2026/04/26 : il s’agit d’une reprise d’un article que j’ai écrit en 2022. Il s’agissait à l’époque de faire remarquer l’évolution positive de la bande dessinée par rapport à des prises de position racistes, sexistes et j’en passe. Mes dernières lectures toutefois m’interpellent. Si on a quelque part résolu le côté vieille France de la bande dessinée, il y a une forme d’uniformisation de la bande dessinée qui me pose un problème. Les nouveaux paragraphes sont en rouge plus bas, j’ai modifié le titre en rajoutant le « ou pas ».
Avec Benjamin nous avons franchi le cap honorable des 40 ans, l’un plus que l’autre. Nous avons grandi avec le club Dorothée à la télé, nous avons regardé des mangas ultraviolents (Ken le survivant et l’attaque hokuto de cuisine !). Nous avons joué à des jeux vidéos gore, regardé des films d’horreurs. Les stars du cinéma sont des types qui carburent aux stéroïdes, des hommes forts qui ne pleurent pas, qui règlent tous les problèmes à la castagne. Nous avons grandi dans une certaine forme de culture du mâle blanc dominant. Nos héros de bande dessinée s’appelaient Thorgal, Largo Winch ou encore XIII. C’est sur cet aspect culturel que j’aimerais revenir, le tournant qu’a pris la bande dessinée, un tournant salvateur.

La bande dessinée Tintin
Tintin comme Astérix faisait partie de nos lectures, et c’est un cas d’école. Un cas que j’ai déjà évoqué pour le problème Disney, un problème similaire. Souvenez-vous, nous vivons actuellement dans un monde de cancel culture ou de woke qui vise à détruire certains pans culturels. Disney met ses vieux animes sous le tapis comme la poussière, car ils sont devenus plutôt gênants. Des black face avec les corbeaux de Dumbo aux chats asiatiques caricaturaux des aristochats, certaines séquences ont particulièrement mal vieilli. Elles sont aujourd’hui considérées comme racistes avec nos codes actuels.
Voici ce qu’on peut lire sur le site tintin.com, il s’agit de l’introduction pour l’album Tintin au Congo. Ce site est la propriété de la société Moulinsart, il s’agit donc de la communication officielle.
Les Aventures de Tintin, reporter du Petit Vingtième au Congo (1931) est le reflet d’une époque coloniale et paternaliste… L’Afrique, représentée de manière naïve, reflète l’esprit paternaliste d’une Belgique colonialiste au début des années 1930.
Tintin au Congo

On comprend à la lecture de cette planche que Tintin est le blanc qui dirige, que le noir est considéré comme fainéant. Le noir est ridiculisé dans toute la bande dessinée ne serait-ce que par son langage. Pour davantage d’explications, vous pouvez vous référer à l’article de France culture.
Faut-il pour autant enterrer l’œuvre de Hergé ? Non. Elle est le témoin d’une époque et c’est avec ce type d’œuvre qu’on peut expliquer l’époque. Faire disparaître Tintin au Congo, c’est faire croire que cela n’a pas existé, c’est faire disparaître les preuves.
Nous partirons du postulat qu’une œuvre va avec son époque. Elle s’accompagne d’un contexte qui va de l’explication de l’époque à la vie de l’auteur, ce qui l’a conduit à produire son œuvre.
Bande dessinée des années 80 …
La bande dessinée franco-belge ne pourrait se résumer aux quelques séries que je vais donner ci-après. On peut facilement contre-argumenter, mais on ne peut nier ce qui suit. Parmi les séries populaires de l’époque, Thorgal (1977), XIII (1984) et Largo Winch (1990). Il s’agit de séries dont le scénario a été écrit par Jean Van Hamme. L’homme à lui seul compte 37 millions d’ouvrages vendus qui portent son nom. Quand j’évoque le succès, je pèse mes mots, Jean Van Hamme a passé aujourd’hui la main, mais ses séries continuent sans lui plus de 40 ans après.

