Dans le précédent épisode j’écrivais :
Au prochain épisode qui je pense arrivera dans plusieurs mois à nouveau, on espère que les fenêtres seront arrivées, que la clim sera posée parce que force est de constater qu’on se gèle en cette période de l’année, on aura avancé dans les placos et nous ne serons pas loin de la cuisine. Ah oui, j’oubliais, on doit récupérer sous peu le vinyle pour l’étage ce qui fera un chantier de plus. Le gros est fait, il reste encore pas mal de choses pénibles à faire, pense notamment à la fin quand il faudra poncer.
On a mis un coup d’accélérateur, je vais essayer de vous présenter les avancées et les éventuels problèmes rencontrés. L’un des problèmes à résoudre va être le disjoncteur. Comme on peut le voir, le nouveau tableau est en place, pour cela il a fallu retirer l’ancien. Pour une raison qui m’échappe totalement, l’ancien tableau avait été fixé avec le disjoncteur. Quand le tableau est venu, le disjoncteur est venu. Alors forcément vu comme ça c’est un peu effrayant mais pour faire ce qu’on a à faire, ça fonctionne plutôt bien. Le problème de fond c’est qu’il faut l’intervention d’EDF pour un retrait du disjoncteur, remettre une plaque qui va bien. Le rendez-vous est fixé le second mardi des vacances. Une fois que ce sera fait, on va pouvoir commencer à faire propre et mettre les gaines dans les goulottes.




Au moment où j’écris ces lignes, nous sommes dans une phase particulièrement longue de placage. Je vais commencer par la partie qui nous aura donné le plus de problèmes l’ancienne salle de bain de l’étage. Quand vous regardez les gars sur les vidéos YouTube, on est toujours impressionné par la facilité avec laquelle ils posent des rails ou des montants. Dans cette pièce par exemple, très difficile de fixer au plafond, à certains endroits la briquette c’est du gruyère. Autre problème, on constate un dénivelé sur le plafond de 2 cm entre le début de la pièce et la fin. Vous comprenez alors que les montants ne se coupent pas en trois minutes, il faut un peu mesurer. L’autre problème mais ça on devra le subir plus tard, c’est qu’avec l’escalier en colimaçon, l’impossibilité de passer du placo par l’extérieur, il aura fallu couper des demies plaques. Il y aura donc du joint partout. Plafond pas droit, murs pas droits, la découpe des placos aura été une œuvre d’art, nous avons perdu beaucoup de temps dans cette pièce pour finalement pas grand-chose par rapport au reste de la maison. Vous noterez qu’au fond, avec la photo numéro 3, on a mis de la fibre de bois. C’est ce matériau que nous avons utilisé partout pour renforcer l’isolation. La photo du milieu, c’est avant.
Intéressons-nous maintenant à la partie gauche que nous avons mis huit heures à plaquer. Comme vous pouvez le constater, le mur est dans un état pourri. Ici, il aurait été difficile de plaquer sur des rails du fait d’avoir déjà changé les fenêtre, mais surtout parce qu’il y a la porte qui est collée au mur. Il a donc fallu coller les plaques au MAP. C’est ici qu’on fait vraiment monter le niveau de difficulté pour des problèmes en trois dimensions. En effet, il faut rattraper l’écart entre le mur (briquette rouge de cinq) et la fenêtre. On peut jouer sur l’épaisseur des plots de MAP pour coller au niveau sauf quand vous avez des vieilles coulées de béton qui trainent sur un centimètre d’épaisseur. Le résultat n’est pas extraordinaire, mais c’est réellement le mieux qu’on pouvait faire avec l’état des murs.



