Il s’agira d’un billet que je ferai remonter un peu après les corrections du mois de juillet. Nous sommes en effet dans une année charnière avec un changement de coefficient pour le DNB. En effet jusqu’à aujourd’hui, c’était 50% de contrôle continu et 50% d’examens, désormais, c’est 40 % de contrôle continu et 60% d’examens. Pourquoi cette réforme ? Peut-être, en tout cas, on l’espère, qu’une prise de conscience que donner des diplômes au rabais à nos élèves dessert tout le monde. Le niveau baisse, les élèves réussissent brillamment leurs examens avec mention, un paradoxe qu’il faut dorénavant enrayer.
Houston, on a un problème
C’est Elisabeth BORNE qui avait ouvert le bal : « On ne doit pas donner le bac à tout le monde ». En juillet 2025 alors qu’on frise 92% de réussite à cet examen, madame BORNE découvre dans la presse les consignes de bienveillance pour les candidats. Dans les grandes lignes et même si c’est un secret de polichinelle, le BAC est donné. Avec une France qui ne cesse de s’enfoncer dans les classements PISA, jusqu’à présent, on regardait du côté des enseignants. Seulement, le plus beau métier du monde qui ne fait plus envie, avec une profession qui ne se renouvelle plus, il commence à être difficile d’en rajouter une couche supplémentaire sur le bouc émissaire habituel.
Alors plutôt que de taper directement sur les élèves qui ne font rien, plutôt que de taper sur les profs qui sont à l’écœurement on a fait un choix plus générique. Sans réellement se poser la question des causes, on a dit que le niveau était trop bas et qu’il fallait le remonter. C’est ainsi que le ministre de l’Éducation nationale actuel Edouard Geffray dit : «Les élèves qui rendent des copies mal rédigées ne peuvent pas avoir le bac». Il n’y a bien sûr pas un enseignant qui n’a pas envie de taper des deux mains et des deux pieds quand on entend ça, mais dans la réalité, c’est n’importe quoi. Vous avez des élèves qui sont en BAC et qui ne savent pas écrire. Ce n’est pas maintenant qu’il faut les pénaliser, c’était avant, jamais, ils n’auraient dû se hisser à ce niveau. Et c’est ici que cela me pose un problème de fond, on est en train de changer les règles de la partie pendant la partie.
Oui nos élèves ne travaillent. Oui le niveau est catastrophique. Mais est-ce pour autant la responsabilité de nos enfants ? Certainement pas. On travaille pour soi, on travaille pour son avenir, c’étaient des paroles qu’on pouvait entendre et comprendre il y a 40 ans. Une époque où l’ascenseur social fonctionnait. J’ai fait mes études grâce à la république et à ses bourses, je pense que ça n’aurait pas été possible aujourd’hui. Les étudiants qui crèvent la dalle, ce ne sont pas les plus intelligents qui réussissent, ce sont les plus riches.

Aujourd’hui quand tu essaies d’expliquer à un gosse qu’il faut qu’il travaille pour son avenir, je trouve que c’est osé. Sur un contexte local, s’il n’est pas bien né avec une famille qui a des moyens financiers et des codes, il ne pourra pas faire d’études. Voir ses parents ramer pour des salaires de misère, essayer de boucler les fins de mois, la valeur travail en France ne paie plus. Au niveau global, la COVID, les guerres dans le monde, du cadmium à chaque repas, le réchauffement climatique, parler d’avenir, c’est presque du cynisme. Enfin, les réseaux sociaux, cet opium totalement gratuit et ses rêves de devenir influenceur, oui, celui qui va remettre la place du travail au centre de la partie n’est pas arrivé.
