques photos d’un sol nettoyé avec passion puis le début de la pose. Au moment où j’écris ces lignes, nous avons juste commencé et comme vous pouvez le voir, nous avons des coupes autour des portes qui sont pour le moins artistique.
Il s’agit d’un vinyle, c’est une matière plastique qui a l’avantage de se découper facilement à la scie sauteuse ou à la scie circulaire. Cela rajoute toutefois une difficulté pour nous. Comme je l’ai expliqué, il y a un arrêté municipal qui empêche les gros travaux durant la période estivale, si bien que nous travaillons avec les fenêtres fermées. Je n’ai pas le droit de mettre la clim sinon mon artisan me lapide. Il y a encore trop de poussière en suspension, ce serait un risque de la tuer en hiver en envoyant du chaud. Il fait déjà chaud du fait d’être dans le sud en période de canicule, il fait encore plus chaud du fait de travailler les fenêtres fermées. Et je pense qu’il fait encore plus chaud d’avoir un problème d’isolation dans les combles. Ce sera certainement l’objet de la saison 3, je trouve qu’il fait particulièrement chaud à l’étage.
En ce qui concerne la pose du vinyle, c’est un peu galère, je dois le reconnaître. Le système de clipsage pour laisser le moins de jour possible est une véritable horreur. Quand il ne faut mettre qu’un côté ça passe, ça commence à devenir particulièrement compliqué quand il faut en placer deux en même temps. Il semblerait que ce soit propre à notre produit, c’est la première fois que je pose du parquet.





J’écris ces lignes le 11 juillet, nous devons avoir fini avant le 18 août. Nous sommes à un mois de la fin de la saison 1 qui consistera à vivre dans la maison. J’aimerais rendre mon bien actuel le plus propre possible, en rebouchant des trous ou en mettant un coup de peinture à gauche à droite. Je pense que nous serons dans les temps, sauf incident de la vie, et je dois reconnaître que je serai content d’en finir.
Non seulement c’est une pause dans dix mois de travaux, mais c’est aussi le remboursement du prêt relais, arrêter de payer deux assurances, deux fois l’eau, l’électricité et j’en passe. Il y a une multitude de choses à faire d’un point de vue administratif, et le 18 août ce sont des gens qui sont en vacances et une proximité avec la rentrée pas terrible pour les profs. Il faudra encore respirer un grand coup.