Nier Automata

Au moment où j’écris ces lignes, les sites de jeux vidéos font pas mal de « hype » autour de Nier qui est en fait le portage du jeu d’origine sorti sur Xbox 360 et PS3 sur les consoles actuelles. Nier Automata n’est pas du tout la suite de Nier auquel j’ai joué sur la PS3, il se situe dans le même univers mais plusieurs milliers d’années plus tard. On retrouvera donc quelques clins d’œil comme la tête de Emile qui débloque un passage ou les jumelles Popola et Devola qui vous donnent un détecteur. De Nier premier du nom, je retiens principalement une émotion vraiment présente et une bande originale extraordinaire au point d’en avoir fait des concerts et un orchestre.

Nier Automata est un J-RPG d’action vu à la troisième personne où vous incarnez une Androide dans une terre dévastée par les robots créés par des extraterrestres pour tuer la race humaine. La prise en main est immédiate, on notera que vous vous retrouvez rapidement dans l’action sans passer par d’interminables cinématiques. Les effets spéciaux comme le character design sont particulièrement réussis même si on regrettera une tare qui je trouve colle de plus en plus aux jeux japonais, c’est d’être « daté ». Comprenez qu’on déambule dans des univers vides, des textures souvent pauvres, on a la sensation d’avoir des niveaux générés de façon totalement aléatoire. À part des combats techniquement beaucoup plus souples que dans Nier premier du nom, les différences alors que les deux jeux ont plus de dix ans d’écart ne sont pas si nombreuses. Néanmoins les combats, l’aventure, l’histoire, la mise en scène arrivent à faire complètement oublier ce problème ce qui est tout de même important d’être noté. Dernièrement j’ai joué à Code Vein qui n’a pas les qualités de narration de Nier, j’ai arrêté relativement rapidement le jeu.

Vous incarnez donc une Androide qui descend régulièrement sur terre pour essayer d’éliminer les robots qui ont chassé les humains. Les humains se sont expatriés dans l’espace et envoient des machines combattre d’autres machines. Vous allez découvrir que les comportements des robots ont changé, certains sont devenus pacifiques. Au fur et à mesure de votre « enquête » vous allez combattre de très nombreux boss, des monstres et deux boss bien particulier Adam et Ève, je n’en dirais pas plus pour ne pas spoiler. Les combats de boss, les cinématiques, l’émotion qui est dégagée, autant d’éléments qui vous tiendront en haleine jusqu’à la fin du jeu, assez rapidement d’ailleurs. J’ai été étonné d’atteindre le boss de fin si rapidement et de voir le générique de fin, une frustration assez rare chez moi où j’ai tendance à trouver les jeux trop longs. Le jeu a toutefois un fort pouvoir de rejouabilité théorique puisqu’à la fin du jeu vous pouvez revivre l’aventure du point de vue d’un autre personnage, à priori 26 fins sont disponibles ! J’ai été tenté de recommencer et j’ai été surpris de me laisser prendre au jeu, A9 l’Androide qui accompagne l’héroïne durant l’aventure a des capacités de piratage ce qui offre des séquences de jeu inédites. Néanmoins et c’est ici que je pose un gros bémol, comme je l’ai écrit plus haut le jeu est à l’ancienne, si bien qu’il ne sauvegarde pas automatiquement. J’ai fait 20 minutes de « nouvelle partie » et j’ai perdu. Je me suis arrêté là, car j’estime que c’est trop.

Nier Automata est vraiment un excellent jeu avec une véritable magie, une ambiance, je pense notamment à deux parties marquantes, le parc façon Disney et les robots adorateurs de Dieu. On regrette toutefois que les studios japonais n’arrivent pas à s’affranchir des vieilles mécaniques datées en 2021 pour se mettre au goût du jour tout en conservant l’émotion et la qualité de narration des jeux que je trouve souvent supérieures aux productions américaines.