Shadow of the Erdtree

Après deux ans d’attente, Shadow of the Erdtree vient de sortir. Il s’agit tout simplement du DLC pour Elden Ring, le meilleur jeu de tous les temps ou presque.

Shadow of the Erdtree, accéder au DLC

On a vu beaucoup de choses sur la toile quant à la difficulté du DLC et notamment dans le fait que seulement 40% des joueurs pouvaient y avoir accès. Il est en effet nécessaire d’avoir battu Radahn et Mohg. Radah est le troisième boss majeur qu’on sera amené à combattre. En effet, la zone du plateau Altus étant fermée au départ, on aura tendance à combattre ce boss qui est « jouable ». Le combat contre Radahn c’est un peu l’arène si bien qu’on peut invoquer de nombreux personnages pour le tuer. À ce propos, alors que le combat semble pensé pour le cheval, je vous invite à le faire à pied pour plus de précisions.

Le choix de Mohg quant à lui est plus étonnant. Le palais Mohgwyn est une zone qui n’est pas accessible de façon simple et totalement optionnelle. Pour ma part j’ai fait la quête de Varré qui n’est pas non plus la plus courte et qui vous demandera de voir du pays.

Il est à noter que Mohg le boss est complexe, mais la communauté Elden Ring est solidaire. On trouve en effet de nombreux joueurs présents pour se faire invoquer. J’étais tenté par le DLC, je me suis donc fait aider. On comprendra plus loin que c’est effectivement sympa de la part des joueurs de venir tuer Mohg pour les autres, car il y a beaucoup à gagner dans Erdtree.

Préparer son personnage.

Avec l’âge, le build qui me convient le mieux c’est le build force. A l’approche de la cinquantaine, vous allez assez rapidement comprendre l’idée. Les armes colossales stoppent souvent les adversaires et font baisser fortement la barre de vie. Ainsi, on a moins besoin de réflexe que s’il fallait jouer dextérité avec saignement où il faut multiplier les coups. En ce qui concerne la magie, je trouve qu’elle est complexe à mettre en œuvre avec la gestion des fioles de vie et de mana. On rajoutera à cela qu’avec la larme imitatrice qui permet de faire un clone de soi-même, on double les chances de « stun » l’adversaire.

À un certain niveau de jeu, il faut franchir le cap des 100.000 runes pour faire monter son personnage. Parfois on se retrouve à mi-chemin et il n’est pas forcément judicieux de se lancer dans l’aventure et tout perdre. Je conseille deux spots de farm, qui sont justement dans les lieux où sont les boss à abattre. Les Catacombes des défunts valeureux est le premier spot de farm. En effet, on a des soldats qui régénèrent plus ou moins à l’infini et qui rapportent environ 1000 runes. Plus tard, dans le palais Mohgwyn, il y a une corniche avec des monstres aquatiques assis et qui ne réagissent pas qui permettent de gagner 2000 runes.

J’ai fait donc monter ma force, mon endurance et ma vie. Le build force a ceci d’intéressant, c’est qu’il ne demande que peu de caractéristiques. Il est aussi important de ne pas se focaliser sur une arme, mais sur plusieurs. En effet, même si je joue en armes lourdes, certaines ont des attributs de feu, de foudre ou de magie. Ainsi selon l’adversaire qu’on va rencontrer, ce dernier peut avoir une fragilité. Si la méthode de jeu restera la même, taper fort, l’effet change.

Shadow of the Erdtree, un système qui change

Il y a « problème de fond dans le jeu » et c’est celui-ci.

Comme vous pouvez le voir sur l’écran de droite, vos caractéristiques sont en jaune. En fait, il est nécessaire de trouver des artefacts qui vont faire monter deux niveaux de bénédictions correspondant à vos caractéristiques et celles de vos invocations. En gros, vous pouvez afficher un niveau 200, mais si vous êtes à niveau 1 de bénédiction, vous allez vous faire pulvériser. Il faut donc selon la zone avoir le niveau de bénédiction qui va bien. J’expliquais que la communauté était plutôt sympa de se positionner devant Mohg, car on gagne énormément de runes dans Shadow of the Erdtree, mais elles ne servent à rien ou presque.

Il est possible de basculer du jeu principal au DLC à partir de la carte. Ainsi, ces runes qui ne « servent à rien », vous permettent toutefois d’être très fort dans le jeu principal. Je viens de finir une grotte, je viens d’en sortir avec 150 000 runes de plus. Les deux seules caractéristiques qui comptent sont l’endurance et la vie. L’endurance pour frapper beaucoup, la vie pour encaisser beaucoup.

C’est bien, mais frustrant, mais bien 🙂

Avec ce système de jeu, farmer ne sert à rien. Je viens d’entrer dans un château pour me faire massacrer par un chevalier. Je vois que mes coups ne servent à rien et qu’il faudra que je trouve les bénédictions avant de revenir. C’est ici que se fait la frustration, à savoir que je suis coincé dans un endroit et qu’on m’impose d’aller dans un autre pour pouvoir revenir.

Je n’ai fait que quelques heures de jeu, mais contrairement à ce que j’ai pu lire, le jeu n’est pas si grand et pas si difficile. Il est par contre moins généreux sur les sites de grâce. Je viens de faire une grotte du début à la fin sans possibilité de sauver ou de revenir en arrière. Le donjon n’était pas difficile pour un joueur expérimenté. On retrouve ici la qualité des jeux From Software. Si j’avais perdu, c’est parce que j’aurais mal joué. Où l’on voit que c’est juste, c’est d’avoir une statue de Marika devant le boss et d’avoir les runes devant l’entrée après la mort.

Les niveaux sont assez déroutants avec la carte centrale que je trouve vide et qui fait penser à Shadow of the Colossus. D’ailleurs avec le géant de feu qui se promène au milieu, difficile de ne pas y penser. La végétation très touffue cache les monstres. Cette fameuse verticalité où on descend beaucoup. L’exploration fait la part belle au DLC, on prend le temps de trouver les passages et forcément les objets.

Pour l’instant et malgré la frustration, l’expérience est positive. Elle l’est d’autant plus de continuer à jouer à l’histoire principale en parallèle.

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