Le maître d’armes

L’histoire se déroule dans les années 1530 avec un duel pour la place de maître d’armes, un duel où celui qui l’emporte devient ou reste l’instructeur de François I. C’est plus qu’une place qui se joue puisque Hans Stalhoffer est de la vieille école, il pratique l’épée quand son adversaire va utiliser la rapière. Ils se blessent mortellement tous les deux, un match nul, sauf que le roi fait le choix de la rapière pour armer la France et délaisse l’épée. Hans s’isole dans le Jura sans donner la revanche à son adversaire. On le retrouve quelques années plus tard, l’ombre de lui-même, il vit en récupérant des dettes au profit du clergé local, lorsque son vieil ami le chirurgien du roi lui demande son aide pour traverser jusqu’en Suisse afin de traduire la bible en « vulgaire » c’est-à-dire en français.

La bande dessinée est un one shot qui insiste sur une période de transition, la fin du moyen-âge, le début de la renaissance. Très efficace, dans l’action et dans la réflexion, la fin d’un monde au profit d’un nouveau, le choix d’avoir mis au même niveau les armes et l’accès au savoir est assez pertinent. Il est à noter que les auteurs remercient au début de l’album un spécialiste des AMHE, les Les Arts Martiaux Historiques Européens ce qui me permet de faire un lien vers la vidéo qu’avait réalisée Benjamin sur le thème. Le maître d’armes est une excellente bande dessinée que je vous recommande.