Record of Lodoss War

Si vous prononcez l’expression, les chroniques de la guerre de Lodoss devant un geek qui a franchi la quarantaine, vous réveillez en lui nécessairement la nostalgie d’une jeunesse perdue. Retour sur une série culte de toute une génération et sur le jeu vidéo.

Bienvenue dans les années 90

Nous sommes en 1994 et le club Dorothée bat son plein. Nous jouissons en France de séries comme Ranma, Dragon Ball ou Saint Seiya. Akira est sorti dans les salles de cinéma, le manga, s’il est présenté comme une sous culture, trouve de façon évidente son public. Comme Orelsan l’a écrit dans une de ses chansons, nous étions des geeks avant que le mot existe. Des maisons d’éditions commencent à publier du manga papier et de l’autre on découvre ce que sont les OAV pour Original Animation Video. Si le film représente le top de la qualité, la série la plus basse, l’OAV se situe entre le deux. Il apporte une qualité appréciable.

Les chroniques de la guerre de Lodoss fait mouche chez les geeks, car il utilise tous les codes de l’héroic fantasy. Elfes, nains, magiciens, prêtres, guerriers et bien évidemment des dragons. L’histoire est pour le moins classique, les gentils qui s’opposent aux méchants. Le royaume de Marno essaie de conquérir le reste du monde, nos héros comme on peut s’en douter triompheront. Une histoire classique mais qui a bien fonctionné, les dessins sont très beaux, les personnages attachants. Les animations en outre étaient déjà datées, on pense notamment aux dragons où c’est le simple déplacement du celluloïd sur le dragon. Malgré les années la série n’a pas perdu de son charme.

Record of Lodoss War : Deedlit in Wonder Labyrinth

Une grande surprise donc de voir en 2022 débarquer un jeu sur cette « licence ». Les chroniques de la guerre de Lodoss ont connu une suite en 1998 en épisodes télé, deux jeux sont sortis. Pour ainsi dire, rien de neuf depuis quasiment vingt ans.

Dans le jeu, on incarne Deedlit, l’elfe. Cette dernière se réveille dans un labyrinthe peuplé de monstres et a tendance à errer à la poursuite de Parn, son fiancé. La mécanique du jeu est classique dans l’ensemble. Deedlit a la possibilité d’utiliser une épée, un arc ou de la magie. Les objets se trouvent, s’achètent, se vendent. Elles sont plus ou moins puissantes. De la même manière, un niveau d’expérience permet à Deedlit de monter de niveau. Cela reste sommaire, mais ces éléments de jeu de rôle sont notables.

L’originalité de la mécanique de jeu dans ce qui reste un Metroidvania, c’est le fait d’utiliser un élément de feu ou d’air. En effet, selon l’élément choisi, Deedlit va avoir des pouvoirs différents, mais aussi une protection différente. Un exemple ci-dessous. Si Deedlit active l’élément de l’air, elle peut traverser la colonne bleue, si elle active l’élément de feu, elle peut traverser la colonne orange.

Un jeu pour les nostalgiques

La dualité est utilisée notamment pour les boss et on peut le comprendre assez facilement. Vous allez combattre deux esprits, un du feu, un de l’air. Pour tuer l’air, il faut attaquer avec le feu et réciproquement, il faut en même temps attaquer en air pour tuer l’esprit du feu. La maniabilité n’est pas toujours au rendez-vous. Ainsi, lorsque le jeu se transforme en feu d’artifice avec de l’orange et du bleu de l’autre, réussir tient plus à la chance qu’au talent.

Je n’ai donc pas poussé jusqu’au bout, mais force est de reconnaître que le jeu est agréable. Retrouver les personnages de sa jeunesse dans un jeu vidéo, c’est jouer sur la corde la nostalgie du joueur. Et cela fonctionne.

Je vous laisse avec le générique d’ouverture de l’animé, les vrais n’ont jamais zappé ce générique. La bande originale de l’OAV est magnifique.

2 Comments

  1. J’avais les VHS officielles achetée à Paris…
    J’avais le jeu original non piraté sur Dreamcast.
    Je vois passer des cosplays de temps en temps sur le Net…
    Bonne série en tout cas mais je trouve que ça a mal vieilli.
    Même pas dispo légalement à part en location AppleTV… :/

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