Les menuiseries sont arrivées et il faut dire que ça change quand même pas mal les choses, notamment l’isolation. J’avais montré à l’époque du démontage le trou béant laissé par l’absence des volets roulants. Le maçon et le menuisier se sont combinés pour retirer deux portes fenêtres, monter des murs, remettre des fenêtres. De cette façon, nous gagnons de la place qui nous permettra de faire une cuisine en L et de rajouter des meubles qui vont manquer. En effet, les deux portes vitrées ne donnaient pour ainsi dire sur rien et avec un balcon au-dessus la perte de luminosité est minime.
Dans l’ordre des photos. Pour la numéro une, on voit que la fenêtre n’a pas été mise, il reste encore l’ancienne porte fenêtre. La photo numéro deux, c’est la totale, c’est-à-dire le muret et la nouvelle fenêtre. La dernière photo, c’est la vue extérieure. Un crépi, c’est la vie, sera rajouté plus tard. Ce qui est intéressant c’est la photo 3. À la place, il y avait le volet roulant qui était HS. Le vide laissé est conséquent, mais surtout, il y avait un gros trou d’air. Le menuisier a complété avec des profils d’aluminium et bouché de partout avec de la mousse, ce qui évite les courants d’air.




Au départ, on ne pensait pas avoir la place pour plaquer les murets. Il se trouve que l’espace laissé était suffisant en grattant un peu. Nous grattons beaucoup. Voici en image la pose des rails et de l’isolant, sur la seconde image, c’est presque fini d’être plaqué. Vous noterez que la découpe de la fibre de bois est parfois franchement dégueulasse. En fait, c’est l’isolant idéal quand vous devez le glisser dans les rails comme c’est le cas dans la photo numéro 3 qui représente la future cuisine. Quand il s’agit de bourrer, ça se découpe plutôt mal. On finit par arracher à la main et remplir comme on peut. Sur la photo numéro 4, on voit qu’on a fini de placer la dernière plaque de la cuisine. On a utilisé le trou déjà réalisé pour la clim précédente pour faire passer le conduit de la hotte. Vous noterez aussi que les climatisations sont arrivées. On ne peut pas les utiliser pour l’instant, elles sont emballées dans un sac-poubelle. Avec la poussière que l’on dégage actuellement, c’est prendre le risque de les tuer.




Je vous montre les photos de l’autre côté qui sera le bureau dans un premier temps avant de devenir la chambre pour nos vieux jours. Sur la photo actuelle ce n’est pas plaqué, mais on l’a fait. De l’autre côté avec un extérieur qui va nous demander pas mal de travail. Si vous avez suivi mes aventures, l’Aude aura sévèrement ramassé entre les inondations et les tempêtes. Nous avons eu de la chance de n’avoir subi aucun dégât. La maison est surélevée, jusqu’ici tout va bien. Par contre, à la droite de la gouttière, le chemin qui permet de passer de l’autre côté de la maison s’inonde de façon systématique avec au moins dix centimètres d’eau qui ne pompent pas. L’idée générale sera de mettre une terrasse bois qui fait le tour de la maison. Bétonner ne ferait qu’accentuer le problème, et je ne suis pas sûr que ce soit plus économique. Le fait de surélever permettra d’éviter d’avoir les pieds dans l’eau, mais ça ne sera pas suffisant. Il faudra faire une tranchée afin de créer un puits sec avec du gravier. Je vais commencer à m’intéresser à la location d’une minipelle…


La salle de bain du bas a plutôt pas mal avancé, il reste peu de plaques à poser. Comme vous pouvez le voir, les arrivées d’eau ont été refaites, il ne reste plus rien de l’eau originale qui était en cuivre. On va bientôt pouvoir faire la pause du chauffe-eau et mettre l’ensemble en circuit. Toute l’eau et l’électricité sont faites, il reste un bout d’évacuation à faire. Avec l’arrivée des menuiseries, je dois reconnaître qu’on s’est un peu dispersé si bien qu’on n’a pas vraiment fini quelque chose, même si on a fait tout avancer en même temps. Il va falloir se fixer des objectifs pour avancer de façon plus concrète même si en avançant partout, on avance quand même.