Les trois personnages ont en commun d’être des hommes blancs. Ils sont de grands séducteurs, des guerriers et cachent leurs émotions. Ils représentent à eux seuls, tous les clichés de l’époque. Bien évidemment, on peut dire que les femmes ont une place importante dans les séries. On pense notamment au major Jones qui sauve XIII plusieurs fois, une femme de couleur de surcroît. Aaricia l’épouse de Thorgal ou Kriss sa maîtresse sont des femmes fortes. Rien que dans cette dernière phrase, on comprend qu’elles ne sont que des personnages secondaires et qu’elles confortent la position de Thorgal. Il a deux femmes. Contrairement à une Laureline où Christin et Mézières étaient visionnaires dans une relation égalitaire, on est loin du compte avec les séries de Van Hamme.
Comme je l’ai écrit plus haut, tout ceci peut être contrebalancé par des séries comme Yoko Tsuno par exemple. En effet, le personnage créé dans les années 70 est une jeune femme ingénieure qui n’est de mémoire jamais sexualisée comme c’est souvent le cas des héroïnes de bande dessinée. Elle utilise son intelligence pour régler les problèmes qu’elle rencontre.
Un futur inévitable pour nos œuvres de jeunesse
Ainsi, à l’instar d’un Tintin des années 30 qu’on considérerait comme raciste, dans quelques années, il y a fort à parier qu’on soit interpellé sur la bande dessinée des années 70 à 2000. En effet, ces hommes blancs, virils, qui séduisent les femmes en claquant des doigts, qui règlent tout par la violence ne correspondent plus à la définition de l’homme d’aujourd’hui. La bande dessinée d’hier sera certainement considérée demain comme sexiste, violente, guerrière, inadaptée à l’éducation des jeunes garçons. Elle représente une société patriarcale dont on aimerait s’affranchir.
Un virage salvateur
Quand est-ce que la bande dessinée a commencé à casser ce modèle ? Je ne sais pas vraiment. En 2014, Europe 1 à l’arrivée du salon d’Angoulême titrait le monde de la BD est-il machiste ? En 2016, on pouvait lire chez les inrocks Angoulême: une polémique révélatrice du machisme ordinaire dans le milieu de la bande dessinée. On constatait la sous représentation des femmes dans le monde de la bande dessinée.
Je pense que deux éléments ont largement changé la donne. Le manga avec des histoires plus larges, romantiques, qui touche un public beaucoup plus important dont les filles. Les asiatiques ont des héros stéréotypés, mais ont un panel beaucoup plus large de héros. On va bien évidemment trouver le héros qui règle tout à la castagne, mais aussi des perdants ou des femmes. Avec de nouveaux lecteurs, un livre vendu sur quatre est un manga en France, une bande dessinée sur deux, les futurs auteurs ont d’autres influences que le mâle blanc dominateur.

L’internet qui a cassé les codes de diffusion. Des auteurs comme Boulet se sont faits connaître grâce à leur blog, c’est le cas pour de nombreuses autrices. Une bande dessinée coûte aujourd’hui plus de 15 € l’album, cela reste donc un loisir culturel réservé à des gens qui ont des moyens financiers. Aujourd’hui de nombreuses plateformes de diffusions de manga gratuites existent comme Webtoons rendant cette culture accessible à tous.
La bande dessinée se diversifie dans ses formats, dans ses supports, mais aussi dans ses histoires et ses héros.
Des héros pour tout le monde
L’exemple de Black Panther est assez significatif puisqu’il s’agit globalement du premier super héros noir qui possède le premier rôle dans une grosse production. Plus haut j’ai évoqué principalement la place de la femme dans la bande dessinée face à un mâle dominant. Il est en de même pour tout le reste. Comment lorsqu’on est un enfant noir peut-on réussir à s’identifier à un héros, lorsque tous ceux qui vous sont proposés dans les médias sont blancs ?
