À la lecture de ce titre, certains qui lisent mes aventures depuis maintenant plus de 20 ans doivent avoir un petit frétillement, car ils savent que je vais évoquer le Partner. Le Partner pas seulement, mais aussi la problématique de la voiture

C’est l’hymne de nos campagnes…

Comme vous le savez, je suis sur le réseau social Mastodon, un réseau social qui est tout de même assez particulier. Savant mélange des libristes qui font tourner la boutique, de gauchistes parce qu’il faut être de gauche, de végan, et surtout de cyclistes. Les opinions sur la voiture sont tranchées, la voiture, c’est le mal, c’est aussi mal que la viande et que voter à droite. J’avais d’ailleurs participé à ce sondage qui est une illustration de la particularité du réseau social :

Mastodon c’est le réseau social qui n’a pas de voiture thermique. Il roule à vélo, il a une voiture électrique ou la chance de vivre dans un endroit dans lequel il y a des transports en commun. Alors que nous vivons à proximité de Narbonne mes enfants ont été internes sur leur lycée respectif. Oui, il y avait une ligne de bus, mais seulement pour faire les 40 km quotidien, il fallait compter trois heures de transport. Narbonne, c’est tout de même une ville de plus de 50.000 habitants, ce n’est pas le désert non plus. Je reconnais que mon mode de vie, vivre à cinquante kilomètres de mon lieu de travail est quelque part une hérésie. C’est un choix que j’assume et que je paye. Toutefois, imaginer que le monde devrait s’organiser autour de la mobilité sans voiture, c’est vivre dans la ville, la très grande ville.

À une époque, je me serais lancé dans les débats, mais en vieillissant, on regarde le chien aboyer et la caravane passer. Le citadin qui explique qu’on peut vivre sans voiture a bien raison. Oui dans une ville comme Paris avoir une voiture, c’est plus un problème qu’autre chose. Des transports en commun, des vélos, tout est possible, on trouve tout. Mais ce raisonnement est valable si d’autres ont des véhicules et des tracteurs bien polluants pour faire pousser les fruits et légumes qu’on trouve chez l’épicier bio du quartier. Il y a une sorte de déni de réalité chez certains citadins qui voudraient croire que ça tombe du ciel ou qu’on fait de l’agriculture sur le toit des immeubles. On ne peut donc pas faire vivre tout le monde dans la ville, car si tout le monde est à la ville, il n’y a plus de campagne. Pour la parenthèse, on se rappellera ce fameux monde d’après la COVID, ce fameux télétravail qu’on irait faire dans le fin fond de l’Aveyron pour vivre mieux.

Il est donc difficile de se passer d’un véhicule quand on vit à la « campagne », je n’aborderai pas la question du véhicule électrique, car seulement pour le travail, je fais environ 15 000 km par an.

La voiture, je t’aime moi non plus

Le diesel a toujours été une évidence sans vraiment réfléchir. On a toujours eu du diesel jusqu’à ce que mon épouse qui roule moins prenne une voiture essence. Nous avons toujours acheté de l’occasion à moins de 10.000€. À l’époque, en 2008 nous avions acheté un Partner avec moins de 20.000 km pour 9000€, une autre époque.

Le Partner, une légende

J’aurais gardé le véhicule pendant 12 ans, quand une poulie a lâché en sortie d’autoroute me faisant perdre la direction assistée. À plus de 220 000 km ce qui finalement n’était pas tant que ça, mais il était temps d’arrêter les frais dans tous les sens du terme. Le moteur DV6 du Partner était une cochonnerie. L’huile remontait par les joints d’injecteur par exemple. Dans les autres plaisanteries, la plus mémorable restera le bouclier de protection des durites pour la chaleur qui tapait sur un échangeur dont j’ai perdu le nom. Il apparaissait que je perdais du liquide de refroidissement, mais sans qu’on trouve l’origine. Mon garagiste de l’époque m’avait donné une leçon de vie qui reste encore valable aujourd’hui. Attendre la panne franche pour savoir d’où ça vient. Je me suis retrouvé un jour sur un parking avec une grosse flaque bleue à 30 km de mon garage. Mon garagiste a trouvé effectivement d’où ça venait. Le fameux bouclier avec les années finissait par trembler et taper sur l’échangeur pour finir par le crever. Le capteur de régime bien sûr qui faisait sauter la machine ou qui soudainement vous faisait perdre la vitesse à 130 km/h sur l’autoroute.

