WordPress pour construire un site internet

WordPress est un CMS, Content Management System ou Système de Gestion de contenu. C’est l’outil qui est utilisé pour réaliser restez-curieux. Quelques explications sur la construction d’un site internet.

Avant, l’internet

Les sites web que vous consultez sont réalisés avec différentes technologies. PHP, HTML, MySQL, JS, CSS, etc. Il s’agit d’autant de langages de programmation avec lesquelles sont construites les pages que vous consultez. Il y a plusieurs décennies lorsqu’on voulait faire un site internet, il fallait le faire intégralement à la main avec des outils complexes.

La pratique a désormais disparu, on verra plus loin, mais il faut comprendre que vous pouvez encore procéder à la main. On a pu voir par exemple qu’il existait des éditeurs assez efficaces pour le faire. Certains enseignants dans les SNT font encore réaliser des pages à la main aux élèves. Cela permet ainsi de montrer comment fonctionne l’envers du décor.

Le problème forcément, c’est qu’à l’époque, pour s’exprimer il fallait savoir coder. Il était évident de trouver des méthodes pour démocratiser la publication sur internet. En effet, ce n’est pas parce qu’on ne sait pas coder qu’on n’a pas des choses à dire. De plus, la complexité de l’outil fait qu’il fallait se concentrer parfois plus sur le contenant que le contenu.

Aujourd’hui l’internet

Pas évident de trouver historiquement la date du premier CMS, on peut dire que c’est environ au début des années 2000. Il faut savoir qu’à l’époque, plus que le besoin de sites, les premiers CMS étaient des forums. Concrètement, un CMS c’est un site livré en kit dans lequel tout est automatisé. Vous n’avez pas besoin de mettre les mains dans le code pour pouvoir l’utiliser. Il n’y a donc sur le principe, aucun besoin de compétences techniques. Pourquoi les forums en premier ? À l’époque, l’internet n’était pas démocratisé comme il l’est aujourd’hui, il était réservé à une minorité. La première utilisation, c’était de pouvoir échanger, notamment des publications. Les forums étaient les premiers espaces d’échange technique. Je peux vous parler d’une époque que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, où je participais aux premiers forums sur l’encodage vidéo. Mais ça, c’est une autre histoire 🙂

Il y a désormais des CMS pour tout, avec des fonctionnalités qui peuvent varier selon ce qu’on veut faire. Dans les traits communs on retiendra :

  • Une installation facile et automatique.
  • Un éditeur  WYSIWYG qui correspond à un traitement de texte
  • Des extensions
  • Des thèmes.

Évidemment si vous utilisez un CMS pour faire un forum ou pour faire un site internet vous n’aurez pas les mêmes fonctionnalités. Il existe des CMS pour tout faire, des blogs ou des forums mais aussi des boutiques en ligne !

WordPress certainement le bon cheval

De la même manière que j’ai noté les problèmes avec la création à la main, je ne peux pas éluder les problèmes ici. En utilisant un CMS, vous dépendez totalement du créateur du logiciel. Si demain le projet s’arrête, devient payant, vous vous retrouvez avec plusieurs années de site internet sur les bras. En informatique, on parle d’interopérabilité lorsqu’un fichier peut être lu par un autre logiciel que celui prévu. C’est le cas par exemple d’un fichier doc. Si demain Word s’arrête, vous pouvez toujours lire votre fichier avec LibreOffice. Pour l’ensemble de vos contenus, il n’est pas dit que quelqu’un fasse l’effort de faire une passerelle pour passer vers un autre CMS. Certains développeurs le font pour faire venir du monde, mais c’est loin d’être la majorité.

En faisant le choix de prendre un CMS, vous devenez tributaire du bon vouloir de ses développeurs. Ainsi, le choix d’un CMS ne doit pas se faire à la légère et c’est une logique, on aura tendance à choisir le plus gros. Ce n’est pas très bon pour la variété de l’écosystème, mais c’est le choix le plus logique. Forte communauté, longévité, plus de choix dans les extensions dans les thèmes. WordPress est le plus gros, il peut tout faire ou presque : blog, forum, site de vente etc.

WordPress date de 2003, il s’agit d’un logiciel totalement libre et gratuit. En outre toute une communauté de vendeurs s’est fédérée autour. Vous pouvez acheter des thèmes ou encore des extensions pour pouvoir en faire plus. Pour restez-curieux nous n’utilisons que des outils gratuits.

Des extensions pour WordPress

Vous êtes sur restez curieux, vous avez donc une facette de WordPress. Une utilisation sous forme de site de publication. Il est tout à fait possible d’en faire un site de vente avec l’extension WooCommerce. Vous en avez un exemple en fonctionnement avec la boutique Bonne Terre, notre magasin école au lycée. Ma collègue n’a pas de compétence particulière en informatique et s’en sort sans aucun problème.

Sur le site, voici quelques extensions que j’utilise :

  • redirection. Il s’agit d’un plugin indispensable pour moi surtout quand on sait le grand ménage que j’ai fait. En effet, je renvoie d’anciens articles qui n’existent plus vers des nouveaux. Sans lui, j’aurais beaucoup de difficultés à faire un site propre.
  • Yoast Seo dont j’avais expliqué l’utilité dans le billet sur les règles d’écriture.
  • Revive Old Posts qui me permet d’envoyer sur Twitter automatiquement de vieux articles.

Les autres dépendent de mon thème et n’ont que peu d’intérêt. J’essaie de limiter le nombre d’extensions pour trois raisons. C’est du code que vous rajoutez, vous alourdissez le site. C’est effectivement du code que vous rajoutez, vous risquez d’augmenter la faillibilité de WordPress. Pas une semaine sans que des millions de sites WordPress se retrouvent corrompus suite à une faille de sécurité. Et de la même manière qu’on devient dépendant à un CMS, on peut devenir dépendant à ses extensions. En effet, tout comme un CMS peut s’arrêter, devenir, payant, ses extensions peuvent en faire de même.

Vivre à l’ombre de WordPress ?

Comme on peut s’en douter, même si WordPress est un monstre qui domine l’univers des CMS, ce n’est pas le seul. Comme je l’ai écrit plus haut, va se poser la problématique de la solidité du projet. Historiquement le français Dotclear il y a 15 ans était le concurrent direct de WordPress. Le projet existe encore, voit arriver quelques mises à jour, mais ne tient plus la concurrence.

WordPress pose toutefois un problème de fond, il en donne trop. Nous assistons depuis quelque temps à une forme de retour aux sources, une décroissance. Elle s’accompagne aussi par le choix des programmes. Ainsi on voit le retour en force des sites statiques, « codés à la main », mais sous une forme plus moderne. À l’aide de générateurs, on obtient aujourd’hui des pages modernes. On travaille directement sur son PC puis on envoie en ligne. L’avantage, c’est que c’est sécurisé et léger. À contrario, l’interaction est rendue très difficile et c’est beaucoup plus complexe que les CMS.

Si vous voulez juste un site pour écrire, je vous recommande Bludit. Il s’agit d’un site facile à mettre en place, beaucoup moins puissant que WordPress mais qui fait le travail.

Un hébergeur comme o2switch propose pour ses clients le cpanel. Il s’agit d’un panneau de contrôle qui permet d’installer en deux clics différents CMS. Le choix d’un CMS est complexe, car c’est un engagement. Ce qui est certain, c’est que WordPress est une valeur sûre.