Et c’est d’ailleurs ici un paradoxe de plus. Nous sommes certainement, je parle pour des gens de plus de cinquante ans, des gens qui avons trop travaillé face à des jeunes qui ne travaillent plus. Il est sûrement important de trouver un juste milieu. Nous sommes donc face à une génération qui n’a pas envie de faire grand-chose, mais le problème, c’est que nous ne lui demandons rien. C’est une génération qui est persuadée que ça passe, que ça passe même au talent, et qui peut lui donner tort ? 92% des élèves qui réussissent leur BAC, 90% des élèves qui réussissent le DNB et parmi eux 80% des élèves qui ont une mention. Pourquoi travailler ? Bien sûr, quand on gravite dans le milieu, on sait que ces diplômes ne valent rien et que c’est une escroquerie, les premières victimes étant les jeunes. Le jeune qui réussit son DNB avec mention très bien, alors qu’il ne sait pas écrire une phrase simple sans faute, pourquoi lui donner tort ?
Je pense, mais je me trompe peut-être que nous nous orientons vers des temps difficiles pour nos élèves. La bascule des coefficients en est la preuve et je pense que des mesures plus difficiles vont aller dans ce sens. En mettant des obstacles, en remettant des échecs, on se dit que ça va motiver les troupes. Sur le papier, j’ai envie de dire qu’effectivement quand ce n’est pas acquis et qu’on a mangé du sable, on a tendance à devenir plus méfiant et se préparer. Dans l’absolu face à des populations qui n’ont jamais travaillé, je pense que ce n’est pas du tout gagné. Si certains vont certainement s’y mettre, à fortiori avec des parents sur le dos, d’autres vont se contenter de sombrer.
Relever l’école va prendre des décennies pour remonter ce qui a été descendu pendant des décennies. Cette très longue introduction illustre le fait que nous sommes nombreux à regarder ce durcissement apparent avec beaucoup d’attention. Dans mon entourage, personne n’y croit vraiment et on imagine déjà que la baguette magique de l’harmonisation va passer par là pour maintenir des résultats qui sont acceptables. Pas qu’elle d’ailleurs. Si je fais partie des enseignants qui pensent que désormais, il ne faut plus des 95% de réussite, je sais que des collègues ajusteront les notes pour y rester. On croit qu’un bon prof c’est celui qui a le plus gros taux de réussite, je ne crois pas. Si cette année, j’ai une masse d’élèves qui se plantent, je suis droit dans mes bottes. J’ai fait le travail, j’ai fait bien plus que le travail, mais je ne peux me suppléer aux élèves et aux familles.
Quelle différence entre le DNB PRO et général ?
Nous enseignons avec Benjamin en troisième de l’enseignement agricole. Ces classes trouvent leur équivalence dans l’éducation nationale avec les troisièmes professionnelles. La spécificité de l’enseignement agricole, c’est d’accueillir les élèves dès la quatrième, ce que ne fait pas l’éducation nationale. On notera d’ailleurs l’incohérence purement financière, le cycle 4 commence à la cinquième, nous devrions commencer à la cinquième. Cette mise à la norme entraînerait des ouvertures de classe dans tous les établissements agricoles, on sait qu’en France, on préfère mieux fermer qu’ouvrir. J’en profite aussi pour rappeler qu’un élève qui est dans l’enseignement agricole peut prétendre à partir dans n’importe quel autre établissement. C’est une confusion que font régulièrement les gens en pensant qu’un élève de troisième agricole doit partir sur une filière agricole. De nombreux élèves partent dans des filières aussi variées que la mécanique ou la boulangerie.
Par contre, ils ont un bonus de point pour aller dans l’enseignement professionnel et c’est l’une des choses suffisamment rares pour être remarqué, car c’est intelligent. Un élève qui fait le choix d’être dans l’enseignement professionnel dès le collège est prioritaire pour s’orienter vers une filière professionnelle. C’est un point à ne pas négliger. En effet, le niveau étant plus faible, les résultats sont souvent meilleurs dans l’enseignement pro/agri. Concrètement, si vous avez un enfant qui a des difficultés scolaires dans le général, il aura certainement des résultats plus faibles que s’il avait été dans le pro/agri. Il passera de plus derrière des élèves de pro/agri s’il veut faire une filière professionnelle et pour ses notes et pour son absence de bonification.
