Je vous avais laissé dans le précédent billet avec un véritable chantier, on a quand même pas mal avancé. L’idée, c’était de carreler assez rapidement pour pouvoir avancer la suite des travaux. On avait dit qu’on prenait quelqu’un parce que personne n’était motivé pour se faire les 50 m² du bas. En effet, le sol étant complètement défoncé, pas droit avec des trous, on a laissé la place à un professionnel. Voici la maison telle qu’on l’a laissée pour le carreleur. Vous noterez sur la première photo sur la gauche, qu’on a plaqué l’emplacement de la cheminée, il manque une bande à faire en haut. Pas vraiment dramatique, cela reste l’intérieur d’un placard. Les deux photos du dessous sont là pour montrer qu’on a commencé à mettre les rails et les montants.Toujours au niveau de la cheminée, on remarquera qu’on a bourré le conduit avec l’isolant avant de fermer. Le haut du conduit a été condamné par le maçon qui avait réalisé la démolition. L’isolant c’est pour limiter d’éventuelles fuites d’air.





Voici le résultat après le carrelage. J’ai fait les photos autour de l’escalier pour vous montrer qu’on a embauché un artiste de la coupe. Vous noterez sur la photo numéro 4, en bas à droite, qu’on a posé le receveur et donc l’évacuation qui va derrière. On est au niveau du sol, on est donc pas trop mal pour la douche à l’italienne. Le carrelage a été réalisé la semaine avant les vacances de Noël.




Noël n’est pas la période la plus propice au bricolage, ce qui fait que nous avons peu travaillé, on a tout de même réalisé quelques bricoles dont l’évacuation du dessus. J’avais déjà expliqué ma problématique de ramener l’eau en haut, de faire descendre une évacuation dans les toilettes du bas, pour un lavabo et un sanibroyeur. Voici les différentes étapes.
La première photo avait été montrée durant l’article 5. Il s’agissait de la saignée pour faire passer l’évacuation, mais aussi les arrivées d’eau. La seconde image montre le trou qui permet de passer du premier étage au rez-de-chaussée. La troisième et la quatrième photo, c’est la saignée pour aller à l’emplacement de ce qui sera le futur lavabo. On attaque à la disqueuse puis marteau burin. Je ne sais pas avec quoi ils avaient collé le carrelage, mais c’était du costaud. Pour les trois dernières photos, il s’agit de la mise en place de l’évacuation et des PER. On notera que j’ai dû élargir la saignée principale pour faire tout tenir. Les clips que vous voyez, qui permettent de faire tenir les PER sont issus du rayon électricité de bricodepot. Il existe des clips pour du 1.5 et du 2.5, pour le PER, les clips en 2.5 font parfaitement l’affaire. On a fait les tests pour voir si on avait assez de pente, tout passe, un entonnoir dans chaque tuyau et de l’eau. Bien sûr, et comme on peut le voir dans la dernière photo, on continue jusqu’aux toilettes pour l’évacuation, mais ce sera certainement dans le prochain billet.








On a donc fait passer la quasi-totalité de l’eau et de l’électricité, il était temps de faire rentrer les placos et là, il faut que je vous explique le problème.