En 2020, j’ai acheté rapidement un Nemo qui datait déjà de 2011 ce qui montre que ça commençait déjà à se tendre dans le domaine de l’automobile. La voiture avait 60.000 km, je l’ai payée avec une petite reprise sur le Partner aux environs de 7 000 € ce qui était convenable. Sur le papier le Nemo c’était plutôt pas mal puisque j’avais un moteur à chaîne. J’aurais fait six ans de Némo. Il me reste 25 km à faire pour l’amener à vendezvotrevoiture au moment où j’écris ces lignes. Ce billet est écrit en plusieurs parties dans le temps, je raconterai plus loin la vente chez ce prestataire un peu particulier.

Je n’ai eu aucun problème avec le Nemo durant ces six ans et je l’aurais poussé à 165 000 km. Approximativement 19 000 km par an ce qui explique le titre du dernier diesel principalement. Les six dernières années ont été assez particulières avec le confinement et le décès de mon fils. Certaines périodes sans rouler et depuis deux ans, l’envie de bouger est morte. Elle reviendra peut-être, mais il faudrait rouler davantage pour vraiment rentabiliser le diesel.

Nemo, une voiture qui tombe à l’eau

Il y a de cela quelques mois, je trouvais que la voiture puait de plus en plus. Huile, carburant, ce que vous voulez. Cela ne m’a pas inquiété particulièrement puisque cela reste quand même un utilitaire et plutôt premier prix. Je me suis retrouvé avec un problème étrange, le start and stop qui dysfonctionne. Cela m’était déjà arrivé, la batterie qui théoriquement donne des signes de faiblesse. Le problème, c’est que la batterie a trois ans. En parallèle et c’est quelque chose qui m’a échappé, je me suis retrouvé avec un bip pour me dire que j’avais un problème moteur. J’ai pensé à un problème de batterie entraînant un dysfonctionnement général de l’électronique du véhicule ou un problème de masse. Je suis allé voir la société qui m’a vendue ma batterie, elle était OK, mais en prenant la tension le contact allumé, l’alternateur ne charge pas. J’appelle mon garagiste plutôt étonné, qui me dit de passer. L’alternateur est en fin de vie et ne charge plus vraiment.

En amenant le véhicule dix jours plus tard, car mon garage ne pouvait pas me recevoir avant, je me retrouve avec le voyant d’huile qui s’allume de façon sporadique. Il m’affiche une pression d’huile moteur basse et m’invite à m’arrêter sur le bas côté. Je ne constate rien d’anormal, je pense à mon ancien garage en attendant la panne franche. J’informe mon garagiste, il me dit que comme l’alternateur n’est pas au top, la batterie ne suit pas et ça commence à débloquer de manière électronique. Le raisonnement se tient.

Quand je récupère mon véhicule, je tombe sur l’employé qui me dit que l’alternateur a été changé, mais que j’ai bien un problème de pression d’huile qui n’a aucun rapport. Il me dit que le patron ne l’a pas mis au courant. Je pars avec mon véhicule, le voyant se rallume. On m’explique qu’on va partir du moins cher au plus cher. La vidange, le capteur pour commencer, puis si ça pose un problème, c’est la pompe à huile qui dysfonctionne. Le garage fait la vidange complète et fait des essais, plus de problème. À la restitution du véhicule, le patron m’informe qu’ils ont trouvé des morceaux de plastique dans le carter d’huile, mais qu’ils n’ont pas vu ce qui était à l’origine. Et c’est le drame. Je paye donc pour l’ensemble de la réparation alternateur, vidange, diagnostic, etc. 800 €. C’est la première somme importante que je mets dans le véhicule pour une réparation. Jusqu’à maintenant ce n’était que des pièces d’usure.

Trois semaines s’écoulent, je suis sur la route et j’enchaîne une multitude de bip avec le voyant de la pression d’huile. Je ne m’arrête pas, mais je ne suis pas très confiant, notamment sur l’autoroute. Arrivé au lycée, je fais une recherche et je tombe sur un sujet très complet qui parle du moteur Fiat embarqué dans le Némo. Alors que sur le principe, la chaîne du moteur a une durée de vie de 240.000 km, il apparaît que pour le moteur Fiat Multijet 1.3 la casse de la chaîne arrive régulièrement aux environs de 150 000 km. Vous avez pu lire que je suis à 165 000 approximativement. Et c’est ici que je me rends compte que je suis vieux, car je n’ai pas le réflexe de l’IA alors que la réponse est tout simplement bluffante.

