J’avais dit dans le dernier épisode que l’on devrait se rapprocher de la construction et en finir avec la destruction, c’était finalement plus ou moins vrai. Dans la maison, j’ai écrit qu’il y avait des moulures de partout, des moulures marron horribles. J’ai retiré au profit du mur apparent que je peins en blanc bien évidemment. Le blanc, c’est beaucoup d’avantages. Il y en a au moins trois. Le premier, c’est que c’est beaucoup plus lumineux que du marron, le second, c’est que vous n’avez pas besoin de retrouver la couleur que vous avez mise des années auparavant. Le blanc, c’est indémodable, alors que votre couleur taupe, vous risquez de la regretter un jour. Voici ce qu’on trouve derrière le poteau :

Comme vous pouvez le voir les cornières d’angle sont complètement rouillées. Une cornière d’angle, c’est un tarif dérisoire, c’est aux environs de 5 € les 2.50 mètres et ça simplifie grandement la vie. L’idée, c’est de gratter le plâtre au maximum pour remettre une cornière puis de remplir à nouveau. Vous avez un exemple sur la photo numéro 4 à l’extrême droite. Ici, c’est un peu différent, on a fait sauter un encadrement de porte, il fallait refaire droit. La problématique quand c’est à l’horizontale, c’est la gravité, il faut vraiment passer un moment à tenir pour que ça prenne. C’est alvéolaire, les trous font passer l’enduit, si bien que ça bouffe une masse assez considérable de produit avant de faire disparaître la cornière.

J’avais évoqué les plafonds la dernière fois, je vous remontre un peu. Sur la première photo, on voit la peinture qui s’écaille, sur la photo trois, on voit que j’ai gratté la peinture. L’idéal serait de lisser l’intégralité du plafond, mais je dois reconnaître que je n’ai pas le talent pour lisser une pièce complète. Il faudrait une spatule géante et être professionnel. L’idée, c’est de gratter au plus, à savoir aller au plus loin dans la peintre qui s’écaille, combler à l’enduit de lissage et passer un coup de peinture dessus. C’est un aspect que je n’ai pas évoqué jusqu’à maintenant, mais qui me paraît tout de même important de souligner. Nous ne sommes pas des professionnels, l’idée ce n’est pas de créer la maison parfaite, mais faire quelque chose de propre et de confortable. J’entends par là qu’on peut très bien vivre avec un plafond qui a des défauts, plus difficilement dans une maison sale ou les canalisations ne fonctionnent pas par exemple. On reste dans une grosse rénovation, et on part de très loin.

En photo numéro deux, il s’agit de l’autre plafond avec la moulure. Au départ, je comptais la conserver, on voit en photo numéro 4 que j’ai avancé dans l’enduit du plafond. À la photo numéro cinq, la moulure a disparu. C’est assez intéressant en termes de fixations, on voit les chevilles, elles étaient dissimulées à certains endroits de la moulure. Je pensais que c’était collé, néanmoins le poids du plâtre est tellement important que les chevilles étaient indispensables pour soutenir l’ensemble. Alors pourquoi ce retrait ? Tout simplement parce que la hauteur de la moulure m’empêchait de mettre mes luminaires. On ne gardera donc que l’ancienne moulure de l’autre pièce afin d’avoir un souvenir. Comme on peut le voir, le plafond est abimé et il m’aura fallu pas mal de temps pour arranger. C’est une des problématiques de la période, l’humidité. Tout prend du temps pour sécher. La reprise des cours est finalement positive au moins pour sur ce point, ne pouvant pas travailler au quotidien, ça laisse le temps de séchage. Le luminaire à mettre est une véritable purge, j’ai dû retailler les fils électriques, car il n’y a pas de place à l’intérieur du cache. Le résultat reste satisfaisant. Il faut comprendre que mettre les lumières n’est pas anodin, dorénavant, il fait nuit à 17h30, c’est donc s’offrir la possibilité de travailler plus tard.

Souvenez-vous, nous avons une canalisation de morte, il est nécessaire d’en refaire une pour la salle de bain à venir. On voit bien les deux tuyaux qui sortent et la canalisation sous le béton. Le tuyau le plus à droite sera pour la machine à laver, le second tuyau sera pour le chauffe-eau. On voit au centre une partie qui n’est pas prise dans le béton, il s’agit de la position pour le futur receveur de douche que je viens d’acheter. L’idée, c’est de mettre un siphon et un receveur extra-plat. En grattant l’ancien carrelage, on doit certainement pouvoir se mettre à niveau du sol ou au plus à 1 cm de hauteur. J’ai dû acheter un receveur avec une évacuation au centre, trouvé chez Bricoman pour 200€ environ de façon à éviter de se casser la tête avec l’évacuation. Si vous regardez bien, il suffira de mettre un tuyau en 40 à la bonne longueur et c’est fini. C’est une image qui fait du bien parce que bien sûr, on voit la canalisation qui se dessine, mais surtout la condamnation de l’ancienne canalisation, je ne supportais plus le trou béant. La dernière image, c’est la position du receveur, on voit qu’on l’a calé contre une plaque de BA13. Le receveur avec le carrelage qui va arriver par-dessus le carrelage actuel sera à même le sol.