Les placos que vous avez vu dans la maison, on est allé les chercher avec la remorque. Quelques placos c’est tout à fait jouable, cinquante placos ça devient plus compliqué. L’idée était donc de se faire livrer à domicile par camion grue. J’ai donc commencé à préparer ma commande sur Bricoman qui est le magasin le plus lisible pour les commandes, comptez 159 € de mémoire les 3 palettes puis 10€ de plus la palette. Pour le tarif, je prenais afin d’amortir la faïence, des rails, des montants et la paroi de la douche. En arrivant à l’étape finale, je vois les conditions d’accès, 4.5 mètres de largeur… Il y a 3.5 mètres de largeur au niveau de la barrière. Problème supplémentaire, au fond, un virage à 90° ou presque, particulièrement étroit. Je profite de la période durant laquelle il n’y a personne ce qui fait que l’absence de voiture plus loin permet un passage plus large. Je prends mon téléphone, et je demande tout de même, on m’explique que Bricoman ne livre pas dans les copropriétés.
Vous ne connaissez certainement pas l’entrepot du bricolage qui est installé dans des petites villes comme Narbonne. Ils ont un système que je trouve plutôt sympa, vous pouvez échanger par SMS avec une plateforme nationale et donc envoyer les photos. J’ai échangé avec quelqu’un qui a fini par me rappeler. Il me dit qu’il pense qu’effectivement son camion de 10 mètres ne passera pas au fond, mais qu’il va contacter le service transport pour savoir ce qu’on peut me proposer. J’ai trouvé le principe sympa, le gars très commerçant, mais il se trouve que Narbonne ne livre pas le samedi…
Je voyais donc le moment où on allait faire des allers-retours avec des remorques pour ramener cinquante plaques de placos, pas vraiment une situation confortable. À côté de chez moi, il y avait un magasin de matériaux qui a été racheté par Big Mat. Il s’agit d’une association de plusieurs magasins, et les prix sont plutôt convenables. Concrètement, j’ai payé 30€ de plus que si j’étais passé par Bricoman pour une facture avoisinant les 800€. Le rachat du magasin s’est effectué, le personnel a été conservé et notamment le chauffeur que j’ai croisé un lundi matin à 8h. Détail amusant, il se rappelait m’avoir livré des claustras il y a 13 ans et que j’étais prof de maths. On marque parfois les gens sans savoir pourquoi.
Le chauffeur me dit qu’il a déjà livré dans cette copropriété et qu’il passe. Petite leçon de vie tout de même, le négoce d’à côté de chez moi n’est pas vraiment plus cher et est capable de livrer où personne ne livre. Malheureusement tout n’est pas si facile, et il n’y a pas de livraison le samedi. Je vous épargne mes commentaires, mais quand même, la majorité des particuliers ne travaillent pas le samedi. Les seules personnes capables de se rendre disponible sur un chantier le mercredi après-midi : des profs !
Dans l’ordre des photos, un camion qui prend un virage bien serré, un camion qui arrive à partir, un tas de placos, l’authentique père Noël et ses gants rouge, un vidéaste d’histoire bien connu.





Pour la petite histoire, il est à noter que c’est un coup de chance que j’ai un accès au parking. Il faudra que je fasse un tour dans la copropriété pour vous montrer le dédale. Il y a en effet certaines maisons qui n’ont pas accès au parking. Du fait d’avoir échangé avec les voisins, j’ai réussi à retracer un peu l’historique. À l’époque dans les années 80, mon voisin et l’ancien propriétaire ont acheté un bout de terrain à la maison mitoyenne à la mienne. De cette manière, ils ont dégagé deux entrées sur les jardins. Si je n’avais pas ce portillon sur le parking et un chauffeur un peu dégourdi, je n’aurais pas pu faire mes travaux intérieurs ou il aurait fallu qu’on se traine tout à la main dans le labyrinthe de la copropriété.
Poser du placo ça peut se faire à deux, par contre quand c’est au plafond ça commence à devenir particulièrement tendu. Comme on connaît du beau monde, on s’est fait prêter un lève-plaque. Au départ, je pensais qu’on allait le faire à l’ancienne, avec un homme dans chaque angle et le dernier qui visse mais mon collègue m’a dit que ce serait compliqué, avec le recul, il avait raison.




Si vous regardez un peu le plafond, vous voyez qu’on a mis des fourrures accrochées à des poutres. On n’est pas vraiment convaincu que ces poutres soutiennent l’étage, mais ce qui est sûr, c’est que c’est suffisamment solide pour porter le faux plafond. La moralité, c’est que rien n’est droit, comme dans toute bonne maison des années 70 et qu’il a fallu retailler les plaques plusieurs fois pour faire rentrer. Si on avait dû lever et descendre plusieurs fois par des humains, tout aurait été beaucoup plus compliqué. Avec le lève-plaque malgré l’espace exigu, le gain de temps et d’énergie est conséquent. Le choix du faux plafond dans cette pièce et pas dans l’autre, c’est qu’on a de l’électricité à faire passer au plafond ce qui n’est pas le cas de l’autre pièce. On arrive à des hauteurs de 2.50 mètres environ ce qui reste convenable. Cela rajoute par contre du travail supplémentaire en peinture et en bandes de joint.
Au prochain épisode qui je pense arrivera dans plusieurs mois à nouveau, on espère que les fenêtres seront arrivées, que la clim sera posée parce que force est de constater qu’on se gèle en cette période de l’année, on aura avancé dans les placos et nous ne serons pas loin de la cuisine. Ah oui, j’oubliais, on doit récupérer sous peu le vinyle pour l’étage ce qui fera un chantier de plus. Le gros est fait, il reste encore pas mal de choses pénibles à faire, pense notamment à la fin quand il faudra poncer.
Cela avance ! Votre futur nid douillet se construit progressivement, cela rappelle des souvenirs de mon côté. En tout cas, tous mes vœux pour 2026, avec le futur bonheur de vivre et d’apprécier votre nouvelle maison.