À la conquête de Google. Ménage

Souvenez-vous :

Et c’est le combo.

Un combo c’est nécessairement Street Fighter II

La remise en question, toujours.

Je me cite :

La maladie dont souffre le site d’après les spécialistes, c’est un mauvais contenu. Le lien pointe vers le premier site qui référence « Explorée, actuellement non indexée », je suppose que s’ils sont en premier, c’est qu’ils maîtrisent les outils. Google va donc analyser la page, la juger mauvaise et ne pas l’indexer. Paradoxalement mon article sur o2switch, en le poussant, est référencé. Cela veut dire que naturellement l’article est mauvais, mais en donnant un coup de pouce, ça passe.

Je suis allé dans les entrailles du site, car nous avons franchi le cap des 700 articles. La mémoire étant ce qu’elle est, on a tendance à oublier. On oublie ses débuts. Au début, l’objectif de restez curieux, c’était de faire des sujets brefs sur l’actu, sur la culture. C’était l’ère pré-SEO. Lorsque j’ai commencé à m’intéresser au SEO, ces articles ne répondaient bien sûr pas aux normes. Je me suis donc lancé dans des bricolages à différents niveaux : les longueurs des phrases, les voies passives, forcer les mots clés et des sujets parfois trop courts qu’il a fallu rallonger de façon artificielle. Ça se voit et c’est mauvais.

Ainsi, lorsque j’écrivais que l’article était mauvais, ce n’était pas celui-ci, mais certainement d’autres. Je suis allé faire un tour sur les règles quant à la suppression des vieux contenus. Vous vous doutez qu’il y a une batterie de réponses sur le sujet. Toutefois, j’ai vu apparaître quelques bricoles qui me paraissent intéressantes.

  • Si le sujet est totalement obsolète, qu’il ne peut pas être mis à jour, qu’il n’est pas lu. Jetez-le
  • Si le sujet est totalement obsolète, qu’il ne peut pas être mis à jour, mais qu’il continue d’être lu, conservez-le. Essayez éventuellement de faire quelques modifications pour faire comprendre que le sujet est potentiellement obsolète.
  • Pour le reste, il n’y a rien de honteux à faire évoluer ses articles, sans nécessairement les remonter.

Swiffer attrape poussière c’est révolutionnaire

Je me lance donc dans une phase de ménage profond en faisant cependant attention contrairement à la fois suivante. Il ne faut pas dénaturer l’historique. J’entends ici que je fais souvent référence à des événements que j’ai déjà écrits. Si j’ai supprimé l’article, la référence n’a plus de sens. Si on prend l’article que j’écris ici, il est en fait en lien avec quatre articles qui montrent une évolution personnelle et du site.

En supprimer un, c’est casser le fil. C’est aussi un peu changer l’histoire, ce que je ne souhaite pas. J’ai fait pas mal tourner les distributions Linux pour arriver à Mint, je souhaite laisser ce parcours. Dans un partage d’expériences, ce qui compte, c’est le voyage, pas la destination.

Ensuite, je fais parfois un travail de réécriture complet du billet si nécessaire. Vous vous doutez que plus de 700 billets, c’est long, que cela ne va pas se faire en un jour. Je vais par contre inscrire cette action dans la durée, pour continuer à écrire de la nouveauté.

Une stratégie basée sur des outils, de la rigueur et de la logique.

Certains articles sont faciles à reprendre, je pense notamment à toute la partie culturelle. De temps en temps, c’est satisfaisant, parfois ça ne l’est pas. J’avais compilé dans un billet des animaux extraordinaires comme un mouton qui n’avait pas été tondu depuis des années. Je considère que d’avoir écrit trois lignes sur ce sujet, c’est du bruit. Je vous renvoie ainsi vers l’article original, article que j’aurais tendance à délester dans ma veille sur les News de Restez Curieux.

Cette image me fait beaucoup rire.

Tout ce qui concerne les mathématiques, les bandes dessinées ou les vidéos YouTube, n’a pas de raison particulière d’être changé. Certainement reprendre les titres, relire un peu, vérifier ce qui mérite d’être conservé ou non. J’avais écrit un billet sur PIX correspondant à l’année 2021, post covid. Ce billet aujourd’hui n’apporte absolument rien. Si on prend le billet écrit hier, je le trouve plus qualitatif. Celui-ci en effet marque un tournant de l’examen, une évolution, et pas une anomalie en lien avec un épisode exceptionnel. Il apporte de plus une réflexion plus globale sur les usages et le niveau des élèves.

Comme précisé plus haut, l’un des enjeux, c’est aussi le nombre de vues sur le billet. Depuis la mise en service du système de cache LiteSpeed intégré à o2switch, mes statistiques awstats ne fonctionnent plus. J’avais pensé activer les statistiques de Google Analytics, mais le traçage des gens, c’est incorrect, surtout pour de nombreux utilisateurs de logiciels libres. La solution Matomo peut s’installer sur l’espace mutualisé o2switch mais je la trouve trop lourde. Le plugin WP Statistics a l’air d’être respectueux de la vie privée. D’ailleurs, ublock origin ne le signale pas, ce qui veut dire qu’on ne doit pas être bien loin de la vérité.

Youpi des statistiques !