Je n’avais pas montré ce qu’était la pièce avant la destruction, il s’agissait de la cuisine. À la place du frigo jusqu’à la cuisinière, on imagine bien la nouvelle canalisation, sur la photo numéro 3 on voit bien l’ancienne chaudière à gaz. Photo numéro 4, la cuisine à l’extérieur, photo 5 et 6, c’est une partie des déchets verts qu’on a évacués. Des dizaines et des dizaines de mètres cubes ont été évacués même si ça n’est qu’un début. En effet, comme je l’ai déjà écrit, des arbres ont été plantés vraiment n’importe où et notamment à côté de la maison ce qui est à l’origine notamment de la canalisation cassée.

Aujourd’hui cela ressemble à cela. Dans la première image, on voit le nouveau tuyau d’arrivée d’eau qui rentre dans la maison. C’est une satisfaction, j’ai pu boucher partiellement la tranchée. La grande planche dissimule le double système de regard qu’il faudra arranger. Comme on peut le voir avec la photo trois, les cabanons du voisin qui étaient totalement dissimulés par les lauriers. On peut voir en haut à droite sous les branchages, les bases des lauriers qu’il faudra éliminer. Il ne s’agit que de l’avant de la maison, je considère que ce n’est pas le jardin, le véritable espace vert et derrière, mais ce n’est pas encore le moment de l’évoquer. Enfin dernière photo en bas à droite, il s’agit des dalles que j’ai retirées. Il semblerait que ce soit une coutume à Saint-Pierre, mais le regard, enfin le regard connu, était enterré sous la terrasse. C’est un couple d’agriculteur qui est venu récupérer l’ensemble des dalles, ils avaient un garage à aménager. Ils étaient contents, moi aussi, les dalles pèsent un âne mort et c’est toujours ça de moins à jeter à la déchetterie quand on sait qu’on a fait des dizaines de voyages.

J’ai commencé à m’attaquer aux portes qui ne sont pas dans un état terrible. Comme on peut le voir, à nouveau les fameuses moulures qu’il faut poncer. Ici, ce sera plus délicat que pour les portes métalliques, il y a des trous. Les trous des clous de moulures, mais qui disparaissent à la peinture, par contre au niveau des poignées de porte, c’est la catastrophe. Cela ne se voit pas, mais les poignées de portes étaient vissées aux angles, si bien qu’il faut reboucher à la pâte à bois. Il va falloir refaire aussi les trous pour adapter aux poignées standard d’aujourd’hui.

C’est finalement l’étage qui avance en ce moment, notamment dans l’électricité. Comme on peut le voir, on avait cassé les plinthes et derrière les plinthes pour faire passer les gaines. C’est encore ce qu’on a trouvé de plus propre pour faire les saignées, même si certaines cloisons ont un peu explosé. Comme on peut le voir dans l’image numéro 2 une fois qu’on a plâtré, il ne reste plus qu’à mettre les plinthes.

J’aimerais revenir sur cette photo.

Souvenez-vous, on a une canalisation qui est cassée, et le nouveau chemin est celui correspondant à la flèche rouge. C’est une solution que nous avons abandonnée, car au bout de la flèche, il y a un mur porteur. Le problème n’est pas tant de passer à travers le mur porteur, mais de passer au bon endroit dans le mur porteur. En effet, percer c’est le risque de tomber dans la ferraille. Et ici la problématique, c’est de déplacer le tuyau de façon à tomber au bon endroit. Seulement avec une pente qui va bien, on se rend compte que ce n’est pas terrible. On rajoute à cela qu’il y a un coffre qui aurait été à réaliser, en verrue sur la poutre ce qui aurait été plutôt moche. J’attire votre attention sur les poutres marron, on verra plus loin.

Autre problème et ça je le dois au jeune de l’agence. Pour passer à l’étage, on aurait réutilisé deux tuyaux de cuivre qui passaient à l’étage sous le sol. Il me faisait la remarque à juste titre durant une visite de courtoisie que le seul tuyau qui avait lâché chez lui, c’était un tuyau cuivre qu’il n’avait pas changé. Alors effectivement tant qu’à avoir la maison les tripes à l’air, autant y aller franchement. S’il avait fallu faire passer deux tuyaux supplémentaires dans le mur porteur, ça aurait été encore plus compliqué.

