La démarche qui visait à remplacer la platine explosée a démarré le 29 janvier pour trouver une issue le 2 avril. Les techniciens qui sont intervenus m’ont dit qu’entre les incendies de l’an dernier, les inondations et la tempête, ils ne savaient plus où donner de la tête. Il se trouve que le technicien qui est intervenu cet après-midi était le même que celui qui m’avait demandé de faire la saignée (voir le précédent épisode). Je lui ai dit que c’était un soulagement pour moi d’éviter de répéter une fois de plus les travaux à réaliser. Il faut savoir que j’avais un rendez-vous calé entre huit heures et midi, à 11:35, personne. J’appelle Enedis (11:37). La dame au téléphone m’explique que c’est une erreur, parce que l’équipe qui intervient n’a pas de plage horaire. Le technicien me dit qu’il a vu passer le message le matin et qu’il a fortement pensé à moi en train de poireauter pendant quatre heures pour rien. Alors, le pour rien est à relativiser, car ce n’est pas comme s’il n’y avait rien à faire.
J’ai demandé à l’IA de calculer le temps passé au téléphone : 2 h 55. Je ne compte pas le temps des mails et les trois rendez-vous en présentiel. C’est tout simplement fou. Les techs reconnaissaient que la multiplication des services était problématique, eux-mêmes avaient du mal à joindre leur chef, parfois, ils interviennent à des endroits sur lesquels ils sont déjà intervenus.
Il faut maintenant que je trouve un système de cache similaire à celui du disjoncteur pour cacher les fils, finir le tableau et mettre des grosses goulottes. Pas sûr de trouver ça dans les enseignes comme Leroy Merlin ou Brico dépot.




Au moment où j’écris ces lignes, nous finissons le placo, encore. En effet, on a réalisé la cloison qui va séparer le salon de ce qui sera le bureau dans un premier temps avant de devenir la chambre pour les vieux jours. C’est ici encore qu’on se rend compte que cette construction, c’est quand même la quatrième dimension et que rien n’est droit. On se dit qu’en montant les rails et les montants le long de la poutre, tout va bien se passer. Sauf qu’il apparaît qu’au centre la poutre est bombée. La moralité, c’est que le placo au centre dépasse un peu. Vous voyez sur l’image numéro 4, les bandes de joint ont été posées, et au-dessus par rapport à l’image numéro 1 j’ai commencé à remplir avec du MAP et tirer pour diminuer la sensation de décalage entre les deux. Sur la photo deux, vous pouvez voir la grosse équipe avec qui je réalise le chantier. Mon beau-père sur la droite et André dit l’architecte. Avec du recul, on se dit qu’on n’est pas trop mauvais puisque au maximum, nous y sommes une à deux fois par semaines.
Il ne manquera plus qu’à monter les placards et nous aurons terminé avec le placo. C’est une période qui est pénible, car c’est de la finition et c’est ce qui prend le plus de temps. Il faut poncer, remplir, poncer encore. Une fois que nous aurons fini de faire de la poussière et ce n’est pas fini, je pense aux plafonds, il faudra faire du grand ménage pour envisager de peindre.




Ceci n’est que le rez-de-chaussée, il y a masse de travail à réaliser à l’étage, mais on va quand même essayer de finir quelque chose. En effet, nous sommes partout et c’est frustrant de ne pas finir, mais quelque part, il y a un ordre dans tout cela. Après, ce sera le tour de la salle de bain quand la peinture sera terminée puis on pourra s’attaquer à l’étage. Durant l’intervention des agents d’Enedis, j’ai viré la boîte aux lettres historique. En effet, je n’allais pas traîner dans la maison pendant qu’ils travaillaient, il faisait beau, c’était l’occasion. J’ai mis un certain temps à comprendre que ce n’était pas la boîte aux lettres. La boite officielle est dans une rangée à l’entrée avec les autres, c’est un voisin qui m’a expliqué que les anciens propriétaires n’avaient jamais fait l’effort de la retirer. La masse de travail qui sera à réaliser sur les extérieurs sera aussi conséquente que celle réalisée à l’intérieur. Dessouchage, clôtures, terrasse bois, ce sera la saison 2 de cette série de billets. Je vous montre une photo de l’extérieur sur la photo 4, ça vaut quand même le détour. Alors que le terrain coûte ici une fortune, dans la copropriété on s’est fait plaisir à l’époque en se mettant un petit jardin partagé. Malgré cette image qui fait penser à la campagne, nous sommes à 100 mètres de la plage !