Tout le descriptif est donné ici. En fait la chaîne frotte sur des patins qui guident la chaîne, ces derniers sont en plastique. Ces plastiques finissent par tomber dans le carter et boucher la crépine ce qui fait qu’on se retrouve avec la baisse de pression d’huile. J’ai donc roulé avec une chaîne qui risque de casser. Attendre la panne franche, c’était prendre le risque de serrer le moteur sur la route, à 130 km/h par exemple… J’appelle mon garagiste et je lui donne l’explication. Vous comprendrez un peu ma frustration d’expliquer à mon garagiste l’origine de mon problème. Il me confirme que j’ai certainement raison et me dit que ça va être cher, entre 1500 et 2000 €. Ma confiance est tout de même écornée et il faut alors s’interroger pour savoir s’il faut faire la réparation ou non.

J’ai regardé les vidéos sur internet, les gars qui s’y connaissent pourtant en mécanique ont passé parfois plus de dix heures pour la réparation, c’est donc une opération qui n’est pas anodine. Si vous avez du temps à perdre ou si vous tombez sur cet article parce que vous êtes concernés, je vous invite à regarder celle de GOTTA-11.

2026 ou le prix fou de l’occasion

Voici une recherche que je viens de faire rapidement. Je pense que les deux modèles sont équivalents même si je sais que certains Nemo ont été faits sans chaîne avec une motorisation différente. Souvenez-vous du paragraphe plus haut. Il y a 6 ans, j’achetais le même véhicule avec 9 ans contre 16 et 60 000 km contre 157 000 ici à 7 000 € soit environ 2000 € d’écart. Un Nemo essence donc théoriquement moins cher à l’achat de 2011 à 80 000 km est vendu à 8 000 €. La liste est non exhaustive, en six ans le marché de l’occasion n’a plus rien à voir avec celui que j’ai connu.

Que s’est-il passé ? Je pense que les explications sont multiples. La première chose à mon sens, c’est l’électrique qui est arrivé dans la partie. On voit de moins en moins de voitures thermiques en nouveaux modèles, il est donc logique de constater une raréfaction du thermique en occasion. Avec l’inflation, tout a augmenté comme le prix de l’immobilier par exemple. Le blocage total des ventes est simple à comprendre pour les maisons. Quelqu’un qui vend son bien aujourd’hui a de bonnes chances de payer quelque chose de plus cher et de moins confortable. Les gens vont donc s’accrocher à leur voiture plus longtemps, on constate le vieillissement du parc et les bonnes occasions sont devenues rares. On voit qu’en janvier 2025 le parc automobile a désormais un âge moyen de 11.5 ans. À une époque, je sais que nous n’aurions pas gardé un véhicule plus de 10 ans, dorénavant le raisonnement est différent. Au premier problème sérieux, on se débarrasse du véhicule et vous voyez que j’ai un raté tout de même. J’aurais dû me pencher plus sur mon problème et j’aurais fait l’économie de 800 €. Dernier élément peut-être, l’abaissement du permis à 17 ans a jeté des centaines de milliers de jeunes supplémentaires sur les routes et avec eux potentiellement des voitures en moins sur le marché.

La stratégie qui consistait à acheter une voiture d’occasion à faible coût, relativement faible kilométrage et pas si vieille est à présent derrière nous. Car en fait dans la tranche des 10 000 € qu’obtient-on ? En gros des voitures de plus de 10 ans et qui ont plus de 100 000 km. Prenons l’exemple donné ci-dessus. Oui, certains témoignent d’avoir passé les 200 000 km avec leur Nemo avec la chaîne d’origine. Mais qu’est-ce qui vous garantit que vous n’avez pas un Nemo avec un problème similaire au mien. Car c’est finalement le problème. Il apparaît que l’ensemble des véhicules ont des problèmes plus ou moins marqués. Je regardais un Citroen C2, faible kilométrage avec toujours une grosse dizaine d’années. Une recherche rapide montre qu’il y a un problème récurrent sur le joint de culasse. Malgré des fiches souvent précises sur les véhicules avec des anomalies, mais dans la grande majorité des cas, on ne peut se rendre compte du problème quand on l’a eu.

On ne peut pas compter non plus sur la science infuse des garagistes qui feraient bien de se mettre à l’IA pour le diagnostic de leur panne. Je n’ai pas la rage contre mon garage. Je regrette qu’il n’ait pas fouillé plus, mais je sais qu’il a raté son diagnostic sans vice. Les pannes sont tellement nombreuses qu’on ne peut pas tout voir. Ma mère sur une Nissan Micra a eu un problème similaire. Un problème de direction. Son mécanicien a trouvé une pièce de qualité d’occasion. La faute à pas de chance, c’était un problème propre à de nombreuses directions de Micra, il a reproduit le problème un an plus tard.

