Avec l’épisode précédent, nous avons globalement fini la partie diagnostic et par le fait plus ou moins les mauvaises surprises. J’expliquais que nous allions devoir faire un nouveau réseau de canalisations, suite au passage de la caméra. J’essaie d’être le plus exhaustif sur cette série de billets, y compris sur l’aspect financier. J’ai payé 250 € environ monsieur Delpuech de Narbonne Débouchage. Je mets le backlink des fois que vous habitiez dans le secteur. L’homme n’a pas ménagé ses efforts pour arracher les racines, même si c’était inutile. J’ai apprécié le fait qu’il ne me facture que le diagnostic et pas la tentative de débouchage.
Vous voyez, dans l’absolu, on peut considérer que 250 € c’est cher, mais il faut le voir autrement. Si on ne se posait pas la question, on branchait tout sur une canalisation morte. Machine à laver, douche etc. aurait fini sous la maison. Il y a un petit vide sanitaire, c’est peut-être pour cela que l’eau n’est jamais remontée, mais la maison avait tout de même une odeur en rentrant. On aurait pu mettre ça sur une mauvaise aération, mais je pense qu’avec les milliers de litres d’eau qui sont passés sous la maison, ça doit y contribuer.


Je manquais de photos la dernière fois, je me rattrape ici et c’est intéressant de comprendre comment tout peut devenir pénible et compliqué. Sur la droite, vous voyez le nouveau plymouth et le tube de PER qui permet d’avoir de l’eau. Nous n’en sommes pas encore à la construction du réseau d’eau, l’électricité devient une priorité pour les raisons que vous allez comprendre. Sur la gauche du plymouth, la nouvelle évacuation. Il faut imaginer que dans quelque temps, il y aura une série de T avec la sortie pour la machine à laver, le trop-plein du chauffe-eau, plus loin l’évacuation pour le receveur. Il est nécessaire d’avoir une pente de 1 cm pour 1 mètre afin de réaliser une évacuation convenable. On commence donc à placer le tuyau et gratter pour avoir la meilleure pente possible. Si vous regardez la seconde photo, c’est le gros plan de la première. En rouge, coupé au milieu, une goulotte d’électricité qui alimentait au moins une prise. Car ici, c’est encore un grand jeu de savoir qui alimente qui. La gaine passait sous le tuyau et donc le surélevait ce qui faisait perdre beaucoup de pente. Il fallait donc isoler la prise pour l’éliminer.
Il faut dire que l’électricité à l’heure actuelle ressemble à ça :



Si on fait abstraction du tableau qui va devoir être repris intégralement, j’attire votre attention sur la prise avec un fil qui part et qui traverse salement le mur pour alimenter une autre prise. Tout a été fait de cette façon en rajout, de la manière la plus sale possible. Rajoutons à cela la complexité de l’électricité qui circule de partout dans les murs, et ce n’est pas gagné. Il faut donc éliminer un maximum sachant qu’une partie va être intégralement refaite. Sur la dernière photo, vous pouvez observer le gros trou au niveau de la prise. On fait le constat d’une certaine fragilité au niveau des cloisons qui ont déjà été maltraitées par les anciens propriétaires. Afin d’éviter de faire des goulottes de partout, on repart sur des saignées. Les gaines passeront derrière les plinthes, du MAP, puis de nouvelles plinthes.
Démolition mens
Il faut reconnaître que si on n’a pas la capacité à se projeter sur ce que sera la maison, on pourrait rapidement tomber dans la déprime. Il apparaît en effet que chaque action entraîne plus ou moins un problème. Ci-dessous, vous voyez le retrait de deux volets roulants. Nous les retirons parce qu’ils sont morts, mais aussi parce que nous allons réduire les deux portes fenêtres en fenêtres. Derrière, je n’ai pas encore montré les espaces verts pour lesquels je vais regretter les produits Monsanto, mais on tombe directement dans la terre. Vous pouvez d’ailleurs voir un bout du yucca que je suis en train de finir à la hache à mes heures perdues. Concrètement, le fait d’avoir mis deux portes fenêtres n’a aucun sens. Le passage en fenêtre va nous permettre de récupérer du mur, et nous allons en avoir besoin puisqu’il s’agit de la zone dans laquelle nous allons mettre la cuisine. Cela nous fera un grand alignement avec un retour en forme de L.