D’un point de vue référentiel et compétences, c’est globalement pareil. Le référentiel de mathématique de 3e PRO est le même que pour le général, c’est le niveau qui est un cran en dessous. La finalité reste toutefois la même, l’élève finit l’année scolaire avec le DNB, Diplôme National du Brevet. Qu’il soit général ou PRO, le diplôme est totalement équivalent. Un élève vient en quatrième de l’enseignement agricole puis en troisième pour avoir un enseignement plus pratique. Il s’oriente ensuite vers un CAP ou un BAC PRO.

Ce qui change en 2026 pour le DNB.
Voici un tableau de synthèse qui est valable pour le DNB PRO et pour le DNB Général. Bien évidemment, on note que le passage du 50/50 au 40/60 ce qui est pour ma part la principale nouveauté. L’apparition en mathématiques des automatismes est aussi une marque d’augmentation des exigences. L’automatisme, c’est soit tu le sais, soit tu ne le sais pas. Et ce qui est important, c’est la notion de savoir. Avec cette réforme de l’épreuve des mathématiques, nous ne sommes plus dans les fameux problèmes qui doivent avoir du sens, nous sommes dans la connaissance.
Plus subtil. Avec les années les problèmes d’absentéisme sont devenus de plus en plus récurrents. La question qui consiste à s’interroger sur la note à mettre à un élève qui a fait deux évaluations sur sept est devenue fréquente. Avec les nouveaux textes, on impose une note qui soit significative. On part du principe désormais que si un élève est trop absent, il va devoir présenter une grosse épreuve de rattrapage qui représentera son année scolaire. Un super gros contrôle. Et la question qui vient à l’esprit, que se passe-t-il si l’enfant ne se présente pas ? Il a droit à une épreuve de rattrapage. Et que se passe-t-il s’il ne se présente pas alors qu’il a un certificat médical ? C’est zéro. On pourrait penser que c’est une situation exceptionnelle, mais ce n’est pas le cas. C’est la première fois qu’on nous apporte une réponse à une situation qui nous est particulièrement problématique. On remarquera qu’on n’est pas dans la bienveillance, on note quoi qu’il en coûte.
Et ce n’est pas tout. Jusqu’à maintenant, nous faisions remonter les compétences qui étaient converties en notes. Ces fameuses pastilles de couleur. C’est désormais terminé, ce sont les moyennes des élèves qui remontent, et cela va être à leur désavantage dans la majorité. En gros, une pastille bleue, ça peut correspondre à 11 de moyenne. Sauf que la pastille bleue, quand elle est convertie, cela devient un 13. Le système des compétences est à l’avantage net de l’élève. Un élève qui a 2 de moyenne parce qu’il ne fait aucun effort, se retrouve avec un 5. On colle donc à une réalité et plus à une note transformée. On remarquera que dans la foulée, on détricote plus ou moins tout ce système que seuls quelques rares pédagos ont apprécié. Alors effectivement, je suis de la vieille école, celle de la note, mais les parents s’attachent seulement à la note aussi. Pourtant, ils sont désormais plus jeunes que moi. Le système est loin d’être mort. Comme on aime brasser du vent et du vide, le LSU, livret scolaire unique qui permet de suivre l’intégralité de la scolarité d’un jeune et que personne ne consulte, fonctionne encore en compétences. On continue ainsi d’alimenter quelque chose qui ne sert à rien.