En conclusion, la voiture est devenue un véritable luxe et s’acheter une voiture d’occasion avec un certain nombre d’années c’est prendre le risque d’en faire un gouffre financier supplémentaire. Il devient désormais plus intéressant de se tourner vers le neuf ou de l’occasion très récente, mais cela a un prix.

La LOA l’arnaque à laquelle je dois me soumettre

Le billet étant déjà assez long et n’étant pas encore à l’épilogue, sachant que je risque de le remonter, je vais faire un peu plus court cette partie. Si vous êtes lecteur régulier du site, vous savez que je refais une maison. J’ai déjà joué serré sur ce tableau en me mettant dans une posture inconfortable financièrement. Je n’avais donc pas prévu de payer une voiture neuve. La LOA est maintenant le mode paiement de 90% des véhicules neufs. La LOA c’est du leasing, de la location longue durée avec la possibilité d’acheter le véhicule au bout d’un certain temps. Comme vous le savez j’aime parler argent et transparence, voici quelques chiffres. Pour rigoler j’ai pris une Clio V hybride entre l’essence et le GPL. La voiture fait environ 21 000 € neuve. J’ai fait un apport de 1000 € et je vais payer 330 € par mois sur 48 mois. Un calcul rapide nous donne 330×48+1000=16840 € pour louer un véhicule pendant quatre ans.

Car c’est ici toute la subtilité de la LOA. Au bout de quatre ans, je peux rendre le véhicule et repartir à pied. J’aurais laissé une fortune pour ne pas être propriétaire. Je vous remercie par avance d’éviter de faire les commentaires que je connais déjà. D’une part, c’est fait, d’autre part, je suis dans une phase de ma vie dans laquelle je n’ai pas d’autre choix que d’avancer. Un peu le quoiqu’il en coûte de Bruno Le Maire. Dans moins d’un an, je pense que j’aurais pris le contrôle de la situation même si la vie m’a réservée quelques surprises.

Je sais que c’est une mauvaise solution financière, mais elle m’offre une tranquillité pour l’instant. J’ai pris un contrat pour 15 000 km par an. L’idée, c’est de laisser le véhicule à mon épouse quand la maison sera vendue et de reprendre un véhicule type utilitaire. À la fin des quatre ans, on a donc un véhicule de quatre ans (CQFD) et qui aura roulé aux environs de 60 000 km. Si je paye 10 500 € je suis propriétaire du véhicule. Cela signifie que le véhicule aura coûté 16 840+10500=27340 € au lieu des 21000. Les entretiens sont pris en charge à raison d’une vidange par an, je suppose. En imaginant quatre vidanges à 200 €, deux changements de plaquettes à 200 € et un changement de disque à 400 €, l’économie réalisée est de 4×200+2×200+400=1600 €. Soit 27340-1600=25740 €. Ce qui veut dire que la différence entre le prix d’achat et le prix payé à la fin des quatre ans est de 25740-21000=4740 €. Soit par rapport au prix de la voiture 4740×100÷21000=22.5 % ce qui est une véritable fortune.

Pas vraiment un utilitaire

On comprend donc que c’est une hérésie et que ce système, un parmi d’autre, favorise la paupérisation des populations pour une vie à crédit. On peut aussi dire qu’on peut faire un crédit auto et payer largement moins cher. Il y a bien sûr la remarque quant au retour du véhicule et de la carrosserie. D’après des enquêtes, j’en ai vu une sur que choisir, 25% des gens ont des frais lorsqu’ils rendent leur voiture. Et puis faisons le calcul. À 10 500 au bout de quatre ans, même si j’ai payé plus de 16 000 €. Si je dois acheter un véhicule avec cette somme, quelque chose me fait dire que dans quatre ans, on n’aura pas une baisse des véhicules d’occasion. S’il faut faire le calcul avec ce qu’on voit actuellement, peut-être que ma propre voiture serait une bonne occasion. Un exemple trouvé sans chercher à cent kilomètres autour de chez moi, six ans et 74 000 km à 11 850 €.

Que faire du Nemo ?