Il faut regarder la photo numéro 2, je n’ai pas mis le détail, mais c’est un problème de plus à régler. On se rend compte qu’à l’époque quand ils ont posé les volets, ils ont mis les volets à l’intérieur plutôt que de les mettre en rénovation à l’extérieur sous le linteau. Cela sera d’ailleurs la position du prochain volet avec du solaire. Comme on peut le voir, ils ont cassé une partie de la briquette pour positionner leur volet, je vous garantis que le courant d’air est au rendez-vous. Il y a une plaque de bois plus ou moins pourrie qui était sous le coffre et qui fait passer l’air. Au départ, on pensait qu’il fallait remplir avec du béton, en fin de compte en grattant dans le plâtre, on peut poser un rail sur l’encadrement en bois de la fenêtre et poser une plaque de placo devant en remplissant d’isolant. Pour remplacer la plaque de bois, on ira chercher un bois exotique imputrescible.
On pense qu’on arrive à la dernière mauvaise surprise, et que nous allons bientôt inverser la vapeur pour rentrer dans la phase de construction. Il aura tout de même fallu quatre semaines pour tout casser et diagnostiquer. La patience, c’est le nerf de la guerre, il faut par exemple patienter entre six et huit semaines pour les menuiseries. Les mesures ont été prises dans la semaine ce qui veut dire une pose aux environs des vacances de Noël. Et c’est seulement après cette pose que nous pourrons plaquer au-dessus des fenêtres et faire la cuisine ou en tout cas la partie finale. Comprenez que je pense que si tout va bien, l’aménagement sera fini pour les vacances de février avec une partie extérieure importante à réaliser.
Parmi les choses que nous avons cassées, la cheminée.


Il y a des choses que nous ne faisons pas nous-même, c’est le cas ici, on aurait finalement pu même si c’est sans regret. En fait, il y avait deux choses qui m’ont freiné. La première, c’est qu’il fallait casser une partie sur le toit, c’est dangereux. La seconde partie, c’était l’idée d’avoir un conduit métallique dans la cheminée. Je regarde pas mal de vidéos sur YouTube et sur les cheminées, on voit pas mal de conduits métalliques qu’il faut sortir par le haut. La problématique, c’est donc un potentiel effondrement du toit et la jonction entre la partie supérieure de la cheminée et la partie basse. Il n’y avait pas de conduit métallique dans la cheminée tout en briquette. Les maçons ont eu la surprise de trouver un énorme radiateur à l’intérieur et des tuyaux en cuivre qui partaient vers le plafond. On suppose qu’il y avait un système de plancher chauffant.
Quand même refaire les placards, c’est compliqué
Dans l’épisode précédent, j’expliquais qu’il fallait faire quelque chose d’un peu gratifiant puisque nous sommes encore dans une phase de démolition. J’expliquais aussi que chez moi, en ayant récupéré les affaires du garage pour les mettre dans l’ancienne chambre de ma fille et partout ailleurs, cela devenait irrespirable. Il y a des placards métalliques, des Kazed dans deux chambres sur trois.
C’est quelque chose que je n’ai pas évoqué, mais on le voit dans les photos plus haut quand on regarde le plafond, il y a des moulures en bois sur toutes les portes, au plafond, et même sur les portes Kazed.






En arrachant les moulures, on voit cette espèce de trace jaunâtre, c’est la colle qui a particulièrement mal vieilli. Il est nécessaire de poncer, beaucoup poncer. On voit le résultat sur la seconde photo. Pour la troisième, je n’avais pas assez poncé, si bien que j’ai dû reprendre à nouveau le ponçage. Les douleurs physiques que j’avais connues il y a douze ans sont réapparues, je me réveille au milieu de la nuit avec des fourmis dans les mains. C’est une sensation assez pénible en lien avec les appareils à vibration. Sur ce coup, je n’avais pas vraiment le choix, mais je pense qu’il aurait été nécessaire d’alterner les travaux pour ne pas trop se faire mal, c’est trop tard. Pour la suite des photos, c’est le résultat final, c’est assez satisfaisant. Vous noterez que nous n’avons pas touché le carrelage à l’intérieur des placards, car il s’agit tout de même d’un placard. Le sol des pièces de l’étage sera refait avec un parquet en vinyle. Une surface garantie 25 ans et qui résiste au vomi de chat. Mes chattes ne vomissent pas souvent, mais les accidents ça arrive. Le vinyle se lave avec les produits du quotidien, plus en tout cas qu’un parquet en bois.
Ce que par contre j’ai fait à l’intérieur, c’est peindre les portes. Cela peut sembler étrange, mais voici l’explication.




