Hors normes

Vincent Cassel s’occupe de jeunes handicapés dont le système ne veut plus. Des autistes profonds qui sont parfois violents et imprévisibles. Les institutions finissent par les mettre sous des cachets tellement forts pour les transformer en légumes. Ils voient là, la seule façon de les gérer. La situation est compliquée, des inspecteurs du ministre de la Santé mènent l’enquête. L’homme n’a pourtant aucune habilitation pour sa structure alors qu’elle est en place depuis des années. Il travaille avec Reda Kateb qui quant à lui gère des éducateurs, des jeunes souvent à la limite de la délinquance, des éducateurs qui ont besoin d’être … éduqués. Tout ce monde qui n’a aucun rapport réussit à travailler ensemble sous la tutelle des deux hommes.

Hors normes est un film qui porte bien son nom, car tout est hors norme. La situation bien évidemment avec ces enfants dont personne ne veut, mais aussi le contexte de cette histoire tirée de faits totalement véridiques. Stéphane Benhamou est juif pratiquant. Daoud Tatou d’origine musulmane sont amis depuis vingt ans et ont inspiré les personnages du film.

Ce qui est certainement le plus extraordinaire dans cette histoire, c’est le message de tolérance. Des hommes et des femmes issus de communautés, de confessions, d’origines sociales différentes qui se mettent au service d’individus rejetés par la société. Un film incontournable, drôle, bienveillant, tout simplement hors normes.

Stéphane Benhamou avait donné une interview sur i24, l’occasion de le voir en vrai.