Le garage Renault m’a fait une proposition de reprise à 400 €. Avec un voyant moteur allumé, le véhicule est mis aux enchères de façon immédiate, le Nemo part à la casse. Au départ, j’ai pensé le faire passer sur le boncoin en le mettant aux environs de 2000 €. Pour celui qui sait réparer, le kit doit coûter moins de 1000 €. La voiture a un potentiel de revente de 5 000 d’après l’annonce ci-dessus, l’acheteur pourrait donc faire une plus-value de 2000 €. Pas un si mauvais calcul avec pas mal d’huile de coude. Seulement, et c’est un fait que j’avais oublié, la loi française impose un contrôle technique récent de moins de six mois. Je pense qu’avec un voyant moteur allumé, ça ne passera jamais. Le véhicule ne pouvant être vendu dans l’état, la seule option, c’est de vendre à un professionnel.

Le site vendezvotrevoiture, on peut difficilement faire mieux niveau SEO vous propose une première estimation en ligne en remplissant des critères précis dont le témoin moteur. Il semblerait que votre voiture soit auscultée sur place et comme vous pouvez l’imaginer le 1237 € sera certainement ramené à la baisse. Si on passe par ce site, il y a à mon sens trois raisons :

  • On est pressé
  • On ne veut pas se prendre la tête
  • Le véhicule ne peut pas être vendu à cause du CT.

Alors forcément quand ils vous voient arriver, vous avez pris rendez-vous, vous vous êtes déplacé, je pense qu’ils vont tenter de me tondre. En même temps, toute somme supérieure à 400 € sera bonne à prendre. Je pense que l’aspect psychologique doit jouer énormément même si le prix de rachat n’est déjà pas foufou. Quand on vient avec un certain prix, qu’on est prêt à vendre, on n’y va pas simplement pour voir.

Je reprends donc l’écriture du billet alors que je viens de vendre mon véhicule, sans suspense, il a été vendu à 1237 € soit le prix annoncé sur le site internet. La procédure se déroule de la manière suivante. Vous avez une personne dans un entrepôt vide, avec quelques équipements pour faire des photos. Il fait rouler la voiture sur 2 km pour voir s’il entend quelque chose, il ouvre le capot, il fait quelques vérifications. L’idée, c’est de confirmer le diagnostic réalisé par le vendeur sur internet. N’ayant rien à perdre, puisque je ne serais pas descendu sous la barre des 400€, je joue franc-jeu. Le responsable m’explique qu’il se contente de signaler un voyant moteur, mais qu’il n’a pas la possibilité d’en rajouter davantage. Par la suite, les véhicules sont vendus en lot à des garages qui en feront ce qu’ils veulent.

Cela interpelle un peu sur les véhicules qu’on peut acheter derrière, avec une garantie de trois mois par exemple. Je pense que dans mon cas, d’autres guides tomberont puisque le dernier en date aura mis trois semaines pour tomber.

Pour en revenir à mon expérience avec le site, elle est particulièrement positive. Après avoir fait quelques recherches, mais c’était trop tard, j’ai lu qu’on pouvait vendre sa voiture avec un contrôle technique défavorable. Toutefois, il est noté que : La vente doit avoir lieu dans les deux mois qui suivent le contrôle technique défavorable ce qui laisse supposer que le prix doit être plutôt bas pour être attractif. En fin de compte, la solution proposée par vendezvotrevoiture est plutôt intéressante. Leboncoin, c’est une catastrophe, entre les gens qui ne viennent pas, ceux qui vous demandent votre dernier prix pour vous proposer la moitié de votre dernier prix, ici en trente minutes j’ai vendu ma voiture.

Remarques

  • Ce billet a été écrit durant la soirée du vendredi 20 mars. Le rajout a été fait après le passage à Narbonne sur le site local de vendezvotrevoiture le mercredi 25.
  • J’ai pensé à faire un second devis sachant que mon garage ne m’avait pas chiffré le montant définitif alors que j’ai signalé l’anomalie le mardi soit cinq jours après. Comme dit, je pense que mon garagiste n’est pas dans une bonne période. J’ai appelé un garage Citroën et j’ai joué franc-jeu en expliquant mon problème. Je me suis fait jeter comme un malpropre. Le garagiste m’a expliqué que j’avais certainement raison, mais que ce n’était pas son problème et que je devais me débrouiller avec mon garage qui avait réalisé un entretien, même si c’est une simple vidange. J’ai compris qu’il n’avait pas envie de se lancer là-dedans et que c’est probablement plus rentable de faire des entretiens de base. C’est ce qui m’a convaincu de m’orienter vers une LOA.
  • Je remercie les gens de mon entourage, ils ont été nombreux à me proposer un véhicule. Mon gendre n’utilisant pas sa voiture, c’est ma fille qui me passe la sienne le temps de récupérer le véhicule neuf. Je dois avouer que j’ai peur de me planter dès la sortie du garage face à la différence de technologie. J’ai demandé une voiture avec des vraies aiguilles, on m’a dit que c’était fini, dorénavant tout est avec des écrans à mon grand désespoir.
  • Avec l’augmentation franche du diesel au-dessus de la barre des deux euros, j’ai sérieusement levé le pied sur l’autoroute pour ne jamais excéder les 110 km/h. Je dois reconnaître qu’en apprenant que mon véhicule est une « bombe à retardement », dépasser les camions sur l’autoroute a été une source d’angoisse. On prend finalement goût à rouler tranquillement et le portefeuille dit merci, l’économie est assez conséquente.
  • Je remonterai peut-être ce billet dans quelque temps, un an ou deux peut-être pour évoquer les économies réalisées, le passage au GPL et le changement de technologie pour quelqu’un qui a toujours roulé au diesel.