Comme vous pouvez le voir. Le plugin a l’intérêt de proposer pour chaque article le nombre de vues. Forcément, c’est un peu frais pour avoir une idée de ce qui est dispensable ou ne l’est pas. L’outil pointant chaque article, j’aurais un aperçu. Restez-curieux est principalement lu par son flux RSS complet, si bien que les vieux articles, s’ils sont lus, c’est soit du référencement dans les moteurs de recherche, soit du back link.

Redirections et maillage interne

En supprimant des sujets ou en déplaçant d’autres, je vais générer une masse d’erreurs 404 assez importante sur le site qui sont mauvaises pour le référencement. Spoiler alert : certainement aussi mauvais que d’avoir retiré Yoast SEO, mais la liberté ça n’a pas de prix. Pour WordPress, il existe le plugin Redirection qui fait très bien le travail.

pluxml … Humm

Comme vous pouvez le voir ici, j’ai fait une sélection des erreurs 404 présentes sur le site. Je fais nécessairement un tri pour voir les plus nombreuses qui sont à l’origine des pages problématiques. Les trois erreurs qui finissent par ttf, c’est l’absence d’une police de caractère dans mon thème que j’ai rajouté à la main. La première erreur est en outre beaucoup plus intéressante. On voit que des gens cherchent sur le site un flux RSS en lien avec pluxml. Pluxml est un moteur de blog que j’ai utilisé durant de nombreuses années sur le domaine cyrille-borne.com. J’ai donc du mal à savoir comment les gens finissent par se retrouver ici, même s’il y a longtemps j’avais fait une redirection, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Je vais rediriger l’adresse vers le flux RSS du site pour éviter cette erreur 404.

Je vais générer des erreurs 404, mais je vais aussi casser des liens internes. Ici par exemple, j’ai des liens dans l’article externes, mais aussi internes. Si je fais disparaître une page, le lien n’est plus valide. Mais ici encore, WordPress a un plugin pour ça. Broken Link Checker est un plugin qui a su faire parler de lui en mal, il y a quelque temps. En effet, les développeurs ont eu la bonne idée de passer d’une version locale à une version cloud avec une inscription obligatoire. On rajoutera à cela que lors de cette nouvelle version, les interfaces administrateurs de WordPress ont volé en morceau si bien que le plugin a vu sa note largement dégradée.

La version locale fonctionne toujours et permet de voir rapidement les liens cassés en interne et en externe. On remarquera qu’ici, c’est un lien Reddit qui fonctionne parfaitement. C’est un faux positif, je suppose qu’il s’agit d’un système anti-leech du forum des forums.

Et après ?

Lorsque j’aurai fait ce ménage de fond, je m’attaquerai ensuite au référencement pour voir comment ça se passe. Comprenez qu’il ne s’agit pas de vivre le quart d’heure de gloire, mais de faire propre et de comprendre un peu comment fonctionne la machinerie de Google. Car en y réfléchissant bien, travailler le référencement Google, c’est travailler le passé. En effet, le défi de demain n’est pas d’être trouvé par Google, mais simplement d’exister. Avec une intelligence artificielle qui va prendre de plus en plus la place des moteurs de recherche, par quel biais un utilisateur pourra trouver mon site ?

Il s’agit ici d’une question fondamentale que devrait se poser tous les créateurs de contenus, et je pense avoir une partie de la réponse. Il faudra payer les IA. Si Prenons par exemple une thématique que je connais bien, à savoir l’enseignement. Les pages jaunes ne sont plus utilisées, elles ont été remplacées par Google pour lequel on paye pour apparaître en premier. Demain, quand on fera une recherche dans ChatGPT pour trouver les lycées agricoles de l’Hérault, comment sera établie la liste ? Il y a fort à parier qu’il faudra donner la pièce pour figurer en premier et avoir un back link. Les technologies ont beau changer, les pratiques restent les mêmes.

Mais dans le cas d’un site comme le mien, un inclassable, comment apparaîtra-t-on ? On n’apparaîtra pas. On voit donc certainement se profiler un coup de plus dans l’hébergement personnel et le site personnel qui arrive à sa fin. En effet, avec des prix qui ne cessent d’augmenter, j’aime bien l’article de Clubic qui dit que finalement malgré la hausse de prix o2switch n’a pas à rougir, une IA dans laquelle le site lambda n’apparaîtra pas, le référencement Google, c’est tellement 2010.

Pour les particuliers, je ne vois malheureusement pas d’autre possibilité que d’affirmer une présence plus importante sur les réseaux sociaux de façon à exister. C’est à mon avis le seul endroit où les contenus auront encore de la place. Car si on en revient à l’utilisation de l’IA par exemple. Aujourd’hui, j’ai encore du trafic sur des cours sur la trigonométrie, puisque des élèves recherchent un cours de trigo troisième. Avec l’IA on ne recherche pas quelqu’un qui a fait un cours, on demande à l’IA de générer le cours. Et c’est ici qu’on comprend que notre utilité est tout de même largement remise en question.

Cela me conforte ainsi dans la posture du choix de mes contenus. Si proposer un contenu qui peut être réalisé par une intelligence artificielle n’a plus de sens, alors il ne reste plus qu’à partager nos ressentis, notre humanité.

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