Aujourd’hui les super héros sont non seulement de toutes les couleurs de peau, mais aussi avec des sexualités différentes. Le fils de superman bisexuel a fait couler pas mal d’encre virtuelle. La polémique est ridicule, cette diversité est fondamentale. Si n’importe quel gamin, quelle que soit sa couleur, sa religion ou son orientation sexuelle, arrive à trouver des modèles en qui s’identifier, c’est particulièrement positif.
La diversité qui nous est offerte aujourd’hui dans la bande dessinée est salvatrice pour les lecteurs, mais surtout pour le medium. Avec une diversification de la bande dessinée, on atteint un public plus large, de meilleures ventes. On rajoutera enfin un effet de bord non négligeable : la crédibilité.

Un support enfin reconnu
Avec du recul, quand on lit certaines bandes dessinées, y compris des grands titres, on se rend compte que les scénarios sont totalement absurdes. Si pendant des années la bande dessinée a été considérée comme un art mineur, c’est certainement pour cela. On me rétorquera que les aventures de Bob Morane ont fait rêver des milliers de gosses, c’est vrai. Toutefois, ce postulat de l’homme blanc hétérosexuel qui règle tout par la violence pour seul héro a cloisonné la bande dessinée pour un public trop ciblé. La bande dessinée a été considérée pendant des années comme un medium pour les enfants ou pour les adolescents. C’est aujourd’hui un art reconnu, à part entière, avec des auteurs qui font le choix de la bd plutôt que d’écrire un livre ou faire un film.
Maus a décroché le prix Pulitzer, de très nombreuses adaptations au cinéma de bd (Zaï zaï zaï zaï au moment où j’écris ces lignes). Les thématiques sont de plus en plus nombreuses, si la fonction première comme le divertissement reste, l’histoire, la politique, la médecine, le complotisme, plus rien n’arrête la bande dessinée.

La lutte contre le manga, certainement la base du problème
En 2023-2024 la bande dessinée représente environ un chiffre d’affaires de 500 millions d’euros. Le livre c’est 3 milliards, je ne sais pas si la bande dessinée est à l’intérieur, mais c’est à titre de comparaison. Ce n’est donc pas négligeable, mais ce n’est pas énorme non plus. Le manga représente la vente d’une bande dessinée sur deux en France même si celui-ci est en baisse depuis 2025. À la relecture de mon article, à l’époque, c’était un sur quatre, cela veut dire que le manga représente de plus en plus de place dans la bd et il en prendra demain certainement plus.
Logique, ma génération a grandi avec Goldorak, puis ça a été Dragon Ball et l’attaque des titans. Aujourd’hui, on est sûrement plus manga qu’Astérix le Gaulois. On peut s’interroger sur les raisons du succès. Je peux vous en donner quelques-unes dans le désordre :
- Le manga correspond davantage au public d’aujourd’hui. On fait dans le gore, on fait dans l’adolescent, il y a de nombreuses raisons pour un jeune de se retrouver plutôt dans le manga que dans la bd franco-belge. L’identification en premier lieu avec nombre de séries qui mettent en scène des adolescents.
- Le rapport prix, pages. À titre de comparaison, on est à 7 € pour un tome de l’attaque des titans, on est à 10.5 € pour le dernier Astérix. Pour le premier c’est 200 pages, pour le second, c’est 48. Regardez quand même l’écart.


- Et le dernier point, mais pas des moindres, le délai de parution. Prenons par exemple la série Seuls de Fabien Vehlmann et Bruno Gazzotti. Premier tome paru en 2006, le tome 16 est sorti, nous sommes en 2026. Soit 16 tomes en 20 ans. Environ 60 pages par albums soit 960 pages sur la totalité de l’ouvrage. Soit l’équivalent de cinq tomes de l’attaque des titans. La bande dessinée n’est pas terminée, on prévoit jusqu’au tome 22, à raison de 1.25 tome par an, c’est parti pour 7.5 ans pour voir la fin. Concrètement une série qui va durer sur 28 ans. Trop long et à bien des niveaux. D’une part la bd c’est cher, d’autre par qui aura la patience d’attendre 28 ans une série sans se décourager ? Enfin, face à l’industrie culturelle colossale dans laquelle on produit tellement, si on n’occupe pas le terrain, on risque d’être rapidement dépassé. C’est pour cela qu’on produit aujourd’hui beaucoup, vite et on passe à autre chose. Je ne dis pas que c’est bien, mais c’est le monde dans lequel nous vivons.