La douche avance. Le produit vert que vous pouvez voir est un SPEC ou Système de Protection à l’Eau sous Carrelage. On le passe en trois couches, au rouleau, comme de la peinture. Pour le reste, malgré un carrelage neuf, il apparaît que la fée du carrelage qu’on a embauché pour le faire, ragréage compris, a fait quand même la pose à l’arrache. Moralité, le sol n’est pas au niveau de partout et la première rangée est complexe à faire pour remettre de niveau. Je profite de ce paragraphe pour vous raconter la commande de la paroi de douche. J’avais une commande à passer avec des matériaux fragiles. La paroi de douche donc et des portes de placard en miroir. Au départ, c’était @benjamin qui devait venir avec sa grande remorque pour faire le transport. Toutefois, avec la route qui nous sépare des magasins de bricolage et l’état de la route, c’est potentiellement risqué. Il faut savoir qu’une paroi de douche ne doit être en aucun cas transportée couchée. Si on vous la livre couchée, vous pouvez la renvoyer, même si elle n’a pas cassé. La moralité, c’est qu’il aurait été compliqué de la prendre dans la remorque et j’ai payé 99 € de plus pour me faire livrer. J’ai passé une commande de 1200 € pour amortir. S’il avait fallu louer un camion, entre le temps, les frais, cela reste raisonnable et c’est surtout la garantie de la tranquillité.
Comme vous avez pu le constater depuis le début des travaux, rien n’est simple. À la livraison, une des portes miroir était fendue tout le long. Retour à l’envoyeur pour une nouvelle livraison la semaine d’après. Il manquera la cuisine et on a fini le gros des livraisons.



Le billet étant écrit en temps réel, nous sommes arrivés aux peintures. Pas grand-chose à signaler si ce n’est que la peinture ne pardonne pas. Le moindre défaut ressort, si bien qu’il faut à nouveau poncer ou remplir, ou poncer et remplir. On réalise qu’on a fait une poussière de dingue et à chaque fois, il est nécessaire de faire le grand ménage pour se rendre compte qu’il y a encore de la poussière. J’attire votre attention sur les deux dernières photos. En bas à gauche de la photo avec les prises, on voit une espèce de peinture qui n’est pas finie d’être poncée. Il s’agit d’une peinture plastique bien pourrie qu’on a poncé plus ou moins intégralement. Le problème, c’est que parfois en ponçant un peu fort, on arrive à une surface sur laquelle rien ne tient. Cela fait des trous. L’astuce, c’est de boucher au MAP qui lui va coller et d’enduire par-dessus.




La réalisation des placards n’est pas bien compliquée, il suffit de faire deux cloisons, enduire et peindre. Au moment de la réalisation pour une raison qu’on n’explique pas alors qu’on avait un grand soleil dans le sud de la France, rien ne séchait. Vous remarquerez le choix des étagères de garage en version un peu classe puisqu’elles sont noires. C’est un choix qui est lié à la largeur du couloir et à l’expérience. La largeur du couloir, c’est une évidence, faire un placard trop profond aurait largement diminué de façon trop conséquente le passage dans le couloir. Trouver des meubles en 30 cm de profondeur pour du rangement pour des placards, ça ne court pas les rues. De plus, ce type d’étagère reste une valeur sûre et un rapport qualité prix intéressant. L’expérience, c’est d’avoir eu des placards d’une profondeur de plus de 55 cm. D’une part les objets qui sont derrière, il faut sortir la moitié du placard pour réussir à y accéder. D’autre part, pour les objets qui sont en hauteur, cela devient rapidement inaccessible et il faut monter sur un escabeau. Je trouve que c’est un bon compromis.
À noter que les portes Brico Dépôt que j’ai achetées étaient livrées directement avec les guides et les roulettes. Si je ne me trompe pas, ce n’était pas le cas il y a plus de 10 ans.




Au prochain épisode, on aura fini la salle de bain, le bas aura été intégralement peint, le second placard arrive. La commande de la cuisine est prête, j’attends la validation de mon architecte personnel pour être sûr qu’on est bon. On compte aux environs de 1500 € chez Ikea. À noter qu’Ikea, c’est quand même pas foufou au niveau de l’interface et qu’il faut toujours penser à des options comme les poignées de porte ou les pieds et les plinthes.
Il va falloir ensuite qu’on passe à l’étage. Le travail est moins important, un peu d’enduit, du ponçage, de la peinture, un ragréage pour au moins le point d’eau du haut et du vinyle. Il faut que les travaux soient finis avant la fin du mois de juin. En effet, sur la zone des plages, nous avons l’interdiction de faire des travaux « lourds » pour ne pas gêner les touristes. Je pense que c’est jouable, il manquera peut-être quelques finitions et on arrivera à la fin de la saison 1. Si tout va bien la saison 2 ce sera la verranda et les extérieurs. Au moment où j’écris ces lignes nous sommes à sept mois de travaux. C’est quand même pas mal pour des gens qui ne travaillent qu’une fois par semaine environ. Sur cette période de vacances tout de même, je dois reconnaître que j’aurais mis le turbo pour franchir le cap des 50 heures de travaux.
J’adore le « pour ne pas gêner les touristes ». Toi tu y vis à l’année, éventuellement ton patron t’oblige à prendre les congés en août et par conséquent t’es b… é si tu veux faire des travaux chez toi. Heureusement que tu es prof.
Sacré boulot de rénovation