Les prochaines étapes sont les suivantes :
- Finir de plaquer. On a encore pas mal de plaques à faire dont certaines plutôt techniques avec des trous pour les évacuations par exemple ou à coller au MAP avec les difficultés qu’on connaît. Il restera à la fin, les placards à monter ainsi qu’une cloison de séparation pour isoler ce qu’on appelle techniquement la « chambre des vieux ». C’est la pièce qu’on utilisera pour chambre quand on n’arrivera plus à monter les escaliers. Ce sera le bureau tant qu’on est valide et qu’on travaille.
- Finir l’étage qui n’est pas le plus long à finir. On aura perdu du temps dans le placage du point d’eau, dans les remontées d’eau et la réalisation des évacuations. Pour le reste, ce sera un gros coup de peinture, de ponçage et d’enduit. La suite sera par contre moins drôle. Avec des coulées de béton et des saignées de partout, il aurait été difficile de poser le vinyle à même ce sol. La moralité, c’est qu’on part sur du ragréage afin d’avoir un sol qui ressemble à quelque chose. Il restera ensuite à monter le sanibroyeur et le meuble dans le point d’eau.
- Le bas n’est pas non plus si loin de la fin. Quand on aura tout plaqué, il faudra jointer, poser les toilettes, poncer et peindre. Après, on pourra se lancer dans la pose de la cuisine, qui j’ai envie de dire, est accessoire par rapport au travail accompli.
Il faudra par contre et ce sera certainement une partie pas franchement rigolote, se pencher sur l’extérieur et notamment sur le lien des évacuations. L’ancienne des toilettes, la nouvelle. Il faut reprendre l’intégralité du regard, enfin du double regard, le visible et le caché. La suite, cela sera sûrement avec la vente de la maison. Si d’ailleurs, vous cherchez une maison de 86 m2 pas loin de la plage, j’ai la mienne à vendre, n’hésitez pas à me contacter si vous êtes intéressé.
On a déjà un projet d’agrandissement avec une véranda à l’endroit de la grosse baie vitrée qu’on voit sur les photos. D’une part ça permettra d’agrandir la maison, d’autre part la baie vitrée est tellement lourde que ma femme peine à l’ouvrir alors qu’elle a été nettoyée et graissée. Enfin, je pense qu’un jour le gros volet roulant va finir par rendre l’âme et le billet qu’il faudra mettre s’il faut le remplacer sera déjà le début de la véranda. Pour le reste ce seront des terrasses bois un peu de partout, une cinquantaine d’arbre à arracher qui sont les seules séparations avec les voisins et ce ne sera pas trop mal.
J’ai regardé de nombreux tutos de bricolage en ce moment, c’est toujours intéressant de voir des gens qui ont de meilleures idées que vous et davantage d’expérience. Ici, c’est un peu comme dans tous les domaines, des gens qui ont souvent quelque chose à vendre. Vous pouvez donc tomber sur des gars qui vendent des produits ou qui se vendent eux-mêmes. C’est le cas de COACHPERSODECO qui propose des vidéos sur de nombreuses thématiques. Je trouve que l’homme est très précis, pédagogique, rigoureux. Dans un genre totalement différent, mais plus drôle Taka Yaka, qui a produit pas mal de vidéos il y a 10 ans.
Il est intéressant de voir qu’on a des gens qui disent tout et leur contraire. Faut-il mouiller ou non la bande joint pour faciliter l’adhérence ? Joint papier ou joint autocollant ? En regardant pas mal de gens et en ciblant certains profils, on arrive quand même à dégager certaines opinions qui ont l’air d’être partagées par beaucoup.
Bonsoir Cyrille, quand je lis « MOUSSE » je pense au compte twitter de « Nos artisans ont du talent »
https://x.com/NosArtisansODT
Bon ok je sors par la fenêtre.
PS : plus sérieusement je reste franchement admiratif du travail réalisé dans cette maison.