Immortals Fenyx Rising et la mythologie grecque, alors ce jeu ?

Pour bien comprendre Immortals Fenyx Rising, il faut se rappeler de ceci. Il s’agit d’un jeu Ubisoft, des experts des mondes ouverts que ce soit sur les licences Far Cry ou Assassin’s Creed. On est donc face à une entreprise qui maîtrise parfaitement les mécaniques et qui a voulu lancer une nouvelle licence, plutôt inédite d’ailleurs pour concurrencer le dernier Zelda. Nous ne sommes donc pas sur des mécaniques originales, elles sont en tout cas efficaces et parfaitement gérées.

Immortals Feny Rising est un jeu sympathique mais qui cumule de très nombreux défauts :

  • Alors que les licences Far Cry et Assassin’s Creed sont sérieuses, s’adressent sur le principe à un public plus adulte, l’idée de faire un jeu dans la même veine pour un public plus large semblait une bonne idée. Finalement c’est raté de ce côté-là, pas d’intrigue, des dialogues peu crédibles et un humour particulièrement potache et graveleux qui va rater la cible voulue, un public plus jeune. C’est un véritable problème de fond, on subit l’histoire.
  • Immortals Fenyx Rising a tous les problèmes des mondes ouverts. Un site a fait une petite étude statistique pour vérifier le pourcentage de complétion des jeux à monde ouvert, c’est-à-dire le pourcentage de gens qui ont fini le jeu. Il apparaît que le pourcentage maximum est de 50% pour le Spiderman de la PS4. Cela signifie que pour ce type de jeu, au mieux, un joueur sur deux finit le jeu qu’il a commencé. Dans le cas de Immortals Fenyx Rising c’est assez net, le pourcentage de réussite s’effondre après avoir délivré Aphrodite, je pense que moins de 25% des joueurs ont terminé le jeu. Il m’a fallu une trentaine d’heures pour en voir la fin et si au départ j’ai pris le temps de faire la carte à fond, la durée de vie trop importante, la répétitivité sont autant d’éléments qui m’ont poussé à abréger. Pire, je suis tombé sur le mode histoire, car les combats sont peu intéressants et les monstres de véritable sacs à PV. On va donc perdre du temps dans un jeu très / trop long, et en plus avec des combats qui sont difficiles mais qui n’apportent rien.
  • Immortals Fenyx Rising a créé un problème en s’inspirant de Zelda que Zelda pourtant ne rencontrait pas. Dans Zelda on a de nombreuses énigmes qui sont à résoudre pour pouvoir réaliser les différents temples, ici c’est la même chose, ce ne sont plus des temples mais des failles vers les enfers à combler. Dans Zelda il n’y avait jamais une seule façon d’arriver à finir le temple, il était tout à fait possible dans certains cas de trouver un moyen détourné pour arriver directement à la fin. Ici il est impératif de jouer selon la façon qu’on attend et parfois ça tient à déposer une caisse au millimètre ou avoir le parfait timing d’exécution. Un jeu de ce type qui est déjà long, qui est dynamique voit son action totalement cassée par ces casse-têtes ce qui rajoute encore à la sensation d’allongement du jeu.

Si au départ Immortals Fenyx Rising nous embarquait dans une aventure légère, colorée et plaisante, le jeu finit par devenir particulièrement ennuyeux avec la sensation que cela ne s’arrête jamais. Le jeu aurait gagné à être moins long, à être plus souple dans ses énigmes et à laisser l’humour potache pour les dialogues. Il sera à réserver aux fans du genre, ceux qui ont fini les intégrales d’Assassin’s Creed et de Far Cry.