Paléo, jeu de société coopératif à l’époque de la préhistoire

Le jeu de société a beaucoup évolué avec les années, avec des tendances fortes : la maturité, l’expérience, et la coopération. Je pense que les jeux comme unlock, les escape games, mais aussi le jeu vidéo ont été très inspirants pour les créateurs de jeux de plateau. Paléo prend de nombreux éléments des différentes tendances que l’on peut voir actuellement pour un résultat amusant et réussi.

De un à quatre joueurs avec l’idée d’être tout de même à plusieurs, vous incarnez une tribu d’homme des cavernes qui allaient devoir accomplir plusieurs missions, orientées comme on peut l’imaginer autour de la survie. Survivre à des agresseurs, aux loups, aux mammouths, à la maladie, descendre une rivière. Basé sur un système jour nuit correspondant aux cartes, lorsque vous n’avez plus de cartes, vous passez à la nuit et vous faites les comptes, vous devez vous être acquitté de la fabrication de certains objets pour ne pas prendre un crâne. Si vous totalisez cinq crânes vous êtes morts. Si en outre vous réussissez une carte correspondant à la mission, vous remportez un morceau de peinture de mammouths, cinq morceaux et vous avez gagné la partie.

Le système de jeu est basé sur les ressources, vous avez différentes catégories d’hommes préhistoriques et selon la carte que vous piochez, vous en avez assez ou non pour pouvoir la réaliser et gagner d’autres ressources : de la nourriture car il faut nourrir ce petit monde, des pierres et du bois pour fabriquer des objets. Toutes les cartes ne sont pas positives, il vous arrive parfois de tomber dans des pièges, de perdre des vies et ainsi de suite.

Il faut reconnaître que le jeu est très bien fait, il y a une véritable harmonie dans les cartes où chaque mission est vraiment cohérente dans les combinaisons proposées. Les très nombreux « pièges » rappellent que l’époque des cavernes était difficile et que la survie était très compliquée. Très joli jeu, pas toujours facile, le seul regret c’est peut-être sa rejouabilité, car quand on connaît les cartes de mission, on sait quelle stratégie adopter et c’est ici qu’on retrouve le côté escape game.