Iris and the giant un joli deck builder sur le harcèlement

Le deck-builder c’est tout simplement des jeux de carte façon Pokemon ou plutôt Magic The Gathering en version informatisée. Les combats sont réalisés au tour par tour, chaque carte correspondant à une attaque, une défense ou un sort de magie. Si je ne me trompe pas on a un véritable retour en force du style depuis la sortie du jeu slay the spire alors que le style était tombé en désuétude. Il faut dire que nous avons ici tous les arguments pour faire des jeux indépendants à pas cher, pas trop d’animation, pas d’effets 3D etc … C’est donc l’explosion du genre et on voit arriver ce type de jeux à la pelle avec du bon et du moins bon, teinté de façon systématique d’éléments de rogue-lite. Je rappelle que le rogue-like, c’est le jeu où c’est tu perds, tu recommences tout depuis le début, le rogue-lite c’est le jeu où tu perds, tu recommences depuis le début et tu gagnes des avantages de ta partie précédente ce qui est moins écœurant pour le joueur et permet de progresser.

Iris and the giant démarre sur une cinématique où une jeune fille va sauter du grand plongeoir, elle entend les moqueries de ses camarades, on comprend qu’elles sont récurrentes. Elle saute et se retrouve dans un monde imaginaire où l’attend un géant, elle va affronter ses peurs. La prise en main est immédiate, des épées, des arcs, des pouvoirs magiques pour un jeu à la direction artistique très joli, malgré son aspect simpliste. Simpliste, ce n’est que le dessin, je suis arrivé aux environs du dernier niveau, et je tire mon chapeau au Youtubeur qui a réussi à finir le jeu. Les monstres de fin ont des armures où il faut cinq attaques pour réussir à les détruire, ils attaquent à distance et fort, c’est très compliqué et décourageant. À certains endroits, vous allez trouver des souvenirs qui permettent de montrer les problèmes de communication que l’héroïne rencontre avec ses parents et qui en expliquent davantage sur l’histoire. Ces souvenirs par la suite sont transformés en bonus pour vous faciliter la tâche.

Excellent jeu, bien mené, le véritable bémol c’est le pic de difficulté à la fin, à réserver aux acharnés.