La solution de contournement est finalement la suivante. À l’étage donc il n’y aura qu’un sanibroyeur et un lavabo, je fais sauter la douche. La multiplication de l’eau, c’est compliqué, c’est souvent synonyme de fuites, si bien que je préfère limiter. Le sanibroyeur et le lavabo ont pour point commun d’avoir une évacuation en 32. Comme on peut le voir, il y a une saignée assez importante qui va sortir derrière le mur porteur. La pente est suffisante, on peut faire remonter l’eau par le même endroit et atteindre facilement les toilettes sans tout casser.

J’attirais votre attention sur les poutres. Le marron est assez insupportable, je suis donc passé au blanc, pour les raisons évoquées plus haut. Au départ, j’ai commencé à peindre et puis je me suis rendu compte que des moulures horizontales se détachaient et qu’en plus c’était galère à peindre. J’ai donc retiré l’intégralité des moulures. Deux problèmes, parce que rien n’est simple. Le premier, c’est que les moulures sont clouées, il faut donc passer derrière retirer à la pince tous les clous qui sont restés dans la poutre. Le second problème se voit assez bien en photo numéro 1, c’est l’espace sous la poutre et le plafond. Si ces poutres ont soutenu quelque chose, c’était il y a longtemps ou elles étaient simplement décoratives. Moralité, et c’est visible en photo numéro 2, il a fallu bourrer au plâtre pour que ce soit plus esthétique. Le résultat est visible en photo 5. Pour la photo 3, 4 et 6 on voit que j’ai condamné le trou avec un morceau de mélaminé, je vais boucher en plusieurs fois pour que ça sèche. J’ai mis deux équerres pour au mieux fixer la plaque, elles devraient disparaître dans les enduits ou le MAP.

En parallèle, j’ai un cabanon à l’extérieur qui doit faire quasiment 7 mètres carrés et qui va remplacer mon garage. Comme le reste, j’ai récupéré l’endroit dans un état déplorable. Les photos ci-dessous montrent que la peinture avait sauté, je vous épargne le polystyrène au plafond, les étagères dans un état dégoutant, et j’en passe. L’idée, c’est de mettre des outils, les cages pour les chats, ce genre de choses. Plus que l’isolation ce qui compte, c’est l’étanchéité, pas d’humidité après les fortes pluies dans l’Aude. Des fourrures au plafond, des plaques d’isolant, un grand coup de peinture et le cabanon est opérationnel ce qui va permettre de faire un peu le vide dans la pagaille des outils.

Car, la prochaine étape, c’est de faire le plus de ménage possible dans la maison pour que le maçon puisse intervenir pour faire le carrelage. Nous avons commencé à poser les rails et les montants, mais plutôt que de fermer, ce qui laisse supposer le passage de l’eau et de l’électricité, nous avons mis des bandes de placo en bas pour que le maçon puisse avoir les limites. Il est nécessaire de faire tout ce qui est sale avant le carrelage ce qui est plutôt logique, il serait regrettable d’abimer un carrelage neuf. Une fois que le carrelage sera posé, nous pourrons monter les cloisons, notamment celles pour les nombreux placards à venir dans la maison. Les fenêtres sont commandées, six à huit semaines avant la pose. On attend le vinyle pour l’étage ce qui nous permettra de finir le haut certainement avant le bas.

Ci-dessous, les rails et les montants. Je dois reconnaître que quand on aura du placo pour couvrir les murs dégradés, ça aura bien avancé.

La science avance donc plutôt pas mal, le prochain billet sera encore tardif. En effet, il n’y aura rien de vraiment significatif pour faire un article, à mon sens le prochain sera écrit avec le carrelage et les menuiseries.

Je vous quitte avec une photo du jardin à l’arrière qui n’a rien à voir avec le chantier à l’avant. Ça n’a l’air de rien, mais nous sommes tout de même à cent mètres de la plage, difficile à croire.

3 Comments

  1. peut ton avoir le nombre de personnes
    – qui ont aidés dans la partie travaux
    – et nombre artisans que tu as eu besoin

    cela parait un chantier important

    1. Bonsoir Stéphane. Pour l’heure, un seul artisan est intervenu pour retirer la cheminée, boucher le trou laissé sur le toit, ouvrir une cloison à la disqueuse thermique et mettre le linteau. Le 15 décembre, va intervenir le carreleur. Pour le reste nous faisons tout entre mon beau-père, un ami et moi. Le prochain artisan qui interviendra sera pour la pose des fenêtres, le maçon doit faire trois bricoles mais en gros on fait tout à trois.

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