Manga : death note

Dans le Japon du début des années 2000, un jeune homme brillant, lycée et fils d’un commissaire de police met la main sur le death note ou cahier de la mort. Le death note possède de très nombreuses règles qui seront détaillées tout au long de ce manga assez imposant, on retiendra juste celle-ci. Si on écrit le nom d’une personne dans un death note, il meurt. Si les circonstances ne sont pas précisées, l’individu meurt d’une crise cardiaque. Le death note n’est pas arrivé dans les mains de Light par hasard, il s’agit d’un Dieu de la mort qui s’ennuie, Ryuk, et qui espère trouver du divertissement dans l’utilisation que va en faire le jeune homme. Il va être servi.

Light est un garçon surdoué avec un code moral assez particulier. Plutôt que de rejeter le cahier ou d’en faire une utilisation à des fins très personnelles comme éliminer un rival, il fait le choix de tuer tous les plus grands criminels de la terre. Son père étant policier il lui est facile de trouver le nom et les visages de ces personnes. Il faut en effet pour que la sentence fonctionne connaître l’identité et avoir déjà vu le visage de l’individu. Perçu comme un criminel, il commence à être recherché par l’ensemble des polices du monde car Light qui se fait désormais appeler Kira tue dans sur toute la planète. Il va alors se retrouver face à un jeune de son âge tout aussi brillant, L, reconnu comme étant l’enquêteur numéro 1 et suivi par toutes les polices. Durant ce très long manga, de nombreux événements vont se succéder autour de la confrontation des deux jeunes hommes, un second Kira, un autre cahier dans la nature, un cahier récupéré par les mauvaises personnes et plus encore.

L’auteur du manga précise qu’il n’a pas voulu lancer un débat sur la peine de mort et pourtant il est difficile de ne pas se poser la question, de ne pas réfléchir, sachant que c’est une des réflexions que pose le manga. L’histoire s’étale sur plusieurs années et on voit un changement dans l’opinion publique se produire. Au départ considéré comme un criminel qui fait peur, Light / Kira finit par être reconnu par l’ensemble des nations comme maître absolu. La population constatant une disparition de la criminalité, une paix retrouvée, elle finit par basculer de son côté même s’il tue des gens pour cela. Fort succès en librairie, des adaptations en dessin animé, en films, on peut parler de manga culte au point de déclencher comme souvent des réactions extrêmes. Pour l’adaptation américaine de 2017, l’auteur a reçu des menaces de mort, d’otaku qui ont considéré que le film était trop mauvais et que c’était la faute du réalisateur.

Ont-ils écrit son nom dans un cahier pour voir si ça marche ?