| En 2025. Le contrôle continu est à 50 % l’examen est à 50 %. | En 2026. Le contrôle continu est à 40 % l’examen est à 60 %. |
| Mathématiques 100 points. | Mathématiques 20, coefficient 2. 14 points d’épreuve traditionnelle avec 2 points de rédaction, 6 points d’automatisme. Rapport de temps 20 minutes pour les automatismes, 1 h 40 pour l’épreuve classique. |
| Français 100 points. | Français 20, coefficient 2. |
| Oral 100 points. | Oral 20, coeficient 2. |
| Histoire géographie 50 points. | Histoire géographie et EMC 20 points. Coefficient respectif 1.5 et 0.5 pour un coefficient 2. |
| Bio et Physique 50 points. | Bio et physique coefficient 2 |
On notera que dans le cadre de l’enseignement agricole, il n’y a pas la technologie au choix. En fait, nous n’avons pas de technologie, elle est remplacée par l’informatique.

Le besoin de CFG
On comprend que le DNB PRO est plus facile que le général. Nous accueillons souvent des élèves qui n’arrivent pas à suivre dans l’éducation nationale et qui s’épanouissent chez nous. Pendant quinze ans, j’ai vu opérer la magie de l’enseignement agricole, des élèves cassés par le système qui revivent. Il apparaît depuis quelques années que cette magie n’opère plus vraiment. Le niveau demandé par le DNB Professionnel est trop compliqué pour certains de nos élèves. Cette complexité est à préciser. Si pour certains élèves, c’est réellement un problème intellectuel, car nous incluons des enfants avec parfois de lourds handicaps, pour d’autres, c’est un simple manque de travail.
Le manque de travail s’est accentué avec la crise COVID. Il s’agit d’un poncif, par contre, ce n’est pas apparu avec la COVID. C’est une dégradation que nous constatons depuis des années. L’explication est simple, il n’y a pas d’exigence, pas de moyen de pression sur les enfants. Les parents sont démissionnaires ou dépassés. À une époque, j’aurais été critique, si certains comportements parentaux sont discutables, réussir à faire travailler un ado de 15 ans qui ne veut rien faire tient du miracle. Nous assistons donc à des « suicides » de scolarité. Des élèves qui rendent copie blanche, qui n’essaient pas. On observe de plus en plus régulièrement des enfants à 6 ou 7 de moyenne générale sur l’ensemble de l’année scolaire. Non seulement, c’est mission impossible pour l’obtention du DNB PRO, mais c’est problématique pour l’orientation. N’oublions pas qu’en fin de troisième, c’est un mini ParcourSup qui se joue. Les meilleurs élèves sont pris dans le CAP ou le BAC PRO de leur choix. Il n’y a pas de place pour tout le monde.
Ainsi, le CFG prend son sens avec un diplôme accessible
Quelles sont les modalités du CFG ?
Pour un élève de l’éducation nationale qui passerait le CFG en étant dans le général, l’élève doit passer des épreuves écrites et un oral. Du fait d’avoir des élèves dans l’enseignement agricole, ils ne présentent que l’oral sur 160 points. Une partie contrôle continu porte sur les compétences de fin de cycle 3 sur 240 points. Les élèves sont donc évalués sur des compétences de sixième. En mathématiques et en français, évaluer les élèves n’est pas bien compliqué. Comme il existe des évaluations de CFG officielle, il suffit d’aller piocher dans des annales. Pour les autres matières, il faut évaluer l’enfant en fonction du référentiel de cycle 3.
L’oral de 20 minutes en lui-même porte sur les trois points suivants. L’élève doit présenter son oral avec un dossier de cinq à dix pages qu’il a réalisé durant l’année.
- Une présentation de l’élève assez poussée et originale. On y parle de ses forces, de ses faiblesses, de lui. Je trouve que c’est intéressant comme exercice, car il ne se limite pas à la présentation de ce qu’on fait, mais aussi de qui on est.
- La présentation des différents lieux de stage et des activités réalisées.
- La poursuite d’étude.