16 Comments

  1. Bon sens ou pragmatisme, t’es gagnant au final.
    Sur le LOA, les pannes comme celles évoquées (Nemo, Micra) sont à ta charge quand même ?
    Ici je suis en électrique (vélo et voiture) et un vieux diesel qui roule très peu et je vais sans doute récupérer une vieille voiture qui roule encore bien (essence).
    On fait comme on peut, les prix de l’électrique sont hallucinant aussi…

    1. Les pannes comme celles évoqué n’ont pas d’incidence sur les LOA car elles arrivent bien plus tard. Les LOA on une durée de 4 ou 5 ans selon les marques / modèles / périodes, mais ces pannes sont plutôt après les 8/10 ans voir plus.

      1. À moduler tout de même quand tu vois les campagnes de rappel, le moteur puretech et j’en passe. La voiture c’est la roulette, mais effectivement, je pense que 10 ans ça devient le maximum pour un véhicule, faut passer au suivant et laisser les problèmes aux autres. A voir si l’électrique règlera une partie des problèmes. Il faut dire que la partie moteur, j’en aurais joyeusement profité entre le Némo et le partner.

  2. Tout est pris en charge durant les quatre ans de garantie de la voiture. La seule chose que tu payes ce sont les pneus. Disons que ça va me permettre de souffler durant la période actuelle qui est tout sauf simple.

  3. Bonjour,
    J’en suis à la 2ème voiture en LOA chez RENAULT.
    J’avais une 308 PureTech, j’ai eu un gros souci sur l’embrayage que j’ai fait réparer malgré une situation financière très pénible : Mme avec 0 chomage et MiniGeek qui était encore chez nounou parfois.
    J’ai donc pris une Twingo3 pour 150€/mois pendant 6 ans, côtée 10.000€.
    Au bout de 6 mois, je voulais la rendre, le vendeur m’a dit d’attendre 3 ans + 1 jour.
    J’ai donc eu à ma charge les 2 vidanges + changer les pneus avants (sans compter les essuis-glaces).
    J’ai ramené la dite Twingo à la date minimale et je suis parti avec une Clio4 pour 170€/mois pendant 6 ans. J’ai emprunté 4000€ pour la racheter. Comme je connaissais la LOA : j’ai demandé que des options me soient enlevées : kit de mise à la route (le triange & les gilets), tapis de sol (300€) et des frais (je connaissais bien le vendeur).
    Lors des inondations de 2018 (ici), j’ai essayé d’amener Mme à son train, je me suis pris une grosse branche et cela a endommagé le bouclier plastique sous la Twingo. Quand j’ai rendu la voiture : le vendeur m’a dit « il y a 800€ de frais de réparation », je lui ai dit que je ne payerai pas, il a rigolé « les 800€ seront intégrés lors de la revente de la voiture ». Donc le prochain propriétaire a payé.

    Dans la LOA, les réparations sont à la charge du propriétaire.
    J’ai eu un accident avec la Twingo, une étudiante n’a pas vu que j’étais arrêté au feu rouge, j’ai du verser 70€ de frais d’usure pour le changement du parechoc arrière + pot d’échappement.