Le cas de seuls n’est certainement pas le cas le plus dramatique de la bande dessinée franco-belge. En effet, on a une régularité, un délai correct, une constance. Parfois nos auteurs ont l’air de ne pas trop se poser de question en oubliant qu’il y a des lecteurs qui attendent. Cinq ou dix ans d’écart entre deux albums, des séries inachevées, des changements d’auteur ou de dessinateur. Oui les annulations ça arrive, même chez Netflix, c’est parfois indépendant des auteurs, mais parfois ça ne l’est pas. Un auteur qui met en stand by une série pour en faire une autre, un auteur qui abandonne son œuvre, ça arrive fréquemment dans la bande dessinée franco-belge.
N’allez pas penser que je prône une industrie capitaliste de la bande dessinée. Il s’agit d’un art certes, mais d’un deal commercial entre des lecteurs et des auteurs avec une maison d’édition au milieu. La partie artistique c’est ce qui fait qu’une série comme Donjon cartonne alors qu’elle ne remplit pas les cases commerciales.
Comment rester dans la course ?
Il faut tout de même rendre à César ce qui appartient à César, à savoir que notre bon vieux dessin francophone, c’est quand même pas fait de la même manière qu’un manga. Le manga, c’est du noir et blanc, c’est un travail à plusieurs mains avec des assistants, la bande dessinée franco-belge c’est de la couleur, un seul dessinateur, c’est autre chose.
Alors comment réussir à produire plus vite sans dégrader la qualité ? Je pense, mais je trompe peut-être, ceux qui ont inventé le concept, c’est le couple Ange avec La Geste des Chevaliers Dragons. En effet, dans cette bande dessinée, on a un tandem de scénaristes, mais différents dessinateurs. Les tomes ne sont pas forcément dépendants les uns des autres à part quelques albums. On peut donc supposer que le story-board a été donné à un ensemble de dessinateurs qui ont pu avancer en parallèle. Moralité sur une période de 25 ans, 32 albums de sortis. Soit en moyenne un album tous les neufs mois ce qui montre que la formule fonctionne.
Je pense que si je ne me trompe pas, c’est Jean-Luc Istin qui a amélioré le concept avec la série Elfes. On passe désormais d’un couple de scénaristes à un ensemble de scénaristes et de dessinateurs. Le modèle de la série Elfes c’est donc cinq peuples et chaque peuple est supervisé par une équipe différente. L’astuce, c’est d’étaler les sorties bd régulièrement et de se laisser le temps d’enchaîner chacun sur le prochain tome. Concrètement, le tome 1 ce sont les elfes bleus, le tome 6 à nouveau les elfes bleus et ainsi de suite. Toujours selon mon modèle de calcul, 35 tomes pour Elfes réalisés entre 2013 et 2023 soit 3.5 tomes par an.
On comprend que la formule fonctionne mathématiquement et encore plus quand on sait qu’Istin n’en est pas resté là avec entre autre les séries nains, mages, orcs & gobelins, ainsi de suite. On a donc franchi le cap de 125 tomes sur une dizaine d’années. Nous sommes à 16 € le tome environ ce qui veut dire que cela représente la bagatelle de 2000 €.
Ce qui interpelle aussi sur le public visé. Si on suit mon introduction sur ce passage, on se dit que cette méthode permet de s’aligner sur le rythme des mangas. Néanmoins, qui a 2000 € à mettre dans un ensemble de séries de bandes dessinées. Certainement pas un ado de 15 ans. Les univers de fantasy, c’est en plus pour des gens qui ont lu, vu, le seigneur des anneaux, ce qui veut dire que la cible reste la même : des vieux. Néanmoins, je pense que la méthode doit bien fonctionner, on occupe l’espace, pour ne pas dire qu’on l’inonde.