Enfin, le candidat répond à des questions du jury, deux personnes d’un autre établissement. Une partie « culture générale » est posée par le jury après les questions sur le dossier. Par exemple, le jury présent dans notre établissement a demandé quelles étaient les élections qui se déroulaient au moment de l’examen, il s’agissait des législatives. Des questions sur le travail peuvent être posées, mais aussi sur l’alimentation.
Quel bilan au bout de quatre ans de CFG ?
Nous avons pris le CFG avec mes collègues comme on a pu. En effet, notre direction nous a dit, on y va, et nous y sommes allés. Nous avons eu des difficultés à trouver des renseignements et c’est toute la difficulté d’être dans des établissements agricoles et de faire passer des diplômes de l’éducation nationale. À chaque fois qu’on appelle le rectorat, on passe vraiment pour des paysans. Nous ne sommes au courant de rien et n’avons pas d’identifiants usuels.
On trouve sur la toile des blogs de professeurs très engagés, mais ce n’est pas forcément ce qui nous intéresse. En effet, la particularité, c’est que nos élèves ne sont pas en SEGPA et que ces enseignants travaillent en SEGPA. Il s’agit d’un esprit totalement différent. Nos élèves sont en troisième de l’enseignement agricole avec le programme de l’enseignement agricole, mais passent un examen différent. C’est un véritable problème pour nous, et pour au moins trois points.
- Alors que les élèves ne seront pas évalués au DNB même s’ils peuvent passer les deux, nous devons faire le programme de l’enseignement agricole qui vise à passer le DNB. Demain si je fais du cycle 3 en maths dans ma classe, mon inspecteur me dira que je ne fais pas mon travail et il aura raison.
- Ainsi, nous sommes forcés à certains moments de différencier le travail. C’est donc une charge lourde pour nous sachant que le public de troisième de l’enseignement agricole n’est pas des plus simples.

Pendant quatre ans, l’expérience a été positive pour de nombreux élèves. Nous avons pu donner la chance à de nombreux élèves de passer un diplôme, de le réussir, de passer l’ASSR2, de valider PIX et d’obtenir une place en CAP. Mission accomplie. Ce qui aurait été une année à 4 de moyenne s’est transformée en une année plus paisible, plus facile, pour pouvoir souffler. Nous n’avons pas eu à essuyer beaucoup de moqueries, quelques-unes parce que les adolescents sont cruels entre eux. Les élèves se faisaient régulièrement traiter de SEGPA, mais finalement cela leur passait au-dessus de la tête, car le bénéfice était tellement important par rapport aux moqueries, que cela n’avait pas d’importance.
Depuis deux ans, nous faisons le constat que d’avoir regroupé ces élèves en difficulté était en fin de compte une mauvaise idée. Les enfants s’enferment dans une posture, se traitent eux-mêmes de SEGPA et en font le moins possible. On a donc une véritable dualité entre des élèves en grande détresse scolaire qui sont ravis du système et qui adoptent une posture de travail avec leurs petits moyens. De l’autre, des enfants qui auraient pu faire plus, mais qui au contraire vont faire le choix de tirer vers le bas et s’enfermer dans des comportements puérils. Nous sommes, je pense, arrivés aux limites du système et je pense qu’il faut revenir à l’ancienne. Un DNB pour tout le monde ou presque, ceux qui ont la volonté d’échouer, tant pis pour nos statistiques de réussite et différencier le travail pour ceux qui sont au bout du rouleau.
Dans certains établissements, on se pose moins de questions. C’est le DNB pour tout le monde et pour des élèves qui sont en difficulté, on leur fait présenter les deux examens. Je trouve pour ma part que c’est double peine. Non seulement l’élève qui est en difficulté doit préparer son DNB et son oral, mais en plus, il doit préparer son dossier de CFG et un oral.
Voici le tour d’horizon des diplômes que l’on peut passer en fin de troisième. Je rouvrirai ce post après la correction, quand on aura les statistiques nationales et que j’aurai participé certainement à la correction.