    Mon frère (sur Paris) a pris une Dacia en LDD : les conditions n’étaient pas les mêmes.
    – Un vrai bordel avec le site des cartes grises pour récupérer la propriété du véhicule à la fin du crédit
    – Il a du payer 300€ pour refaire la carte grise car c’était la société de crédits qui était le propriétaire
    – Il a payé 8000€ pour la racheter
    – Dans son contrat de LDD, pour 1€ : il avait tous les entretiens et remplacements des pièces d’usure comprises

  4. Bonjour, j’ai une Panda 2 avec le même moteur et les mêmes problèmes.
    J’ai changé la chaîne autour des 140.000 km, les guides s’étaient effectivement cassés, gros massacre à l’intérieur.
    Je viens de faire changer l’embrayage + EGR à 158.000 km. Là j’en suis à 161.000.
    Je consomme entre 3,8 et 4,8 l au 100 km.
    Tout ça pour dire que je vais garder cette voiture le plus longtemps possible, elle est super pratique.
    J’ai réalisé (comme le tenancier de ce lieux) que je ne pouvais pas trouver un véhicule aussi bien à pas (trop) cher et que j’avais intérêt à le garder. Il faut dire aussi que nous l’avions acheté à un prix cadeau 2000€ avec 60.000 km. Donc nous acceptons de dépenser pour les réparations lourdes.
    Notre véhicule principal est un C4 Citroën (malgré le fait que nous ayons été victimes du puremerde) 100% électrique acheté d’occasion en LOA. Nous en sommes contents. Nous habitons entre la région parisienne et le sud touraine. Il nous manque 40km d’autonomie pour pouvoir y arriver sans recharger mais ce n’est pas grave, adieux l’autoroute et une pause pour une recharge rapide. Nous n’avons pas de contraintes horaires.
    Je rejoins totalement Cyrille lorsqu’il constate l’état du marché de l’occasion. Pour le C4 c’est un coup de bol, voiture d’un vendeur Citroën avec peu de km, sous-cotée car la version 2 venait de sortir et avec 25000 km / an au même tarif que 15.000 et à un taux avantageux. On ne la rachetera pas à la fin, trop de risques avec les batteries et surtout valeur de rachat trop importante. En plus ça va encore bouger dans l’électrique.
    Bref mes 2 centimes.

  5. Yo,

    Petite coquille « six ans et 74 000 km à 11 850 km. » => 11 850 euros.

    La voiture grand sujet de société comme le logement, je suis en plein dedans et loin d’en sortir !

    Tcho !

  6. Bonjour,
    Il y a une distinction entre voiture et camion.
    0 voiture, c’est embêtant.
    0 camion, c’est la famine dans le monde entier et des centaines de millions de morts.

    Faut cesser la propagande selon la quelle la voiture est indispensable pour les habitants des villages, petites villes etc…
    La voiture de 2 tonnes transportant une seule personne de 80kg est un luxe que tout le monde doit apprendre à s’en passer.

  7. Il faut savoir que 50 de la population vit dans des villes de plus de 10 000 habitants….et donc que 7% est dans une ville de moins de 500 habitants. (source INSEE 2022)..on voit qu’entre les deux, il y a beaucoup de village et d’oublis.

    Ensuite, les technologies de « dépollution » rendent aussi les moteurs plus fragiles ou sensibles à la qualité de carburant. Il convient de savoir faire le tri dans les occasions mais le client n’a pas toutes les informations. A cela s’ajoute la pertinence du diesel lors de succession de courts trajets, d’utilisation en ville, ce qui empêche certaines phases de FAP de se produire et donc peut conduire à des usures précoces ou à d’autres phénomènes.

    Comme tu le notes (normal pour un prof de math), la LOA et d’autres formules sont de fausses bonnes idées qui peuvent accélérer les problèmes de certains foyers. On s’attend depuis quelques années à des explosions de ces bulles de crédits et autres, notamment aux USA. Il y a toujours des profiteurs de crise. Et d’ailleurs, la reprise par le garage renault signifie « me faites pas chier avec votre poubelle, démerdez vous pour la vendre ailleurs »…car rien qu’avec le poids de feraille et de metaux précieux, tu pourrais faire mieux.

    Aujourd’hui, le diesel c’est clairement compliqué et réservé à des activités à fort kilométrage et à vitesse moyenne élevée. Reste que la mise de départ pour n’importe quel véhicule a augmenté largement plus vite que l’inflation pour plein de raisons…c’était prophétisé déjà il y a 4 ans par un certain patron automobile et ça reste valable. La voiture devient un luxe d’un coté mais une obligation de l’autre parce qu’on a fait n’importe quoi (et laissé faire…) en terme d’aménagement du territoire. On croit encore que le tout en ligne va permettre de compenser…allez dire ça aux victimes de la fracture numérique.