Le prix à payer
Si vous regardez les planches ci-dessous, elles sont tirées des univers d’Istin. Les dessinateurs sont différents (j’ai pris les planches au hasard, donc je ne suis pas sûr de mon coup ^^) mais ce qu’on peut remarquer ce sont les similitudes dans le style de dessin.



Et c’est ici mon problème. Dans un donjon où tout est déjanté, on ne s’interroge pas des différents styles ce qui rend la série peu homogène. C’est d’ailleurs très courageux parce qu’on passe d’un Sfar à un Boulet ou à un Larcenet, un Trondheim pour un même univers. Je sais que pour moi le changement de dessinateur est un obstacle dans une série, il y a des types de dessins avec lesquels j’ai du mal. Le changement de dessinateur au milieu d’une série, j’ai souvent du mal avec. Afin de garder la cohérence dans l’univers d’Elfes ou de Nains, les dessins sont particulièrement similaires, trop similaires. Et cela ne s’arrête pas là. Quand on prend l’ensemble des dessins de tout l’univers de Jean-Luc Istin, on ne se rappelle ni du scénariste ni du dessinateur, on sait que c’est une bande dessinée d’Istin.
Cela veut dire qu’on relègue le scénariste et le dessinateur à l’arrière-plan. Pire, je pense qu’on les formate, qu’on impose un style de dessin et d’histoire, on nivelle. Je me souviens d’une époque où l’on avait les imitateurs de Loisel. Après la quête de l’oiseau du temps, on a eu en toute logique toute une génération de dessinateurs qui s’en sont inspirés. Une logique. Mais ça se voyait, dans les commentaires dans les forums, on faisait la critique que le dessin manquait de personnalité.
Quand vous écoutez les premières notes d’un B.B. King ou d’un Santana, vous reconnaissez directement le guitariste. Pour ma part, un dessinateur, c’est pareil. La bande dessinée franco-belge jusqu’à maintenant a su se distinguer par son originalité, la variété de ses traits, aujourd’hui, elle s’uniformise. Et de la même manière que les guitar hero ont disparu, je pense que le trait original, c’est fini. Est-ce qu’un Sfar ou un Trondheim seraient vendeurs aujourd’hui ?
Avec la masse de production en bande dessinée qui sortent et face à des histoires et des dessins qui finissent par tous se ressembler, je suis dans l’incapacité de retenir le nom des auteurs récents. Je pense que si on produit autant, c’est que ça fonctionne. Nous changeons d’époque, nous passons du dessinateur et de l’auteur stars, à l’auteur et le dessinateur qui s’effacent devant la série.
L’anonymisation des auteurs et des dessinateurs n’est pour ma part pas positive. Avec une telle production de titres chaque année, il y a de fortes chances que des albums qui sortent de la norme ne soient jamais produits, et que la bande dessinée quelque part, perde son identité.
Globalement d’accord
juste que Hergé ou d’autres ont utilisé des assistants, ont des coloristes aujourd’hui et ce n’est pas plus dit que dans les manga. Il reste des artisants bossant seuls à leur rythme, surtout quand on voit ce que touche le dessinateur (et/ou le scénariste)
D’ailleurs, on ne parle guère des salaires dans le manga par chez nous…Je n’ai pas regardé mais niveau volume, ce n’est pas forcément pareil non plus, surtout les grosses séries.
J’ai un peu de mal avec beaucoup de productions de Soleil par exemple parce que c’est pas mal stéréotypé, qu’ils font durer les séries comme des mangas, parfois, et que j’ai l’impression que ça ne va pas fort coté dessinateurs. J’ai souvent fait le choix de séries plus méconnues chez des éditeurs