Comme vous pouvez le voir avec la photo numéro deux, on a des cartons de la marque Kazed d’origine qui étaient collés à l’intérieur des portes. Pourquoi, je n’en ai aucune idée, certainement pas de l’isolation. En retirant les cartons, à nouveau des traces de colle qu’il a fallu gratter au plus. En effet, la ponceuse à l’intérieur avec des morceaux de cartons qui restent collés, ce n’est pas du meilleur effet. J’ai pris une peinture tout matériau qui adhère plutôt bien, même si le résultat est loin d’être parfait, mais nous sommes tout de même à l’intérieur d’un placard, c’est tout de même moins vilain qu’avec les traces.
Mon épouse voulait des tiroirs, j’ai donc regardé du côté des dressings complets. Dans les dressings, c’est Bricodepot qui est le mieux placé. La faute à pas de chance, Bricodepot propose des éléments particulièrement modulables avec de très nombreux aménagements pour une profondeur de 58 cm. Forcément, j’en ai 54. Rajoutons à cela que la largeur du placard limite et il a fallu que je trouve un meuble qui se recoupe. J’ai pris un modèle à 89 €, toujours chez Bricodepot qui répond au critère. Pas trop mal fait au niveau du montage, la recoupe par contre est plutôt galère et il vaut mieux être deux pour le monter notamment pour faire les nouveaux trous.
Un prochain épisode plus éloigné et plus « constructif »
Cette seconde semaine de vacances, je vais travailler une bonne partie de la semaine seul. Je ne touche pas à l’électricité et à la plomberie, j’ai commencé à m’attaquer au plafond du rez-de-chaussée qui est dans un état catastrophique. Il s’agit de deux plafonds différents, on remarquera les magnifiques moulures au milieu. Je pense que je vais les conserver, je ne trouve pas cela si vilain, au pire, je ferai sauter. J’aime bien conserver quelque chose d’historique de la maison. J’ai commencé à retirer les moulures du plafond de la photo de droite, on voit la peinture qui tombe, mais ce n’est rien par rapport aux moulures. Quand on les retire, ce sont des morceaux de plâtre qui partent avec. Il y a donc tout un travail de rebouchage qui est à faire, je vais pouvoir le faire à mon rythme.
Le problème du travail de groupe, c’est qu’on se retrouve parfois happé par le travail de l’autre. On finit par donner un coup de main et ne pas continuer sa tâche. Comme j’ai peu roulé, ma liste de podcast s’allonge, ce sera l’occasion pour moi d’avancer un peu.
Je pense que le prochain billet ne sera pas pour tout de suite, il faut que j’accumule un peu de travaux supplémentaires pour faire un billet conséquent.


Hello,
Patience, patience…. enfin moi je dirais aussi calme et surtout résilience !
Boudiou !!!
o/
Hello,
Toujours passionnant ces épisodes.
J’ai tiqué sur tes remarques concernant le ponçage. Il y a quelque temps j’avais cherché une semelle de rechange pour ma ponceuse vibrante Philips (oui, un vieux modèle …). Je n’ai trouvé que des propositions hors de prix, jusqu’au moment où un gars à Leroy merlin m’a conseillé d’acheter une ponceuse premier prix et de piquer la semelle.
Avant de dépouiller la machine je l’ai utilisée un peu. Le moteur n’a pas tenu longtemps, mais j’en arrive au point qui nous intéresse. J’ai eu beaucoup plus de sensations désagréables après l’utilisation de cette machine premier prix. Picotement dans les bras, fatigue musculaire, plusieurs jours.
Tout cela pour dire que la qualité du matériel n’est pas à prendre à la légère, même pour une ponceuse. Car on se retrouve à poncer de longs moments sur ce gros chantier. Mes deux cents …
Et est-ce que tu as localisé le raccordement à la terre de ton réseau électrique, souvent néglige…?
Chez nous il y a un placard avec une double porte, à l’intérieur j’ai fixé des portes équerres que je peux monter, descendre, en ajouter, cela supportent des planches taillées à la bonne largeur, c’est donc modulable.
A pluche et bon courage.
Ps: je rejoins Didier, il faut chercher la terre, si il y en a une, sinon faudra y penser.
Alors, le coup du radiateur dans la cheminée avec le circuit qui part pour alimenter un plancher chauffant, je ne m’y attendais pas du tout…..
Courage, j’ai donné aussi dans la rénovation lourde. Qu’est-ce que c’est bien quand tu as fini 🙂 Mais au moins, tu sauras où passent les évacuations, les câbles électriques, etc…..