  8. Hello,
    Je crois qu’on a tous un peu le même souci. J’ai un Scenic II diesel de 2007 avec 215000 km au compteur. Je roule peu comme beaucoup de citadin proche de tout. Je prends la voiture 1 fois par semaine pour amener les enfants à leurs différentes activités. Et une fois tous les quinze jours pour aller faire des courses. De temps à autre on va à la campagne ou en vacances. Bref le diesel ne consomme pas grand chose mise à part de l’usure. Je dois faire le plein tous les 2 ou 3 mois…
    J’ai calculé qu’une LOA ou LDD ne valait pas du tout le coup dans ma situation. Pourtant, je devrais changer le Scenic II. Tous les ans c’est en gros 1000€ de réparation depuis 8 ans.

    En lisant les différents commentaires, je me dis que le plus adapté serait l’électrique (et la galère pour aller en vacances et le stress de la batterie vide).
    Autant un diesel/essence à l’arrêt ne consomme rien, mais l’électrique oui .
    Bref, j’en suis à 5 ans de réflexions et toujours rien (une habitude de non décision qui me caractérise trop)
    Je suis désolé, j’ai bloqué sur cette phrase « le décès de mon fils ».

  9. En fait l’avantage dans un premier temps de payer la décote de la voiture plutôt que sa valeur totale.

    Ce qui m’énerve, ce sont des collègue qui changent tout les 3 ou 4 ans en disant « bah ça me coûte rien ». Et en fait soit il sont en leasing, ou alors on un emprunt, et la valeur résiduelle couvre l’apport et il reparte sur la même mensualité.

    Donc ces gens intègrent le fait de payer tout le temps et de ne jamais avoir fini de payer.

    Je peux concevoir la logique derrière, rouler en neuf, etc.

    Mais prendre une voiture qui à entre 3 et 4 ans, on a le premier proprio qui a en principe payé le plus gros de la décote de la voiture. Encore faut-t’il trouver un véhicule qui nous plait au juste prix.

    1. Prendre un véhicule de 3 ou 4 ans, c’est effectivement un raisonnement que l’on pouvait avoir il y a 5 ans mais pas après. Les véhicules depuis quelques années intègrent des contraintes liées aux nouvelles règlementations en terme de pollution, consommation et sécurité.
      Donc pour la plupart des moteurs 3 cylindres censés consommer moins et sensés polluer moins … Beaucoup d’électronique embarquée, avec des sécurités obligatoires même si elles sont temporairement désactivables, radar anti collision, etc …

      Tout cela engendre des problèmes de fiabilité sur le long terme, il 20 ans on pouvait se dire, j’achète un véhicule et je vais jusqu’au bout, maintenant ce n’est plus trop possible.

      Je me suis débarrassé d’un C3 Aircross avec moteur puretech juste avant que les médias grand public et les youtubeurs s’emparent du sujet puretech, il a donc été repris correctement pour une ford puma, formule « idée ford » location ford, que je vais garder deux ans et la renouveler,

      est ce que je suis content de la voiture : oui globalement très satisfait
      est ce que je l’achèterai pour la garder 10 ans : non
      Pourquoi, parce que je vois déjà ce qui va poser problème quand le véhicule va vieillir et même si le moteur 3 cylindres semble mieux se comporter que le puretech, ça reste un 3 cylindres. Et quelques problèmes aléatoires avec l’électronique embarquée, ne ‘s’arrangeront pas en vieillissant.
      Avec cette formule, ce n’est pas mon problème, juste une gêne passagère, mais je ne paye rien et on me prête un véhicule.
      Je ne peux pas dire que ça ne me coute pas rien, j’ai intégré que j’aurais un budget mensuel pour une voiture, mais avec tout qui est dit au dessus, malheureusement je ne retrouverais plus la fiabilité que j’avais avec ma ZX diesel il y a 30 ans.

  10. Faudrait des délimitations : entre quelle année et quelle année acheter un nouveau véhicule, quel type, quelle tranche de prix, etc.
    A partir de quel âge cela ne vaut pas le coup de faire perdurer un véhicule ?
    J’ai un Xsara Picasso de 315000 km qui tourne.
    J’ai prévu d’aller à l’autre bout de la France cet été, on va croiser les doigts.
    Il sert quasiment pas au quotidien.

  11. Une des explications de la forte hausse du marché de l’occasion: l’inflation passée.
    Le marché du neuf s’est stoppé, et celui de l’occasion s’est violamment contracté.
    J’ai des connaissances qui on revendu leur voiture sans décote en s’alignant.

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